Communiqué de presse

13 janv. 2020

Baromètre de l’attractivité industrielle de la France : La France confirme sa position de n°1 européen

Contact presse

Amélie Fournier

Responsable service relations médias

Amélie est responsable du service de relations médias pour la France. Elle est notamment en charge des expertises Consulting, EY Société d’Avocats et d’autres secteurs

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A la veille du Sommet « Choose France 2020 » qui se déroulera à Versailles dans quelques jours, EY dévoile les résultats de la seconde édition de son baromètre dédié à l’attractivité industrielle de la France pour les investisseurs étrangers.

L’enquête a été menée en 2019 auprès de 210 dirigeants impliqués dans des décisions d’investissement international. Elle analyse également les implantations et les extensions réalisées par des investisseurs étrangers entre 2009 et 2018.

La France reste étonnamment attractive et conserve la 1ère place européenne pour les sites de production d’entreprises à capitaux étrangers.

EY - La France confirme sa position de n°1 européen

  • En 2018, la France a vu se réaliser 339 projets de création et d’extension d’unités de production.
  • La perspective du Brexit fait chuter le Royaume-Uni de ce podium européen (-35%, 140 projets).
  • 70% des dirigeants d’entreprises étrangères sont confiants quant aux perspectives de l’industrie en France.
  • Néanmoins, les industriels restent « prudents » dans leurs investissements, avec une majorité d’extensions et des projets qui ne créent qu’une trentaine d’emplois en moyenne.

EY - La France confirme sa position de n°1 européen

Cette performance s’explique également par la diversité et la réalité industrielle des territoires.

  • En 2018, les investissements industriels étrangers se localisaient essentiellement en région (seuls 3 % des nouveaux projets d’investissements industriels ont pris la direction de l’Ile-de-France).
  • La région des Hauts-de-France, le Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes ont particulièrement tiré leur épingle du jeu, captant à elles trois 45 % des décisions d’investissements.
  • Les raisons : l’effet gravitationnel des leaders industriels français, puissants et exportateurs dans l’aéronautique, la construction navale ou l’agro-alimentaire, mais aussi des bassins d’emplois et de compétences sophistiqués, équipés et mieux soutenus par l’effort public.

EY - La France confirme sa position de n°1 européen

Les investisseurs alertent néanmoins sur un environnement international complexe et une compétitivité encore fragile.

  • Les règles du jeu mondiales et européennes ont changé, entre ralentissement, protectionnisme et souveraineté, et la demande industrielle mondiale marque le coup : décélération de 3.8% à 3.7% de la croissance industrielle après une longue phase d’expansion.
  • Les dirigeants interrogés sont vigilants sur les améliorations nécessaires à la compétitivité française : l’éduction et la formation (37%), le soutien aux PME (36%), la diminution des coûts de main d’œuvre (32%), le soutien aux industries de haute technologie et à l’innovation (32%), ainsi que la diminution de la pression fiscale (26%).
  • Enfin, les clients et les experts d’EY ont identifié cinq pivots pour renforcer l’attractivité à moyen terme : une fiscalité adaptée aux nouvelles formes de l’industrie, la formation des talents de demain, une place singulière pour la France et l’Europe dans les chaînes de valeur mondiales, l’investissement technologique intensif et l’anticipation des enjeux climatiques et énergétiques.

« Soumise à des tensions géopolitiques croissantes et à des incertitudes technologiques, l’industrie française est en transformation accélérée. Si des signaux forts et faibles positifs apparaissent, l’heure des choix sonne pour les acteurs publics et les industriels français. Les entreprises parviendront à adapter et maintenir en France de la production, de l’innovation et de l’emploi si la France leur offre un cadre de croissance, des règles stables et une promesse technologique de niveau mondial », déclarent Marc Lhermitte et Pierrick Vaudour, Associés EY et auteurs de l’étude.

  • Pour consulter l’étude, cliquez ici.