IT Nation, Octobre 2018

Servir les ambitions économiques nationales avant tout !

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Pour rester à la pointe, le Luxembourg doit continuer à développer un écosystème start-up aligné sur les piliers de son développement économique. A l’instar de la finance, les secteurs logistique, automobile et l’industrie 4.0 doivent aussi attirer plus de start-up.

C’est tout un ensemble de technologies qui arrive aujourd’hui à maturité et converge, transformant ainsi significativement la manière d’appréhender le business. « Les possibilités  offertes dans le domaine de l’automatisation, de la connectivité et de l’intelligence artificielle poussent les acteurs à proposer de nouvelles expériences utilisateurs et à repenser leurs modèles d’affaires et opérationnels, commente Brice Lecoustey, associé à la tête du département Conseil pour le secteur commercial et public, mais également Digital Leader chez EY Luxembourg. Dans ce contexte, il ne s’agit plus de faire du Digital. Aujourd’hui, une entreprise est digitale ou ne l’est pas. Et celles qui ne le sont pas se verront rapidement doublées par des concurrents capables de combiner les technologies disponibles et de les mettre au service de leur développement ».

Être digital, c’est notamment être en capacité d’innover en permanence, d’expérimenter de nouveaux modèles au départ des possibilités offertes par ces technologies. « Les entreprises, quelle que soit leur taille, ont tout intérêt à s’inscrire dans une démarche d’open-innovation. Elles doivent s’entourer de start-up qui vont les alimenter en nouveaux concepts, en idées, en projets, en compétences. Collaborer avec des acteurs innovants constitue un bon moyen pour les entreprises de faire évoluer leur organisation et leurs compétences », poursuit Brice Lecoustey.

De cette manière, les start-up deviennent des accélérateurs de l’innovation en entreprise. Au regard de ces nouvelles pratiques, le Luxembourg a tout intérêt à développer un écosystème start-up en phase avec ses ambitions de développement économique. « A mes yeux, il y a encore des chantiers importants à mener à ce niveau. Le secteur financier et l’ICT profitent aujourd’hui d’un grand nombre d’initiatives permettant d’attirer des acteurs innovants au Luxembourg, à même de soutenir l’innovation. Par contre, il faut continuer à encourager la dynamique entrepreneuriale pour accompagner le développement des secteurs logistique, automobile et industrie 4.0 », constate Brice Lecoustey.

Pour l’associé du cabinet EY, « le temps est compté. L’attrait des start-up et la création d’une dynamique innovante autour de ces clusters, à l’instar de ce que peut faire la Luxembourg House of FinTech (LHoFT) au niveau du secteur financier, constitue une priorité incontournable. « Je ne dis pas que rien ne se fait. Simplement, si l’on veut que l’activité se développe dans ces domaines ici, plus qu’ailleurs en Europe, il faut pouvoir attirer des start-up », précise-t-il. Les acteurs de la logistique ont tout intérêt à se tourner vers des entreprises innovantes pour les aider à mieux exploiter la donnée, gérer les flux et les capacités avec toujours plus de précision et anticiper leurs besoins. Les usines intelligentes, quant à elles, pour émerger, devront combiner les possibilités désormais offertes par la technologie afin de mettre en œuvre des processus de fabrication lean, permettre une maintenance prédictive et offrir des possibilités de personnalisation des produits toujours plus grandes.

Ne négligeons pas également le moteur que représente une start-up pour aider l’industrie automobile à fabriquer mieux, plus vite, mais aussi pour explorer le business en devenir que représente la voiture connectée. « Il est dans l’intérêt de chaque entrepreneur, avec naturellement le soutien de son équipe dirigeante, de tous ses collaborateurs, de veiller à prendre des initiatives avisées au cours des 12 à 18 mois à venir pour attirer les start-up et travailler avec, pour ainsi prétendre à être vraiment à la pointe dans ces secteurs, innover plus vite, développer du business, et tout simplement assurer leur pérennité », conclut Brice Lecoustey.