4 minutes de lecture 27 sept. 2018
Entreprise de l’Année

Comment l’Entreprise de l’Année est-elle élue?

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EY Belgique

Organisation de services professionnels et multidisciplinaires

4 minutes de lecture 27 sept. 2018

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Petit tour dans les coulisses du jury de l'Entreprise de l'Année.

Comment travaillent les jurés du prix de l’Entreprise de l’Année décerné par EY ? Quelle forme prennent les débats ? La décision finale est-elle facile à former ? Laurent Levaux, président du jury 2018, lève un coin du voile.

« Nous avons une première règle d'or et elle est fondamentale : le jury de l'Entreprise de l'Année est indépendant de EY », explique Laurent Levaux, son président. « Il est constitué de personnalités qui ne sont pas liées au cabinet de conseils, une majorité de chefs d'entreprises wallons, un représentant de la presse économique et des responsables de sociétés publiques d'investissement. »

Le jury fait donc la part belle aux dirigeants d'entreprise. « Ce n'est pas un hasard : nous connaissons les difficultés que représente la gestion d'une société privée, jugée à l’aune de la rentabilité et de la croissance. Nous savons aussi qu'une entreprise traverse toujours des hauts et des bas. »

« Le jury de l'Entreprise de l'Année est indépendant de EY. »

L’indépendance est le pivot du prix de l'Entreprise de l'Année. « Elle garantit une évaluation rigoureuse et sincère », insiste Laurent Levaux. Le président joue un grand rôle dans la préservation de cette indépendance. « Je la vois comme l’une de mes principales missions », confie-t-il.

« Mais elle ne signifie pas que nous évoluons dans un monde clos. Je suis en contact régulier avec EY pour réfléchir aux moyens d'améliorer le processus qui conduit à la désignation des nominés. Je participe aussi à la réflexion sur le choix de ces nominés. »

Un processus rigoureux

Il faut rappeler que les entreprises sont présélectionnées par EY sur la base de quelques données factuelles : croissance, chiffre d'affaires, effectifs, etc. EY en propose plus particulièrement quelques-unes, celles qui semblent les plus prometteuses. Les critères sont très larges : esprit d’entreprise, responsabilité sociétale, internationalisation, situation financière saine, innovation…

Les entreprises retenues à ce stade sont alors soumises à un audit mené par une équipe de EY. Des rencontres ont lieu avec les candidats pour étoffer leurs chiffres et affiner leur portrait. Le tout, dans la perspective d’une évolution sur plusieurs années.

« Tout ce processus d’examens se passe avant que le jury n’intervienne », explique Laurent Levaux. « EY effectue à ce stade un travail impressionnant. Et toutes ces recherches débouchent sur la désignation de huit nominés au maximum. » Des dossiers très complets sont alors rédigés puis transmis aux jurés.

« Ces dossiers font une centaine de pages, autant dire qu'ils sont détaillés. Autant dire aussi que les jurés ne chôment pas. Pendant cette phase, chacun épluche les documents, étudie les chiffres, s'imprègne de la culture de ces entreprises, analyse leurs réalisations, tente de deviner leur potentiel. »

Vient ensuite le jour du grand oral pour les candidats. « Chaque patron passe devant le jury et a une demi-heure environ pour présenter sa société. Cette étape est importante puisqu'elle donne de la chair aux chiffres et aux rapports. »

Consensus et unanimité

Le mois de septembre voit enfin les jurés former leur décision. « Entre nous, les discussions sont très animées, très franches », raconte Laurent Levaux. « Je suis toujours impressionné par la qualité de ces délibérations. Les débats sont très ouverts, très transparents aussi. Pas question chez nous de choisir une entreprise sur la seule base de sa notoriété ou parce que son CEO serait une personnalité médiatique. »

« De par la qualité des nominés, il n'y a jamais un candidat qui s'impose naturellement. »

Mais comment se déroule le scrutin ? « Toute ma mission est d'aider les membres du jury à former une opinion unanime. Et quand cela s'avère impossible, j'essaie d'en arriver à une majorité très large en faveur du vainqueur. La difficulté, c'est que de par la qualité des candidats, il n'y en a jamais un qui s'impose naturellement. Ils ont tous d'excellentes chances de gagner.

Obtenir le consensus sur un seul nom – c'est la règle de la compétition – n'est donc pas simple. Il faut faire preuve de doigté. Mais, j'insiste, notre jugement se fait toujours en toute transparence. »

Laurent Levaux le répète : la sélection n'est pas basée sur l'image de l'entreprise ou sur celle de son dirigeant. « Notre approche est la plus rationnelle possible. Nous travaillons sur les qualités fondamentales de l'organisation, son potentiel de croissance, sa gouvernance et, nous ne l'oublions surtout pas, sa rentabilité. Et nous accordons beaucoup d’importance à son éthique de gestion. Un autre critère me paraît essentiel : les qualités de leadership de l'équipe au sommet. Une préoccupation qui concerne davantage les ressources humaines. »

Laurent Levaux

Laurent Levaux a une longue expérience de patron. Il a dirigé CMI (Cockerill Maintenance & Ingénierie) pendant sept ans. À la tête d’ABX (groupe de transport aérien et maritime mondial), il a transformé l’entreprise pour la rendre profitable.

Il a ensuite tenu les rênes d’Aviapartner (assistance aéroportuaire) pendant huit ans, société dont il est toujours président du conseil d’administration. Il met encore son talent d’administrateur au service de plusieurs grandes organisations belges : Proximus, bpost, FN Herstal, Sogepa, Interparking, Union wallonne des entreprises…

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Résumé

Pour sélectionner le grand gagnant de l’Entreprise de l’Année, un jury de professionnels passe en revue chaque finaliste. Mais comment ces jurés prennent-ils leur décision ? Petit coup d’œil en coulisse.

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