3 min de temps de lecture 14 oct. 2019
Point de vue d’un pilote en wingsuit survolant des falaises

Le marché mondial des fusions et acquisitions toujours attrayant en 2020

Les tendances de 2019 se poursuivent et continuent de stimuler les opérations, ce qui devrait maintenir la diversité des fusions et des acquisitions pour 2020.

Malgré la crainte de tensions géopolitiques ou d’un ralentissement, les entreprises se tournent massivement vers les fusions et acquisitions afin de surmonter les obstacles actuels ainsi que les éventuels inhibiteurs de croissance. En effet, les opérations représentent souvent le moyen le plus rapide pour intégrer la notion de choix dont les entreprises ont besoin afin de relever de manière proactive des défis en constante évolution.

Des intentions de fusions et d’acquisitions toujours supérieures à la moyenne à long terme

À l’image de l’expansion économique mondiale actuelle, le cycle ascendant des fusions et des acquisitions est, à la surprise générale, bien plus long qu’un cycle habituel. Cette longévité s’explique principalement par la vitesse à laquelle les entreprises doivent transformer leurs portefeuilles. Dans de nombreux cas, les fusions et acquisitions sont indispensables. Dans le même temps, les entreprises ont recours à des cessions afin de récolter le capital nécessaire à de nouvelles acquisitions. À cela s’ajoutent une disponibilité de trésorerie sans précédent dans le secteur des capitaux privés ainsi que le maintien d’une dynamique soutenue.

Selon le Global Capital Confidence Barometer (PDF) d’EY, 52 % des personnes interrogées envisagent de procéder activement à des fusions et des acquisitions au cours des 12 prochains mois.

Mettre en place un processus de gestion de projet et une vision claire des objectifs attendus sont deux facteurs clefs pour une fusion/acquisition réussie.

Les pipelines et conclusions d’accords suivent une tendance similaire à celle de l’ensemble du marché des opérations et de l’économie mondiale.

Les pipelines des entreprises augmentent. Cette hausse provient essentiellement de la diversité des opérations évaluées, alors que les entreprises revoient leurs modèles commerciaux afin de répondre à l’évolution du paysage technologique et concurrentiel.

Sans surprise, les personnes interrogées prévoient une légère baisse des conclusions d’accords au cours des 12 prochains mois, en raison de la diversité croissante des opérations et des difficultés d’évaluation.

Des fusions et des acquisitions axées sur les talents et la technologie pour soulager les autres activités

Les marchés du travail sont tendus, en particulier pour les talents numériques avertis, et la pression autour des modèles commerciaux existants des start-ups s’intensifie. Les entreprises considèrent les fusions et acquisitions comme le moyen le plus rapide pour acquérir des compétences transitoires qui stimuleront et accéléreront leurs propres programmes de croissance ainsi que leur stratégie numérique.

Les acquisitions de compétences et de consolidation parmi les opérations les plus prisées

Les acquisitions de consolidation, qui permettent de compléter les activités existantes et d’offrir un éventail de produits et de services élargi pour les clients actuels et potentiels, figurent également dans le collimateur des entreprises.

Bien que plus rares, les acquisitions transformatrices ne doivent cependant pas être écartées. L’année 2018 a été marquée par un nombre de méga-opérations (plus de 10 milliards de dollars) rarement atteint. De nombreuses opérations visant à faire vaciller les leaders de plusieurs marchés ont également été conclues, entraînant une multiplication des enjeux en matière de concurrence et de réglementation. Les entreprises poursuivront malgré tout sur cette voie dans le but de s’adjuger la place de numéro un.

Types de fusions et d’acquisitions (enquête sur les fusions et acquisitions). Principaux leviers stratégiques pour les fusions et acquisitions (enquête sur les fusions et acquisitions).

Des opérations diversifiées et constamment à la une

Bon nombre des tendances claires de 2019 se répèteront et stimuleront le marché des opérations durant les 12 prochains mois. Davantage d’offres hostiles et concurrentielles devraient voir le jour. Toujours plus prédominants, les fonds de capitaux privés continueront de nourrir une tension concurrentielle accrue.

Les prévisions d’une hausse des stratégie et transactions transfrontalières et intersectorielles indiquent clairement que les entreprises poursuivront la transformation de leurs portefeuilles afin d’intégrer la notion de choix et la résilience dans leurs opérations.

La poursuite des méga-opérations (plus de 10 milliards de dollars) à un rythme aussi élevé constitue néanmoins un point de divergence majeur. Si ce type d’opération a marqué l’année 2019, les cadres sont équitablement partagés quant à la répétition de cette tendance pour 2020. Les méga-opérations sont connues pour être difficilement prévisibles. Il sera donc intéressant de surveiller leur évolution.

Fusions et acquisitions transfrontalières : l’Europe occidentale toujours attractive

De plus faibles évaluations, ainsi que l’abondance d’actifs de qualité font de l’Europe un marché propice aux acquisitions. Si le Vieux Continent reste la principale cible des opérations transfrontalières à court terme, le renforcement des flux entre l’Europe et l’Asie, par opposition à l’axe habituel Europe-Amérique du Nord, constitue un phénomène inédit sur le marché mondial des fusions et acquisitions.

Les incertitudes qui planent sur l’accès aux marchés et les systèmes réglementaires poussent les entreprises vers des opportunités à plus long terme. Les entreprises asiatiques sont en quête de propriété intellectuelle européenne. De leur côté, les entreprises européennes souhaitent profiter d’une croissance et d’une démographie plus favorables en Asie.

Ce qu'il faut retenir

L’enquête Global Capital Confidence Barometer (pdf) d’EY mesure la confiance des entreprises vis-à-vis des perspectives économiques et identifie les tendances et pratiques des conseils d’administration dans leur manière de gérer les priorités financières.

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