5 min de temps de lecture 15 avr. 2019
banc de carangues

Les PME affichent de grandes ambitions, avec des prévisions de croissance optimistes

Par Guillaume Cornu

Associé, Stratégie et Transactions, Restructuring Leader, France

L’entreprise est une aventure humaine dont la réussite repose sur une équipe aux talents complémentaires, fière d’appartenir à la communauté des entrepreneurs et de la servir au mieux.

5 min de temps de lecture 15 avr. 2019

Malgré l’incertitude qui règne aujourd’hui, la confiance continue de croître, les cadres de PME anticipant une croissance à deux chiffres en 2019. 

Même si nous entrions dans une nouvelle période d’incertitude, vous ne le remarqueriez certainement pas au vu de la confiance accrue que les entrepreneurs accordent à leurs perspectives pour 2019. Problèmes géopolitiques ? Tensions commerciales ? Prévisions de crise économique ? Ces préoccupations ne semblent pas les ralentir. 

Non pas qu'ils les ignorent, ils savent pertinemment qu’une crise économique présenterait un risque majeur pour eux. Toutefois, ils préfèrent rester positifs et se concentrer sur la croissance économique mondiale actuelle, saisir les opportunités de fusions et acquisitions, et utiliser les avancées technologiques pour améliorer leur agilité et obtenir un avantage concurrentiel.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les perspectives de croissance des PME et ETI dans les zones géographiques suivantes, cliquez sur la région concernée :

Les entrepreneurs poursuivent à plein régime leurs plans de croissance à deux chiffres

Selon le baromètre EY Global Capital Confidence Barometer, 58 % des dirigeants de PME et ETI interrogés affirment que leur entreprise prévoit une croissance à deux chiffres en 2019, plus du double de 2018. Leur confiance repose sur une croissance économique positive et des fondamentaux macroéconomiques solides. Plus de 90 % des personnes interrogées s’attendent à ce que la croissance économique mondiale augmente au cours des 12 prochains mois, tandis que plus de 80 % expriment leur optimisme quant à l’amélioration des bénéfices des entreprises, la stabilité des marchés à court terme et la disponibilité des liquidités.

Les marchés sont-ils en train de plafonner ? Avons-nous atteint le sommet alors que des temps difficiles sont encore à venir ? Certes, les économistes et les analystes expriment leur inquiétude, mais les entrepreneurs adoptent pour le moment une approche tournée vers l’avenir.

Il est intéressant de noter que plus les entreprises sont petites, plus leur confiance est grande. Ainsi, 71 % des entreprises en croissance dont le chiffre d’affaires varie entre 100 et 250 millions de dollars prévoient une croissance à deux chiffres, 42 % d’entre elles envisagent un taux de croissance d’au moins 16 % l’année prochaine

Sur le plan géographique, les États-Unis ont le vent en poupe. 80 % des PME et ETI américaines anticipent en effet une croissance à deux chiffres. Ce chiffre contraste avec notre enquête 2018 qui annonçait la région Asie-Pacifique comme moteur de croissance. Néanmoins, selon nos derniers résultats, seuls 39 % des dirigeants en région Asie-Pacifique ont des plans de croissance à deux chiffres. L’Europe quant à elle, se situe au centre, avec 57 % des personnes interrogées qui misent sur une croissance à deux chiffres.

Les entrepreneurs sont lucides quant aux risques qui les attendent

Malgré leur confiance dans les opportunités de croissance en 2019, les dirigeants de PME et ETI reconnaissent qu’il existe des risques. Alors que le nombre de dirigeants préoccupés par un ralentissement de l’activité économique qui aurait une incidence sur leurs plans de croissance a diminué (passant de 42 % en 2018 à 33 % en 2019), ils le considèrent toujours comme un risque majeur. Avec l’annonce d’une nouvelle dégradation des prévisions de croissance selon le FMI, la quatrième en 12 mois, (3,9 % en juillet 2018, 3,7 % en octobre 2018, 3,5 % en janvier 2019 et 3,3 % en avril 2019 pour le dernier), un possible ralentissement économique à venir pourrait bien rester au cœur de leurs préoccupations.

En parallèle, alors que de nombreux dirigeants voyaient le risque géopolitique comme le prix à payer pour faire des affaires, 19 % le considèrent dorénavant comme une menace. De même, 19 % estiment qu’une rupture au niveau de la supply chain, qui pourrait résulter de tensions commerciales mondiales, par exemple l’application de mesures de rétorsion tarifaire entre les États-Unis et la Chine, ou entre les États-Unis et l’Union européenne, constituerait un risque majeur. Selon la Trade Barrier Impact Survey menée par EY en octobre 2018 : « 84 % des cadres américains touchés par des mesures tarifaires sont en train de revoir ou ont déjà modifié leur stratégie d’approvisionnement, leur empreinte industrielle globale ou leur stratégie de stockage/conception de réseau globale. »

Sans surprise, les entrepreneurs s’inquiètent également de la concurrence induite par les technologies. En effet, 31 % des personnes interrogées estiment que les ruptures dues à des concurrents technologiquement avancés ou à de nouveaux acteurs du marché constitueraient un obstacle majeur à la croissance. Alors que les secteurs convergent et que les ruptures causées par des concurrents inattendus continuent de s’intensifier, les préoccupations concernant la concurrence technologique sera certainement toujours d’actualité.

Risque de croissance

33 %

des personnes interrogées estiment qu’un ralentissement de l’activité économique, tant au niveau mondial que local, pourrait avoir une incidence sur leurs plans de croissance.

Les dirigeants investissent dans la technologie pour améliorer leur agilité et leur résilience

La quasi-totalité des PME et ETI (97 %) indique vouloir investir massivement dans les technologies au cours de l’année suivante afin de se protéger de la concurrence et d’améliorer leur agilité et leur résilience aux risques susceptibles d’affecter leurs plans de croissance. Les dépenses d’investissement semblent être partagées entre l’acquisition et le développement interne, même si en ce termes d’intelligence artificielle (IA), le développement interne est désormais l’option la plus répandue.

Il y a deux ans, lorsque nous avons interrogé les participants de l’enquête sur l’utilisation prévue de l’IA, 74 % ont répondu qu’ils ne l’adopteraient jamais. Un an plus tard, 73 % des personnes interrogées comptaient la déployer dans les deux ans. Dans notre dernière enquête, plus de 70 % déclarent également planifier le développement et le déploiement de l’IA en interne.

Cette tendance de développer l’IA en interne peut être en partie due à la nécessité de proposer des solutions sur mesure qui s’intègrent aux systèmes existants. Cependant, les PME et ETI considèrent également l’IA interne comme un moyen de gagner un avantage concurrentiel.

Même si ce développement technologique poursuit uniformément plusieurs objectifs, tels que la création de nouveaux produits et services, l’amélioration de l’efficacité interne, l’amélioration de l’expérience client et le renforcement de l’accès et de l’analyse des données, la réduction des risques (notamment de cybersécurité) arrive largement en tête des priorités. En 2018, seulement 7 % des cadres de PME déclaraient vouloir investir dans une technologie permettant de réduire les risques. Cette année, le pourcentage a plus que doublé. En effet, 19 % d’entre eux cherchent désormais à investir dans des technologies pouvant les aider à gérer et à atténuer les risques de cybersécurité.

Les dirigeants de PME et ETI se tournent vers les fusions et acquisitions pour faire face aux ruptures et stimuler leur croissance.

Pour beaucoup de cadres de PME, les fusions et acquisitions apparaissent comme un moyen d’acquérir des capacités, de faire face aux ruptures et d’exploiter les opportunités de croissance rapide. 47 % des cadres de PME s’attendent à ce que leur entreprise procède à des fusions et acquisitions au cours des 12 prochains mois, tandis que 90 % tablent sur une amélioration du marché des fusions et acquisitions au cours de la même période.

Fusions et acquisitions

47 %

des personnes interrogées pensent poursuivre activement les fusions et acquisitions au cours des 12 prochains mois.

Concernant les entrepreneurs qui envisagent d’investir, la tendance géographique a de nouveau basculé d’Est en Ouest. Les dirigeants ont d’ailleurs désigné les États-Unis comme leur première destination, suivis du Royaume-Uni, en dépit des incertitudes persistantes autour du Brexit. Peut-être pour se prémunir contre un possible hard Brexit, même si cela semble peu probable, les PME et ETI considèrent également l’Allemagne et la France comme des destinations de choix. Cependant, malgré les indicateurs économiques récents mitigés, la Chine figure toujours (en 4e position) parmi les cinq destinations les plus attractives pour les investissements de fusions et acquisitions.

En ce qui concerne les secteurs, les entreprises technologiques (54 %) semblent s’intéresser en premier lieu aux négociations, puis aux télécommunications (49 %) et à l’industrie (49 %).

Les PME et ETI continueront de renforcer leur résilience tout en cherchant activement une croissance rapide.

Selon nos prévisions, les entrepreneurs mettront tout en œuvre pour concrétiser leurs ambitieux plans de croissance, et devraient notamment saisir les opportunités de croissance rapide via des fusions et acquisitions, renforcer leur discipline financière, gérer leurs supply chains et déployer l’IA.

En trouvant le juste équilibre entre croissance et investissement, les PME et ETI pourraient atteindre leurs taux de croissance agressifs, améliorer leur agilité et renforcer leur résilience, tout en faisant face aux incertitudes. 

Phoques dans la mer de Cortés
(Chapter breaker)
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Chapitre 1

De plus en plus d’entreprises de la région Asie-Pacifique sont en quête de croissance

Les PME de la région Asie-Pacifique stimulent leur croissance en investissant en dehors des frontières nationales.

Les PME de la région Asie-Pacifique continuent de poursuivre leurs ambitions de croissance, mais vont chercher encore plus loin que par le passé pour les atteindre. 

  • Asia-Pacific executives remain confident in their growth prospects

    In this year’s survey, 39% of Asia-Pacific executives indicate that they are expecting double-digit growth, an almost equal percentage to last year. While this sentiment is lower than global expectations, economic fundamentals suggest that Asia-Pacific executives remain confident, with 87% expecting global and domestic prospects to improve over the next 12 months. This is a significant improvement from the 61% who felt the same way a year ago. Further, 72% express optimism that corporate earnings, short-term market stability and credit availability will improve domestically in the year ahead. This belief may, in part, reflect growing optimism in the resolution of the China-US trade negotiations.

    If we drill down a little, we find that Asia-Pacific middle-market companies between US$100 and US$250m are the most buoyant in their projections, with 62% planning for growth above 10% and 42% aiming for 16% growth and above.

  • Geographic expansion appears to be a key focus for M&A

    Asia-Pacific executives indicate that stratégie et transactions are an important part of their growth strategy, with 42% expecting to pursue M&A in the next 12 months.

    Intention to transact

    42%

    expect to pursue M&A in the next 12 months.

    For 67% of these, cross-border dealmaking appears to be a primary consideration, which is well above the global middle-market average of 55%. This appears to align with Asia-Pacific executives’ top strategic priorities of geographic expansion into both domestic and overseas markets.

    This said, when it comes to M&A, they appear to mostly want to stick to targets in their region, with China, Australia, Japan and India appearing in the top five investment destinations.

  • Optimism for growth is tempered by the challenges that lie ahead

    Although Asia-Pacific middle-market executives are optimistic in terms of growth, survey results suggest that certain challenges ahead are top-of-mind. Thirty-two percent say a slowdown in economic activity would be a key risk to their growth plans. Meanwhile, 44% say geopolitical uncertainty and supply chain disruption could curtail expansion plans; and 34% see threats amid disruption from technologically-advanced competitors and new market entrants.

    With elections in several Asia-Pacific countries this year, middle-market executives in the region may be anticipating the risks and taking proactive measures to build resilience and prepare for the range of circumstances that may unfold.

  • Executives turn to technology for agility and resilience

    Almost all executives in the region surveyed indicated that they would be making significant investments in technology as a means to build agility and resilience.

    Technology investment

    99%

    plan to invest in technology in the next year.

    One in four intend to use technology, AI and automation to improve the effectiveness of their talent strategies. In fact, Asia-Pacific companies, more than any other region, intend to deploy AI for better and faster talent recruitment and onboarding. More than three-quarters (77%) say they will be developing these AI capabilities in-house. Asia-Pacific executives may be hoping that technology can help them to identify and hire talent, which they ranked as the second most significant challenge to their growth plans behind disruption from more technologically advanced competitors.

    For almost one in five (19%), risk reduction is top-of-mind, a significant jump from 2018, when only 4% of executives in key Asia-Pacific economies registered it as an important consideration.

  • A look ahead suggests a dual path toward growth and resilience

    As we look ahead, positive sentiment around macroeconomic fundamentals globally and domestically, and 39% of respondents expecting double digit growth, both point to continued confidence among Asia-Pacific middle-market executives.

    However, as some executives from this region can be more cautious by nature, we expect them to continue building resilience to prepare for the challenges that may lie ahead. Technology will play a key role in driving talent strategies, improving operational efficiency and managing risk, while stratégie et transactions will help them future-proof their portfolios.

Par Loletta Chow, EY Asia-Pacific Growth Markets Leader

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Phoques au-dessus d’un banc de poissons-appâts en Californie
(Chapter breaker)
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Chapitre 2

Les cadres de PME européennes tablent sur une amélioration des perspectives de croissance

Les PME européennes sont très confiantes. 92 % des cadres s’attendent en effet à une amélioration des perspectives de croissance à l’échelle mondiale et nationale.

Les PME européennes sont optimistes quant à leurs performances financières et leur capacité à réaliser une croissance à deux chiffres. Plus que dans toute autre région, les cadres de PME européennes envisagent d'avoir recours à des fusions et acquisitions pour atteindre leurs objectifs. Cependant, même s’ils poursuivent leurs plans de croissance, ils prévoient de renforcer la résilience au sein de leurs organisations en faisant un meilleur usage des technologies et en comblant les déficits de talents.

  • Plans for double-digit growth prevail despite economic headwinds

    The results of our latest Capital Confidence Barometer reveal that European middle-market executives are positive about their growth prospects. In fact, the percentage of those expecting 11% growth or higher in 2019 (57%) has more than doubled since 2018.

    Confidence in near-term growth

    57%

    expect growth of 11% or higher in 2019.

    As we drill down further we find that smaller companies with revenues between US$100m and US$250m show even more confidence, with 67% reporting revenue growth targets of 11% or more.

    This positive sentiment is further reflected in key market fundamentals, as 87% of European middle-market executives express confidence in corporate earnings, short-term market stability, credit availability and stock market outlook at both global and domestic levels.

    While European middle-market executives are confident in their growth prospects, they continue to keep their eye on the danger of slowing economic activity in the latter part of 2019. Brexit uncertainty continues to keep the UK economy on tenterhooks. Germany is forecasting weaker growth in 2019, and Italy’s economic situation remains delicate. With this in mind, one-third of executives report a slowdown in economic growth at the greatest external threat to growth.

  • European executives have greater M&A appetite than other regions

    With their sights set on 11% growth and above, 53% of European middle-market executives are relying on M&A to help them get there. This represents a significantly higher appetite for M&A than US (38%) and Asia-Pacific (42%) middle-market executives.

    More than half of European middle-market executives say they plan to stick close to home in their pursuit of M&A targets, with the UK, Germany and France representing three of the top five investment destinations. The US and Russia round out the list.

  • Talent shortages pose greatest risk to future growth

    Although an economic slowdown is of concern, a looming talent crisis appears to be a bigger challenge for European middle-market executives than among their global peers. In fact, our results support another EY survey, Building a Better Working Europe, where European companies admitted their struggle to recruit and retain talent with digital skills.

    In response to their talent shortages, nearly half (43%) of European middle-market executives in our survey report that they plan to hire more contractors, freelancers, and part-time staff. Globally, 31% expect to do the same. Conversely, only 4% of European middle-market executives plan on hiring more full-time staff.

    Hiring plans

    43%

    plan to hire more contractors, freelancers and part-time staff.

    Noteworthy is the relative ambivalence European middle-market executives have toward technology, automation and artificial intelligence (AI) in their talent strategy. Only 20% plan on using technology to improve their talent strategy, versus 25% globally. This may reflect a lack of digital skills in the European market. However, Europeans also seem have different priorities when it comes to technology investment, with 20% focusing on risk reduction, including cyber threats.

  • Technology investment is on almost everyone’s agenda

    Like their Asia-Pacific counterparts, 99% of European middle-market executives report that they plan to make significant investments in technology in 2019. While priorities are evenly split across reducing risks, improving the customer experience, improving internal efficiencies, creating new services or products and improving financial data access and analysis, the priority that stands out is risk reduction, including cyber risks. With 20% reporting a sizeable investment in this area in 2019, this represents a nearly threefold increase from 2018.

    Meanwhile, although fewer European middle-market executives plan on using technology for their talent strategies than other regions, almost one in five say they plan on using automation and AI to improve talent recruitment and onboarding.

  • European executives must build resilience through 2019

    As European executives strive to achieve their growth ambitions, they will also have to find ways to build resilience within their own organizations by addressing their talent gaps.

    Although European middle-market executives appear more inclined to take advantage of the gig economy to solve talent shortages in the short term, as talent and technology agendas start to converge, they may want to consider more actively deploying technology, automation and AI beyond talent recruitment and onboarding.

    A robust talent strategy that leverages technology throughout all aspects of talent management could increase agility and resilience at a time when European middle-market companies need it most.

Par Guillaume Cornu, EY EMEIA Growth Markets Leader

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Phoques chassant des sardines à Los Islotes
(Chapter breaker)
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Chapitre 3

Les PME américaines en tête des ambitions de croissance

Les PME américaines restent optimistes concernant la croissance, mais s’efforcent de renforcer leur résilience en vue des difficultés à venir.

Le vent de la croissance a tourné, passant de l'Est à l'Ouest. Les États-Unis sont en effet devenus le principal levier de croissance mondiale des PME en 2019.

  • 4 of 5 US middle-market executives expect double-digit growth

    In our latest survey, 80% of US middle-market executives say they are expecting double-digit growth in 2019 — six times higher than the 12% who reported double-digit growth projections in 2018 and 22% higher than all of this year’s global middle-market respondents. Despite rumblings from economists and analysts of a looming downturn, US companies see little evidence of a slowdown within their respective markets. As a result, US middle-market companies seem more comfortable than their global peers to push full steam ahead.

    Growth prospects

    80%

    expect double-digit growth

    US companies at the lower end of the middle-market spectrum (US$100m to US$250m) are particularly bullish, with 94% expecting double-digit growth, and more than half aiming for 16% growth or higher. While these numbers may seem too good to be true, they are supported by key fundamentals, with 98% expressing increased confidence in global and domestic prospects, and 88% expecting corporate earnings, short-term market stability and credit availability to improve. Anecdotally, we are hearing the same confidence in the conversations we are having with our clients.

  • Bullish US executives are keeping an eye on the red flags

    There’s been a wealth of speculation in the news media lately that the US is heading for a slowdown. So, while US middle-market companies are overwhelmingly confident about their growth projections, they are more acutely aware of the challenges that lie ahead than they may have been before. Concerns around the impact of slowing economic activity is up slightly from 29% in 2018 to 31% this year.

    Where we’ve seen a real difference, however, is in the areas of geopolitical and trade risks. In our recent survey, 14% identified regulation and trade or tariff uncertainty to be a key strategic growth risk, up from just 5% a year ago, while 17% are focusing primarily on geopolitical uncertainty. Heightened awareness of these risks likely stems from issues such as US-China trade tensions, the yet-to-be-ratified United States-Mexico-Canada trade agreement and the associated tariffs that have resulted, as well as the ongoing Brexit situation.

    Technology-driven competition, either from technologically advanced competitors or from new market entrants, is also a worry for 29%. Given our clients’ laser focus on disruptive innovation, we’re surprised this number isn’t even higher.

  • Agility and resilience depend on both organic and inorganic growth

    While US middle-market executives are confident, they are still building agility and resilience through strategic organic and inorganic investments in technology. Operationally, 93% of US middle-market companies intend to invest heavily in technology, most notably tech that will create new products or services, improve the customer experience or advance internal efficiencies.

    Technology

    93%

    intend to invest heavily in technology

    Given that US companies tend to drive innovation through customer-centricity, it makes sense that 44% identify creating new products and services and improving the customer experience as their top areas of investment. Specifically, one in four executives is keen to deploy artificial intelligence (AI) to improve the customer experience. Interestingly, of those looking to use AI for this purpose, 93% say they’ll be building the capability in-house, largely to gain a competitive advantage.

    For 38% of US middle-market companies, mergers and acquisitions (M&A) will form a key part of their growth strategy, primarily as a means to help them boost their new product and service development efforts, as well as expand into adjacent sectors. In terms of where they expect to spend their M&A investment dollars, they’re looking local first and foremost, as well as considering investments in the UK, Germany, China and Canada.

  • Expect the confidence to continue throughout the rest of 2019

    As we look ahead to the rest of 2019, we expect US middle-market companies will continue to lead the way in their assertive pursuit of double-digit growth.

    At the same time, they are mindful of the potential challenges on the horizon. As such, we expect US middle-market executives will continue to build resilience by investing in and using more technology, AI and automation for talent management, product and service offerings, and risk reduction.

Par Lee Henderson, EY Americas Growth Markets Leader

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Ce qu'il faut retenir

Le baromètre EY Global Capital Confidence Barometer mesure la confiance des entreprises dans les perspectives économiques et identifie les tendances et pratiques des conseils d’administration dans leur manière de gérer les priorités financières. 

A propos de cet article

Par Guillaume Cornu

Associé, Stratégie et Transactions, Restructuring Leader, France

L’entreprise est une aventure humaine dont la réussite repose sur une équipe aux talents complémentaires, fière d’appartenir à la communauté des entrepreneurs et de la servir au mieux.