Phare éclairant la côte rocheuse la nuit

Baromètre EY de l’évaluation des politiques publiques

Outil clé de décision publique, l’évaluation éclaire les choix politiques face à la dette et aux fractures sociales.


En résumé :

  • L’évaluation des politiques publiques renforce transparence, performance et pilotage, en jugeant pertinence, efficacité, efficience et impacts durables.
  • En 2026, avec une dette à 114 % du PIB et une société fragmentée, elle éclaire plus que jamais les arbitrages politiques.
  • Malgré des progrès depuis 15 ans, son intégration dans la gouvernance et son effet réel sur la décision doivent encore progresser.

Face au besoin croissant et légitime d’information des citoyens sur l’action publique, au questionnement de ces derniers sur l’efficacité des politiques conduites et au besoin de fournir aux décideurs des analyses objectives facilitant des arbitrages difficiles, l’évaluation constitue un outil essentiel de pilotage, de performance et de transparence des politiques publiques.

  • L’évaluation analyse en effet la pertinence d’une politique en interrogeant ses objectifs et ses modes d’intervention (est-elle la meilleure réponse à une situation donnée ?),
  • Elle mesure l’efficacité de l’intervention publique (a-t-on atteint les objectifs fixés ?),
  • Elle analyse l’efficience des interventions (quels moyens mobilisés pour quels résultats ?),
  • Elle met en évidence ses impacts (impacts durables pour les bénéficiaires comme pour la société dans son ensemble ?).

Elle constitue de ce fait une discipline de plus en plus intégrée dans une gestion publique moderne.

Nous avions réalisé, il y a 15 ans, une première enquête sur la pratique de l’évaluation des politiques publiques. Cette étude notait une progression des pratiques évaluatives notamment sous l’impulsion de contraintes réglementaires (particulièrement liées aux programmes européens), mais pointait une valeur ajoutée à renforcer et la nécessité de plus fortes répercussions sur le processus décisionnel.

Qu’en est-il 15 ans plus tard ? Quels progrès ou quels retards ?

Alors que la dette publique a explosé, passant de 80% du PIB en 2010 à 114% en 2026, que la satisfaction envers les services publics semble se renforcer (passant de 73% en 2010 à 77% en 2024 selon le Baromètre Paul Delouvrier) et que la société française semble plus fragmentée que jamais après des épisodes comme les gilets jaunes ou les violences urbaines (“l’archipélisation” évoquée par Jérôme Fourquet de l’IFOP), nous avons voulu interroger les acteurs publics sur leur pratique de l’évaluation et sur son impact sur la prise de décision.

C’est avec ce double souci de promouvoir l’évaluation et de participer au débat sur son inscription dans la gouvernance publique, qu’EY a souhaité dresser un panorama des pratiques et perspectives de l’évaluation des politiques publiques en France et à l’international en 2026.

Baromètre EY de l’Evaluation des Politiques Publiques en France et à l’International / EY Barometer of Public Policy Evaluation

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Ce qu'il faut retenir

L’évaluation des politiques publiques s’impose comme une discipline incontournable pour une gestion publique moderne. Pourtant, son potentiel reste partiellement exploité : entre avancées méthodologiques et défis d’appropriation par les décideurs, elle incarne à la fois un progrès et un chantier permanent.

À l’heure où la confiance dans les services publics semble se renforcer (77% de satisfaction en 2024), son rôle dans la reconstruction du lien social et la légitimité de l’action publique est plus que jamais crucial.

Ce panorama, réalisé par EY en 2026, vise à nourrir le débat et à encourager une pratique plus systématique et impactante de l’évaluation.

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