3 min de temps de lecture 15 avr. 2019
otaries chassant des sardines

Pourquoi les cadres croient que la croissance va continuer à court terme

Plusieurs indicateurs font état d’un niveau de confiance générale assez élevé, ce qui étaye les perspectives favorables.

Les cadres s'attendent à une poursuite de la croissance à court terme. Pourtant, de nombreux économistes prévoient un ralentissement de la croissance mondiale, cependant léger. Le fait que les personnes interrogées aient une vision plus optimiste des perspectives économiques peut s’expliquer par leur propre performance financière et par leurs perspectives potentielles.

Graphique : Quel est votre point de vue sur la croissance aujourd'hui ?

Bien que cela puisse sembler surprenant, il ne faut pas oublier que la croissance du chiffre d’affaires des entreprises a été forte en 2018. Le S&P 500 a progressé de près de 10 %, le Russell 3000 de 9 %, le FTSE 100 de 7 % et les entreprises mondiales de taille intermédiaire ont enregistré des hausses de chiffres d'affaires à deux chiffres.*

What revenue growth rates do you expect your company to achieve in the coming year?

* Source : analyse EY, S&P Capital IQ et FactSet ; FTSE 100 basée sur 54 sociétés non financières qui ont déclaré des chiffres d’affaires pour 2018 ; Russell 3000 sur la base des chiffres d’affaires de 2018 disponibles au 1er avril 2019.

Dans l’enquête Global Capital Confidence Barometer d’EY, les personnes interrogées indiquent qu’en 2019, les profits des entreprises ont encore progressé à la hausse, après une année  2018 déjà très rentable. Les marchés de capitaux au sens large devraient également être positifs, stimulés par le rééquilibrage de la politique des banques centrales américaine, européenne et chinoise. Les cours et les marchés boursiers devraient également connaître une amélioration en 2019. Le rebond du T1 2019 pourrait donner le ton pour le reste de l’année. 

Cependant, comme toujours, les entreprises doivent s’assurer que leur structure de capital et leur stratégie peuvent résister aux corrections du marché.

Simulatnément, un large éventail de risques interconnectés sont toujours présents.

En raison de sa nature interconnectée, l’économie mondiale moderne comporte une combinaison de risques de baisse potentiels qui préoccupent les équipes dirigeantes.

De nombreuses entreprises considèrent le ralentissement de l’activité économique comme le plus grand risque exogène pour leurs stratégies de croissance. Pour les personnes interrogées, la guerre commerciale et les conflits relatifs aux tarifs constituent le principal risque de ralentissement de la croissance, car elles dérèglent les chaînes de valeur qui ont été construites et soigneusement calibrées au fil des ans.

Ces tensions commerciales sont le plus souvent le fruit de désaccords géopolitiques plus larges qui se sont accumulés au cours de la dernière décennie. Elles peuvent finir par entraver le commerce international qui a été le principal moteur de la reprise économique après la dernière crise financière mondiale.

De même, la réduction des liquidités dans les marchés du crédit est fortement influencée par la crainte d’une rupture du système commercial mondialisé.

Les entreprises doivent évaluer dans quelle mesure chacun de ces problèmes interconnectés peut influer sur leur programme de croissance. Elles devront absolument faire preuve d’adaptabilité et de réactivité selon les circonstances.

La hausse des prix des intrants dans un environnement de faible inflation, combinée à une concurrence accrue, crée des défis pour la croissance à court terme.

Si plusieurs défis peuvent entraver les plans de croissance des cadres, ils se répartissent principalement en deux catégories néanmoins : l’augmentation des coûts opérationnels et l’augmentation des pressions concurrentielles.

La compression des marges devient une préoccupation majeure pour les investisseurs, car elle érode le potentiel des profits futurs. L’augmentation des coûts de production est exacerbée par la nécessité d’attirer des talents sur un marché du travail tendu. Compte tenu du contexte persistant de faible inflation, il est difficile de répercuter ces hausses de coûts sur les clients. Par ailleurs, la technologie a abaissé les barrières à l’entrée dans la plupart des secteurs, ce qui a accru les pressions concurrentielles.

En réponse à ces inquiétudes, les entreprises prennent peu à peu l’habitude d’adopter la technologie, d’établir des partenariats entre les écosystèmes et d’acquérir de nouvelles capacités, le tout simultanément.

  • Méthodologie de l’enquête

    Le rapport Global Capital Confidence Barometer mesure la confiance des entreprises dans les perspectives économiques futures et identifie les tendances et pratiques des conseils d’administration dans leur manière de gérer les priorités financières.  - Le cadre EY de planification stratégique du capital. Il s’agit d’une enquête annuelle menée auprès des cadres de grandes entreprises mondiales, réalisée par Thought Leadership Consulting, une entreprise du groupe Euromoney Institutional Investor. Notre panel comprend des clients et des contacts EY mondiaux triés sur le volet et des contributeurs réguliers de Thought Leadership Consulting.

    • En février et mars, nous avons interrogé plus de 2 900 cadres répartis dans 47 pays ; 68 % étaient des PDG, des directeurs financiers ou d’autres cadres dirigeants.
    • Les personnes interrogées représentaient 14 secteurs, dont: les services financiers, la grande consommation et le retail, la technologie, les Life Sciences, l’automobile et les transports, le pétrole et le gaz, l’électricité, le secteur public, les mines et métaux, la fabrication de pointe, l’immobilier, l’hôtellerie et la construction.
    • Les chiffres d’affaires annuels mondiaux des entreprises sondées ont été classés comme suit : moins de 500 millions de dollars US (25 %) ; entre 500 et 999,9 millions de dollars US (24 %) ; entre 1 et 2,9 milliards de dollars US (21 %) ; entre 3 et 4,9 milliards de dollars US (9 %) ; et plus de 5 milliards de dollars US (21 %).
    • Les entreprises ont également été classées selon les typologies suivantes : cotée en bourse (54 %), privée (40 %), familiale (4 %) et publique (2 %).

Ce qu'il faut retenir

L’enquête Global Capital Confidence Barometer (pdf) d’EY mesure la confiance des dirigeants d'entreprises et identifie les tendances et les pratiques des conseils d’administration en matière de gestion des priorités financières.

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