6 minutes de lecture 20 sept. 2019
 Easyfairs est devenu

Comment Easyfairs est devenu l’Entreprise de l’Année 2018

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EY Belgique

Organisation de services professionnels et multidisciplinaires

6 minutes de lecture 20 sept. 2019

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Retour sur une success story et sur l’impact positif du trophée de l’Entreprise de l’Année.

Pugnace et visionnaire, la multinationale belge Easyfairs, élue Entreprise de l’Année 2018, caracole en tête des quinze organisateurs de foires qui mènent la danse à travers le monde.

La société, spécialiste des salons et événements B2B, a su tirer son épingle du jeu grâce à une idée originale, boostée par une stratégie audacieuse et une opiniâtreté sans failles.

Mais qu’est-ce qui a propulsé, en quelques années, l’entreprise Easyfairs au sommet de son savoir-faire ? Est-ce cette fièvre d’innovation doublée d’un goût prononcé pour la technologie ? Ou plutôt la concrétisation d’une vision ambitieuse et redoutablement efficace, où tout est fait pour optimiser les services au client ?

Finalement, tout est affaire de dosage : seule une synergie éclairée a su créer l’étincelle. Les fomenteurs de ce court-circuit de génie? Éric Everard, CEO et fondateur de la société et Anne Lafère (COO), aux manettes de l’entreprise depuis plus de vingt ans. Rencontre et retour sur un parcours inspirant.

Persévérance et esprit disruptif

Tout commence il y a trente ans, dans un kot de Louvain-La-Neuve, où Éric Everard imagine son premier salon étudiant. Quelques années plus tard - en 1997- nait Artexis (contraction de ‘The Art of Exhibitions’), qui rafle, en un an, tous les salons d’art et d’antiquité sur le territoire belge : ArtBrussels, Eurantica, Antica Namur…

Mais pas question de se reposer sur ses lauriers. La société voit bien plus loin : il s’agit de devenir leader de tous les salons en Belgique. « Il faut toujours rêver de décrocher la lune, au pire on atterrit dans les étoiles.” Tel est le credo d’Éric Everard, qui, fier d’avoir déjà créé dix entreprises au cours de sa vie, assume sans sourciller son côté « serial entrepreneur ».

D’achat de salons B2B en acquisition de halls d’expositions, Artexis, en pleine expansion, connaît une croissance organique qui monte très rapidement en flèche.

« On a appliqué inconsciemment la méthode du ‘Buy and Build’, qui a permis à notre secteur de se consolider : on a racheté Cocoon, Antwerp Expo et enfin Flanders Expo en 2007. Á ce moment-là, on a pu officiellement dire qu’on était leader du marché belge. »

Et puis, en chemin, arrive une idée – celle qui va être la véritable valeur ajoutée du projet. Éric Everard se souvient : « Une formule totalement disruptive, une idée du fond de la cave, inventée par une de nos acquisitions : le concept du Ryanair des salons.

On dirait plutôt aujourd’hui le Uber des salons ». Le principe est simple : une formule all-in, soit un service de A à Z proposé aux exposants pour leur simplifier la vie, le tout à un tarif défiant toute concurrence, pas plus cher qu’une page de pub dans un magazine. Le concept, alors à son état embryonnaire, est pris très au sérieux : étudiée puis approfondie, la formule est sentie comme révolutionnaire dans le secteur et prend le nom d’Easyfairs.

Très vite, une dizaine de filiales sont créées en Europe. Certains salons traditionnels existants sont remplacés, d’autres, autrefois disparus, renaissent. Le principe de la formule séduit : accessible et ‘cost effective’, il attire des dizaines de PME sur le marché, qui avaient pourtant abandonné les salons.

« On a provoqué un retour massif des entreprises vers le média salon : 220 événements dans 20 pays se sont créés dans une quinzaine d’industries différentes » précise Éric Everard. Á cette innovation s’est enfin greffé le phénomène de ‘géo-clonage de concept’, qui a fait exploser la croissance de l’entreprise : « Une fois qu’on a un concept fort qui répond aux besoins du marché, on le clone grâce à notre réseau de bureaux dans les différentes capitales européennes » explique Anne Lafère.

Changer la vie des visiteurs : l’outil technologique

Easyfairs développe ainsi un concept bien plus sophistiqué que son nom ne le laisse entendre. Du côté « Ryanair » ne reste plus qu’un principe et une appellation catchy. Éric Everard explique : « La mission d’Easyfairs, maintenant, on l’appelle ‘Visit the future’. Il s’agit de servir des communautés, favoriser les contacts entre leurs membres, leur offrir une vision de leur avenir et une expérience réellement transformatrice. »

« On veut que les visiteurs soient transformés par la visite de l’événement. » Un concept qui, soutenu par une technologie de pointe, fait la différence. Selon les deux dirigeants, Easyfairs a, sur ce plan, une longueur d’avance décisive : « L’outil technologique nous permet de renforcer le ‘face to face meeting’. La technologie nous aide ainsi à faciliter l’expérience tant de l’exposant que du visiteur », explique Anne Lafère.

Exemple : la mise au point du smart badge, unique dans les salons Easyfairs, qui permet de provoquer et de simplifier les interactions entre professionnels. Easyfairs a, par ailleurs, bien compris que l’heure était à l’optimisation du temps:

Leur défi technologique à venir ? Le développement de l’intelligence artificielle, capable selon eux de faire faire un pas de géant à l’industrie.

« En analysant les comportements et les besoins en amont grâce à l’intelligence artificielle, on peut organiser l’agenda du visiteur de A à Z, lui faire des recommandations en anticipant ses besoins et faciliter les rencontres entre professionnels qui ont les mêmes problématiques. »

Prix de la meilleure entreprise : un coup de fouet pour la notoriété

« Quand on nous a sollicités il y a plusieurs années pour postuler, on pensait qu’on n’était pas prêt, qu’on n’était pas digne du prix » confie le dirigeant d’Easyfairs. En 2018, armés de leur solide dossier, l’esprit de challenge l’a vite emporté.

Décidemment innovants, Éric Everard et sa collaboratrice de toujours, Anne Lafère, marquent la rupture avec une méthode de présentation hors norme : c’est en duo qu’ils ont affronté le jury de l’Entreprise de l’Année. Une formule originale et équitable qui a fait son effet à l’heure de la parité, servant d’autant plus la qualité de la proposition d’Easyfairs.

La victoire renforce le sentiment d’appartenance de tous les acteurs de l’entreprise. C’est ainsi que le trophée passe depuis plusieurs mois de bureau en bureau. Un voyage de main en main qui fera d’ailleurs prochainement l’objet d’une vidéo portrait de l’entreprise.

La suite, on la devine : le prix de l’Entreprise de l’année 2018 a donné un coup de pouce évident à la société à plusieurs niveaux. D’abord à l’échelle stratégique, comme l’explique Anne Lafère : « Le prix challenge à tous niveaux : il pose de nouveaux défis en terme de communication, de gestion des talents et de gestion des risques. Il permet de voir ce qu’on peut optimiser dans le futur. » Dans leur démarche d’une chasse aux talents, aussi, le prix étant une manière de se faire connaître auprès des jeunes diplômés des grandes universités.

« Recevoir ce prix, c’est faire exploser la notoriété de l’entreprise aux yeux du public et des professionnels. »

Le plus qui peut faire la différence pour gagner le prix selon eux ? La ténacité et la volonté de s’améliorer au quotidien. Enfin, la préparation du pitch de présentation, qui exige un travail de longue haleine, et un entraînement intensif.

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Résumé

La multinationale belge Easyfairs, élue Entreprise de l’Année 2018, caracole en tête des quinze organisateurs de foires qui mènent la danse à travers le monde. Mais comment cette entreprise est-elle passée de l’organisation de salons étudiants à ce trophée prestigieux ? Retour sur cette incroyable success story.

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