5 minutes de lecture 3 juin 2021
EOY Leaders

Le pronostic de l’entreprise de maintenance prédictive I-care : de la croissance, encore de la croissance

Par EY Belgique

Organisation de services professionnels et multidisciplinaires

5 minutes de lecture 3 juin 2021

I-care incarne un équilibre entre l’économie, l’humain et l’environnement, et cet équilibre a probablement été décisif dans son accession au titre d’Entreprise de l’Année 2020. Entretien avec Fabrice Brion, fondateur et CEO de cet acteur en pleine croissance.

  • I-care a été élue Entreprise de l’Année 2020.
  • I-care est leader européen en maintenance prédictive.
  • I-care a également pu se développer pendant le COVID.

Depuis sa création en 2004, I-are a évolué pour devenir un spécialiste et acteur mondial en matière de ce qu’on appelle la maintenance prédictive. L s’est développée au sein de son marché de niche pour en devenir le principal acteur européen, et ambitionne également de devenir numéro un mondial. Rencontre avec Fabrice Brion, son CEO.

Comment décririez-vous les activités de votre entreprise ?

« Notre définition est relativement simple : nous sommes des médecins pour machines. Car, en substance, c’est bien cela que nous faisons : nous établissons un diagnostic, utilisons pour ce faire différents paramètres et prédisons quand un problème risque de survenir. Ceci permet à nos clients d’intervenir à temps, car toute défaillance aurait naturellement pour eux des répercussions économiques. Cette maintenance prédictive va même plus loin que la médecine, qui n’est bien souvent que curative. »

Peut-on dire que votre intérêt pour l’ingénierie et l’innovation constitue le fil rouge de vos études et activités professionnelles ?

« Oui, c’est le moins qu’on puisse dire (rit). Savezvous que toute l’idée sur laquelle I-are a été construite est un article que j’ai écrit pendant mes études d’ingénieur il y a plus de 20 ans ? J’ai choisi ce sujet un peu par hasard. À l’époque, on parlait moins de prévention qu’aujourd’hui. Ce thème a été proposé à plusieurs étudiants et m’a immédiatement parlé. Pourquoi au juste ? Parce qu’il sortait de l’ordinaire et se prêtait à la créativité. »

Nos activités internationales nous ont permis de voir comment le COVID évoluait ailleurs, et nous avons donc pu agir avec trois semaines d’avance sur les autorités.
Fabrice Brion
CEO I-care

Vous avez réalisé une croissance remarquable ces dernières années. Cette forte croissance a-t-elle été un choix délibéré de votre part ?

« Nous sommes actifs sur un marché en plein essor, ce qui nous motive, en tant qu’entreprise, à croître pour être aussi forts, voire plus forts que le marché. De ce point de vue, c’est une réussite. Si l’on passe en revue les 17 dernières années – j’ai créé l’entreprise avec un ami, Arnaud Stiévenart, en 2004 –, on note chaque année une croissance moyenne de 35 %. C’est mieux que le marché, dont la croissance annuelle est de 10 à 15 %. L’année dernière, malgré le COVID, nous avons enregistré une croissance de 25 %, moins que la moyenne, donc, mais c’est compréhensible en un sens. L’important est que nous ayons réalisé +40 % au premier semestre de cette année par rapport à l’année dernière, et que nous ayons réalisé cette croissance en tant qu’entreprise résolument belge avec une forte ambition internationale.

Nous employons 500 personnes et avons des bureaux dans 26 pays (Europe, Etats-Unis et Asie), nous avons un site en Flandre et un en Wallonie, notre personnel est composé à peu près à 50/50 et nous utilisons la complexité de cette double communauté comme un atout. Cela signifie notamment que nos collègues flamands se focalisent sur les pays situés au nord, comme les Pays-Bas ou l’Allemagne, tandis que les collègues francophones se chargent des marchés latins. »

Vous venez de le mentionner : quelles ont été pour vous les conséquences du COVID ?

« Notre travail permet justement aux entreprises de fonctionner à distance et avec moins de personnel sur site, ce qui a représenté un grand avantage en cette période tumultueuse. C’est précisément en raison de ces circonstances particulières que les gens ont investi dans notre technologie, ce qui explique finalement nos très bons résultats. Un autre avantage est que notre personnel peut lui aussi travailler à distance. Le télétravail n’a quasiment pas fait obstacle à sa capacité de faire son travail. Et last but not least : être actifs au niveau international nous permet de réagir rapidement et, surtout, au bon moment. Vous savez, j’étais en Italie la veille de l’entrée en vigueur des premières mesures, autour du 20 février. Nous avons pris mesures dès mon retour et décidé de ne plus voyager. Nos collaborateurs ont tous été rapatriés. Nous avons également acheté des masques au moment où personne ne s’en préoccupait. On peut donc dire que notre entreprise a eu trois semaines d’avance sur les autorités belges. »

Quels arguments ont motivé la décision du jury de vous élire Entreprise de l’Année 2020 ?

« J’imagine que c’est avant tout l’équilibre auquel nous aspirons qui lui a parlé. Bien entendu, nous visons clairement un objectif économique, mais nous tenons aspects humains et environnementaux. Nous n’avons que trop conscience des répercussions sociales et écologiques des décisions que nous prenons, et tenir compte de ce fait ne signifie pas qu’on ne puisse pas enregistrer de beaux bénéfices et une belle croissance. »

Nous sommes des médecins pour machines. Grâce à nos solutions, les machines industrielles du monde entier sont plus productives, plus sûres et plus respectueuses de l’environnement.
Fabrice Brion
CEO I-care

Comment avez-vous vécu cette victoire ?

« Je vois avant tout ce prix comme un signe de reconnaissance, surtout pour nos qui ont preuve de compétence et d’efficacité pendant cette année mouvementée. Il nous confère également de la visibilité ; nous avons ainsi des clients qui nous ont découverts et contactés suite à ce prix. »

Quels sont les principaux défis à venir pour votre entreprise ?

ous sommes bien conscients d’être un acteur au sein d’un processus de transformation numérique. Ce processus se fera différemment en fonction du pays – et surtout du continent. En Europe, et dans notre pays , les investisseurs, et je parle des banques et acteurs du private equity, ont d avec la technologie que nous développons et employons. otre entreprise est principalement axée sur le savoirfaire et les algorithmes, ce qui est peut-être un peu trop intangible pour un investisseur classique. La transition n’a clairement pas encore eu lieu, et un vaste mouvement de rattrapage va devoir être initié. »

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Résumé

I-are est un acteur dans le domaine de la maintenance prédictive’entreprise s’est développée pour devenir le numéro 1 européen et figurer dans le top 5 mondial. Aujourd’hui, elle ambitionne aussi de prendre la première place au niveau mondial.

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