Communiqué de presse

14 avr. 2020

Analyse financière des principaux constructeurs automobiles 2019

Contact presse

Amélie Fournier

Responsable service relations médias

Amélie est responsable du service de relations médias pour la France. Elle est notamment en charge des expertises Consulting, EY Société d’Avocats et d’autres secteurs

EY publie son analyse financière des principaux constructeurs automobiles dans le monde pour l’année 2019. Les résultats financiers des 17 principaux constructeurs mondiaux ont été étudiés pour cette nouvelle édition. Ces résultats 2019 sont à lire en perspective du contexte mondial actuel sur lequel un éclairage est proposé en fin de document.

  • En 2019, le chiffre d’affaires des 17 constructeurs étudiés a augmenté de 0,8%, pour atteindre 1 720 milliards d’euros. Il s’agit du chiffre d’affaires le plus élevé jamais enregistré. Les constructeurs français ont quant à eux enregistré une baisse de 0,9% sur cette période par rapport à 2018. La plus forte croissance du chiffre d’affaires revient à Tesla (15%), seul groupe automobile connaissant une croissance à deux chiffres, mais avec des volumes faibles par rapport aux autres acteurs. Hyundai et BMW enregistrent une augmentation respective de 9 et 8%.
  • Sur cette même année, le résultat d’exploitation (EBIT) des constructeurs automobiles étudiés a largement reculé par rapport à l’année précédente ; la baisse se chiffre à plus de 13% soit environ 13,1 milliards d’euros. Les constructeurs japonais ont enregistré les plus fortes baisses de l’année (89% de baisse pour Nissan et 74% pour Mitsubishi). De manière générale, les constructeurs automobiles de toutes nationalités ont constaté une baisse importante de leur EBIT, et notamment les constructeurs américains, japonais et allemands dont le repli grimpe à 16%. Un marché qui commençait à chanceler fin 2019 et de lourds investissements en R&D ont fait leur œuvre.
  • Quant aux questions de trésorerie, l’étude met en exergue la tendance haussière des liquidités des constructeurs (+5,9% sur l’année 2019, soit 12,6 milliards d’euros). Les producteurs automobiles ont donc appris de la crise de 2008 et ont mis en œuvre des pratiques de trésorerie plus proactives pour pallier les éventuelles nouvelles crises comme celle qui les touche actuellement. Toyota et Volkswagen restent leader en termes de trésorerie, rassemblant respectivement 30 827 et 25 923 millions d’euros. Il est néanmoins important de noter l’augmentation importante en trésorerie de KIA (+86%) mais aussi Tesla (+70%).
  • Les volumes de ventes automobiles ont, en grande majorité, diminué. En effet, sur les 17 constructeurs évoqués dans l’étude, 11 d’entre eux ont vu leurs volumes de ventes se réduire par rapport à l’année précédente. Toyota, Volkswagen et General Motors constituent le trio de tête en matière de ventes : le géant japonais conserve sa première place de justesse avec 10,7 millions de véhicules vendus en 2019, suivi de très près par Volkswagen qui aura immatriculé 30.000 véhicules de moins, tous deux suivis par General Motors, enregistrant 7,7 millions de véhicules vendus malgré un recul significatif de ses ventes (-8%).

« L’année 2019 est venue faire évènement dans le secteur automobile. En effet, malgré un recul des volumes de ventes impactant la grande majorité des constructeurs, le chiffre d’affaires de 1 720 milliards d’euros pour l’année 2019 reste le résultat le plus élevé jamais enregistré pour les 17 principaux constructeurs automobiles mondiaux. En chiffre d’affaires, PSA et Renault sont 11ème et 12ème. Cependant, au moment d’aborder la crise actuelle, l’industrie automobile commençait à montrer des signes de fragilité malgré une trésorerie importante pour faire face aux événements graves, trésorerie qui se consomme vite en ce moment et toujours de lourds investissements pour la recherche et le développement d’offres durables, assistées et connectées. » analyse Jean-François Belorgey, associé EY.

COVID-19

Le COVID-19 fait payer un lourd tribut au secteur automobile avec des marchés en chute libre en mars 2020 concernant les immatriculations par rapport au même mois de l’année précédente (la France enregistre une baisse de 72%, l’Allemagne de 37,7%, l’Italie de 86%, l’Espagne de 69,3% et enfin le Royaume-Uni connait une chute de 44,4%).

Cette crise pourrait rebattre les cartes. Les mesures de confinement peuvent pousser les consommateurs à envisager autrement leur rapport à l’automobile, qu’il s’agisse de propriété ou de mobilité. Cela pourrait engendrer une accélération de la transformation à l’œuvre dans le secteur, à tous les niveaux de la chaine de valeur, mais en particulier pour les constructeurs et les distributeurs.