Communiqué de presse

20 oct. 2020

Profil financier du CAC 40 2020

Pour la 14ème année consécutive, EY publie les résultats du Profil financier du CAC 40, qui dresse un panorama détaillé des sociétés de l’indice phare parisien.

Contact presse
Quentin Hacquard

Chargé de relations médias

Quentin Hacquard est en charge des relations médias pour plusieurs secteurs et métiers d’EY. Passionné de communication, il a à cœur de mettre en avant les expertises du cabinet.

Pour la 14ème année consécutive, EY publie les résultats du Profil financier du CAC 40, qui dresse un panorama détaillé des sociétés de l’indice phare parisien.

Au regard de la pandémie de Covid-19 et de ses impacts sur les performances des sociétés, l’étude fait également le point sur la publication des résultats du premier semestre 2020. EY présente donc dans l’étude à la fois les chiffres de l’exercice 2019 et ceux du premier semestre 2020.

Après une bonne année 2019, l’activité et les marges se sont effondrées au premier semestre 2020

Le chiffre d’affaires cumulé des sociétés du CAC 40 a atteint en 2019 son plus haut niveau depuis la création de ce Profil en 2006, effaçant le record de 2018 (+4 %). Au premier semestre 2020, l’activité a chuté significativement (-19 % par rapport au premier semestre 2019). Cette variation est pour l’essentiel due à la croissance organique : +4 % en 2019 et -16 % au premier semestre 2020.

La contraction de l’activité au premier semestre 2020 a diversement affecté les secteurs, que l’on peut regrouper schématiquement en deux catégories :

  • les plus touchés (baisse du CA de -20 % à -30 %) : Industries et BTP, Energie, matières premières et services aux collectivités, et Luxe et cosmétique ;
  • ceux qui ont résisté (baisse du CA de -5 % ou progression) : Technologie, médias et télécoms, et Biens de consommation et vente au détail.

L’activité internationale a représenté 75 % du chiffre d’affaires des sociétés du CAC 40 en 2019, contre 25 % pour la France, alors que celle-ci représentait 30 % au début des années 2010. « Avec la plus grosse part de leur activité hors de France et près de la moitié hors d’Europe, nos entreprises, grâce à des actifs et des équipes de qualité, rayonnent bien au-delà de nos frontières », commente Nicolas Klapisz, associé EY Stratégie et Transactions et auteur de l’étude.

En 2019 les marges opérationnelles étaient de 7,9 % (contre 8,1 % en 2018) et ont chuté au premier semestre 2020 à 3,2 % (contre 8,1 % au premier semestre 2019). Elles s’éloignent du niveau d’avant la crise de 2008 (marges supérieures à 10 %), qui n’a jamais été retrouvé.

Les valeurs boursières ont reculé mais les actifs incorporels demeurent encore bien valorisés

La valorisation boursière a atteint fin 2019 son plus haut niveau (1 856 milliards d’euros) depuis la création de l’étude en 2006, avant de dévisser en mars 2020 puis de remonter de moitié à la fin du mois de juin 2020 (1 559 milliards d’euros).

Malgré la correction observée au premier semestre 2020, le capital immatériel demeure à un niveau élevé« Le poids important de ces actifs immatériels (79 % de la capitalisation boursière) traduit la force des marques, de la technologie, du portefeuille clients ou des équipes et sont autant d’avantages compétitifs permettant d’assurer une rentabilité satisfaisante à l’avenir », ajoute Nicolas Klapisz.

Le ratio price-to-book ne baisse ainsi que légèrement et retrouve son niveau moyen des dix dernières années (1,6x).

Les dépréciations d’actifs augmentent fortement au premier semestre 2020 mais cette augmentation est également liée à des facteurs tiers à la crise de la Covid-19 (marché du pétrole notamment)

Les investissements se sont contractés mais dans une moindre proportion que la diminution de l’activité et des marges

Au premier semestre 2020, 70 % des sociétés ont réduit les investissements bruts dans l’outil de production par rapport au premier semestre 2019, ce qui marque un inversement de tendance par rapport à 2019, où 26 % seulement les avaient réduits par rapport à 2018.

La crise de la Covid-19 a provoqué un effondrement du rendement des actionnaires

Les résultats nets ont été proches de zéro au premier semestre 2020 (-0,1 Md€), après une année 2019 assez bonne (82 milliards d’euros, en baisse de -8 % par rapport à 2018). Au premier semestre 2020, 15 sociétés sont en perte, contre 4 en 2019.

Les dividendes proposés au versement au titre des résultats 2019 ont été annulés ou revus à la baisse par près de quatre sociétés sur cinq. Le montant proposé à la distribution passe ainsi de 54 milliards d’euros envisagés initialement à 30 milliards d’euros.

« Cette baisse des dividendes traduit la prudence des sociétés devant le caractère potentiellement durable de la pandémie et témoigne de leur volonté de disposer de liquidités pour faire face aux incertitudes futures », interprète Nicolas Klapisz.

Dans ce contexte, le rendement médian du dividende connaît une baisse historique. A 1,3 %, il s’effondre par rapport à sa moyenne depuis le début de notre étude (3,0 %), dont il ne s’était jamais significativement éloigné, même lors de la crise de 2008.

  • Glossaire

    Marge opérationnelle : ratio de profitabilité d’exploitation, calculé suit : résultat opérationnel / chiffre d’affaires. Il est calculé hors banques, assurances et foncières.

    Valorisation boursière, ou capitalisation boursière : valeur de marché des capitaux propres d’une société, calculée comme suit : nombre d’actions composant le capital x cours de l’action à la clôture (au 31 décembre 2019, au 30 juin 2020).

    Capital immatériel : ensemble des compétences techniques et pratiques d’une entreprise qui participent à sa production de richesses et lui permettent d’obtenir une rentabilité supérieure à la rentabilité minimale exigée par ses pourvoyeurs de fonds (actionnaires et prêteurs). Il peut être mesuré comme l’ensemble des actifs incorporels comptabilisés et non comptabilisés au bilan.

    Ratio price-to-book : rapport entre la capitalisation boursière et les capitaux propres part du groupe comptables.

    Résultat net : résultat restant après paiement de toutes les charges dues par l’entreprise (y compris les intérêts de la dette). Il est attribuable aux actionnaires, qui approuvent son affectation entre deux destinations possibles : distribution aux actionnaires (dividende) ou maintien dans l’entreprise pour renforcer ses capitaux propres.