3 min de temps de lecture 24 juin 2021
Profil financier du CAC40

Profil financier du CAC 40 : un indice agile et confiant en l’avenir

Par Nicolas Klapisz

Associé, Stratégie et Transactions, Valuation, Modeling and Economics Leader, Western Europe & Maghreb

Contribue à une plus grande équité grâce à des valeurs justes et argumentées.

3 min de temps de lecture 24 juin 2021

EY publie les résultats de son 15ème Profil financier du CAC 40, qui dresse un panorama détaillé des sociétés de l’indice phare parisien. Quelles sont les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les performances des sociétés françaises en 2020 ? 

En résumé
  • 78 %, c’est le poids de l’international dans le chiffre d’affaires des sociétés du CAC 40.
  • 82 %, c’est le poids du capital immatériel dans la capitalisation boursière des sociétés au 31 décembre 2020.
  • 27 %, c’est le ratio [Dette financière nette / Capitaux propres part du groupe], qui a retrouvé un niveau proche de celui des années antérieures. 

Face à un choc inédit, l’activité a connu une contraction sans précédent en 2020

Les conséquences de la pandémie de Covid-19 ont provoqué une contraction de l’activité inédite depuis la création de ce Profil il y a 15 ans : avec une baisse de -15 %, le choc est plus important que celui de la crise économique de 2008, à -10 %.

Le choc a été plus important au premier semestre (-19 % par rapport au premier semestre 2019) qu’au second (-10 % par rapport au second semestre 2019).

L’agilité des sociétés a limité l’impact sur les marges d’un choc aussi important

Malgré cette forte contraction de l’activité, qui réduit nécessairement la capacité des sociétés à absorber leurs coûts fixes et a un effet démultiplié sur la marge, la baisse du résultat opérationnel est limitée à -34 %. Le niveau de marge opérationnelle cumulée passe ainsi de 8,3 % à 6,5 % du chiffre d’affaires sur un an. Cette baisse contenue est en premier lieu le fruit de plans d’économies de coûts rapidement mis en œuvre par les sociétés, et, dans une moindre mesure, des politiques de soutien publiques engagées dans un certain nombre de pays.

Les résultats nets sont à un point bas, mais la reprise au second semestre est un signal positif qui permet un retour partiel des dividendes

Après un premier semestre 2020 où ils étaient tombés à 0, les résultats nets cumulés progressent au second semestre, avec un niveau proche des résultats semestriels des années précédentes. Sur l’ensemble de l’année 2020, ils s’établissent à 36 Mds€, contre 82 Mds€ en 2019. 

Cette tendance permet à 3 sociétés sur 4 de verser des dividendes au titre de l’année 2020. Par prudence, et dans un contexte caractérisé par l’incertitude, elles avaient été près de 4 sur 5 à ne pas en verser au titre de l’année 2019. Dès lors, le rendement médian du dividende, qui avait chuté à des niveaux sans précédent en 2019 (1,3%), progresse et s’établit à 2,4%, sans retrouver toutefois son niveau historique (3,0 %).

Après une forte chute au premier trimestre, la capitalisation boursière a clôturé l’année 2020 pratiquement à son niveau de fin 2019, traduisant ainsi les anticipations positives des investisseurs et l’effet des politiques monétaires non conventionnelles

La vigueur du choc d’activité au printemps a également affecté les cours de bourse, qui ont alors plongé (indice à 3 750 points). A la fin de l’année, la quasi-totalité de la baisse a été effacée (indice à 5 600 points), l’indice ayant quasiment retrouvé son niveau de 2019 (5 700 points). 

Ce retour à des niveaux de valorisation élevés reflète les anticipations optimistes de résultats de la part des investisseurs, fondées sur des modèles économiques et des fondamentaux des entreprises du CAC 40 jugés solides.

Ce qu'il faut retenir

Les conséquences de la pandémie de Covid-19 ont provoqué une contraction de l’activité inédite depuis la création de ce Profil il y a 15 ans : avec une baisse de -15 %, le choc est plus important que celui de la crise économique de 2008, à -10 %. Cependant, malgré cette forte contraction de l’activité, les entreprises ont fait preuve d’une agilité hors norme et ont su adapter leurs modèles économiques.

A propos de cet article

Par Nicolas Klapisz

Associé, Stratégie et Transactions, Valuation, Modeling and Economics Leader, Western Europe & Maghreb

Contribue à une plus grande équité grâce à des valeurs justes et argumentées.