Communiqué de presse

4 juil. 2024

EY et la Fondation Palladio dévoilent la première étude d’impact global sur l’industrie de la ville en France

EY et la Fondation Palladio réalisent depuis près de dix ans le Panorama de l’Immobilier et de la Ville, seule étude à couvrir l’ensemble des métiers de l’immobilier et de la construction, première filière industrielle française.

Contact presse
Nicolas Bouchez

Chargé de relations médias

Nicolas Bouchez est chargé de relations médias chez EY. Passionné par le monde de l’entreprise et les rouages de l’économie réelle, a la volonté de relier le monde des médias et celui de l’entreprise.

EY et la Fondation Palladio réalisent depuis près de dix ans le Panorama de l’Immobilier et de la Ville, seule étude à couvrir l’ensemble des métiers de l’immobilier et de la construction, première filière industrielle française. En 2024, la Fondation Palladio a souhaité créer la toute première étude d’impact global de cette filière, dont le rôle économique, mais aussi l’empreinte sociale, environnementale et sociétale dans notre pays sont largement sous-évalués.

Cette édition s’appuie sur une enquête auprès de 500 dirigeants issus de 37 fédérations professionnelles. Pour la première fois à cette échelle, elle a concerné deux dimensions moins explorées mais critiques pour la filière : le champ social (l’emploi, les territoires, la diversité et l’inclusion) et le champ sociétal (contribution de l’industrie au bien-être, bien créer, bien vivre, bien manger de chaque Français). L’étude sera poursuivie ces prochaines années pour suivre l’évolution de ces champs dans le temps, de manière transparente et prospective.

Pour l’année 2024, les principaux résultats sont les suivants :

IMPACT ÉCONOMIQUE : la grave crise que traverse le secteur va affecter l’économie française et la construction de logements.

  • L’industrie de la ville reste la première filière industrielle en France : son impact direct représente 10,5% du PIB et 2,3 millions d’emplois.
  • La profonde crise actuelle va affecter cette capacité à soutenir la croissance et l’emploi : en 2023, la filière a subi un recul de -1,5% de son activité et 2024 devrait malheureusement prolonger cette tendance. Avant la crise sanitaire, le secteur représentait 20% des créations nettes d’emplois en France, en 2022 c’était encore 10%.
  • La moitié des dirigeants reste optimiste sur les perspectives économiques à 12 mois, mais leur niveau de confiance est au plus bas depuis 2019. Par ailleurs, l’incertitude politique actuelle pourrait avoir un impact sur les mises en chantier, l’investissement et le recrutement.
  • Interrogés sur leur impact à moyen terme, les dirigeants disent que la filière peut accentuer son effort en matière d’innovation. Les dépenses R&D du secteur restent faibles (0,4% du CA de la construction est affecté aux dépenses liées à l’innovation, et 0,1% du CA des activités immobilières… contre 1,6% pour la moyenne de l’économie) même si la PropTech connaît une période de forte croissance, avec des levées de fonds multipliées par 4 en 5 ans.

IMPACT ENVIRONNEMENTAL : avec des progrès historiques, qu’elle va devoir doubler, la filière va devenir l’un des premiers contributeurs à la baisse des émissions de GES.

  • Les émissions directes de GES (scope 1) liées à l’usage des bâtiments résidentiels et tertiaires ont baissé historiquement de 21% entre 2019 et 2023, mais cette dimension critique de l’impact environnemental doit encore diminuer de près de 50% pour atteindre les objectifs 2030 de la SNBC.
  • Dans le secteur de la construction, les émissions directes de GES (scope 1) ont diminué de 7% depuis 2019. Là aussi, les marges de progression restent importantes, grâce, notamment, à la construction hors-site, au réemploi et aux matériaux biosourcés.
  • Si les consommations énergétiques par m² diminuent dans le neuf, le secteur pâtit d’un effet de volume, et les consommations totales stagnent (-1% entre 2019 et 2022).
  • D’après les évaluations du CEREMA et du SGPE, le rythme d’artificialisation des sols sur la dernière décennie a ralenti, grâce aux efforts de sobriété foncière. Il reste néanmoins près de 40% supérieur aux objectifs fixés par le ZAN.

IMPACT SOCIAL : la parité progresse, notamment en matière d’accès aux postes de direction. Mais les écarts de rémunération restent élevés.

  • Dans la construction et dans la promotion, la moitié de l’emploi salarié est situé dans des communes de moins de 10 000 habitants.
  • Les effectifs de la filière sont implantés dans 100% du territoire national et sont largement « non délocalisables », à l’exception d’activités de back office et de chantiers à l’export.
  • Dans l’ingénierie ou la construction, plus de 85% des emplois sont en CDI.
  • Reflétant la gravité de la crise actuelle, la prudence est de mise en matière de recrutement, et le pourcentage de dirigeants envisageant de recruter dans les trois prochaines années est en recul de 7 points depuis 2023 (67% vs 74%).
  • Les activités immobilières sont l’un des secteurs où la part de femmes dirigeantes est la plus élevée (32%) mais les écarts de rémunération sont aussi les plus hauts (-22% par exemple dans les activités immobilières comme la gestion commercialisation).
  • Néanmoins, à l’instar d’autres secteurs d’activité, de gros efforts restent à fournir pour améliorer la parité dans certaines activités : les agences immobilières emploient 62% de femmes alors que la construction n’est qu’à 13% d’emploi féminin.

IMPACT SOCIÉTAL : la crise de la filière touche la capacité à se loger et le pouvoir d’achat des Français.

  • 74% dirigeants se déclarent convaincus du rôle profond de leurs activités au service de la qualité de vie et du bien-être des Français. Trois champs d’action principaux marquent l’impact de leurs activités : d’abord, bien entendu, la disponibilité et le coût du logement ; le soutien de l’emploi par des espaces de travail bien conçus ; et globalement la qualité de vie au sein territoires.
  • Les Français se disent inquiets de la situation du logement dans le pays, qui fait face à une crise d’ampleur, selon l’étude « Les Français et le logement » publiée par Les Échos et l’Institut Montaigne » en septembre 2023 : 75% d’entre eux ont le sentiment que la situation va se dégrader en matière de coût, quand 56% craignent une raréfaction du nombre de logements disponibles.
  • La filière crée et entretient les lieux de travail, dont l’importance pour les Français a augmenté depuis 2019 : d’après le baromètre l’ObSoCo & Actineo (mai 2023), 57% d’entre eux estiment que leur espace de travail est « très important » pour leur santé (+7 points), 54% pour leur bien-être (+6) et 45% pour la qualité des relations avec les personnes qu’ils encadrent (+11).
  • 56% des dirigeants interrogés estiment que la revitalisation des centres-villes des petites et moyennes communes est une priorité pour la filière.