Personnes travaillant sur des marches dans un atrium moderne

IA et jeunes talents : le défi n’est plus générationnel, il est organisationnel

L’intelligence artificielle est déjà largement adoptée par les jeunes talents. L’enjeu se situe désormais dans son encadrement et son intégration en entreprise.


En résumé :

  • L’IA est massivement utilisée par les étudiants et jeunes diplômés, sans rejet ni fascination excessive.
  • Les attentes portent sur la formation, le cadre d’usage et la responsabilité des entreprises.
  • Les compétences humaines restent centrales face aux transformations induites par l’IA.

Une appropriation massive et déjà installée

Les résultats du baromètre montrent que l’intelligence artificielle fait désormais partie intégrante du quotidien des étudiants et jeunes diplômés. 96 % déclarent avoir déjà utilisé des outils d’IA générative, et 61 % les utilisent au moins une fois par jour.

Loin d’un phénomène émergent, l’IA est déjà intégrée aux apprentissages, à l’organisation du travail et aux premières expériences professionnelles. Elle est perçue avant tout comme un levier d’efficacité et d’apprentissage, utilisé pour gagner du temps, approfondir des connaissances ou appuyer certaines décisions.

Chez EY, notre priorité est d’accompagner les jeunes talents dans l’appropriation de l’intelligence artificielle, en les formant et en les aidant à en faire un levier de développement de leurs compétences, dès le début de leur carrière.

Une génération lucide face aux transformations de l’emploi

Si l’IA est largement adoptée, les jeunes talents portent un regard lucide sur ses impacts potentiels. 74 % considèrent qu’elle peut constituer une menace pour les postes de primo‑entrants, notamment si son intégration n’est pas pensée de manière progressive et structurée.

Les étudiants et jeunes diplômés ne sont ni technophiles naïfs, ni réfractaires. Ils anticipent déjà les mutations du marché du travail et expriment une attente claire : que l’IA renforce la montée en compétences plutôt qu’elle ne court‑circuite les étapes d’apprentissage en début de carrière.

Le véritable enjeu : structurer l’intégration de l’IA en entreprise

Derrière l’adoption massive de l’IA se dessine une demande forte vis‑à‑vis des entreprises. Pour les jeunes talents, l’enjeu n’est plus d’introduire ces outils, mais de les organiser, les encadrer et les inscrire dans un cadre de confiance.

Ainsi, 79 % souhaitent être formés aux outils d’intelligence artificielle, 40 % attendent la mise en place d’une charte éthique claire, et 48 % insistent pour que l’IA reste un outil de soutien et non de contrôle.

L’IA est perçue comme un accélérateur de compétences, un soutien à la prise de décision et un facteur de compétitivité pour les entreprises, à condition que son intégration soit pensée de manière responsable.

À SKEMA Business School, nous ne formons pas seulement des étudiants à utiliser l’intelligence artificielle : nous formons des talents capables d’en comprendre les enjeux, d’en maîtriser les usages et d’en faire un levier de transformation responsable des organisations. Dans un monde où les repères évoluent vite, notre rôle est de donner à cette génération les clés pour conjuguer performance, esprit critique et impact

Une projection claire dans l’emploi de demain

Les jeunes talents se projettent déjà dans l’utilisation de l’IA dans leur futur métier. 8 jeunes sur 10 envisagent de s’appuyer sur l’IA pour automatiser des tâches répétitives, rédiger des contenus ou analyser des données.

Dans ce contexte, la responsabilité des entreprises et des institutions de formation est centrale. Il ne s’agit pas de freiner l’IA, mais de repenser les parcours d’entrée dans l’emploi, clarifier les usages et accompagner la montée en compétences progressive.

L’humain, plus que jamais au cœur de la performance

Face à l’essor de l’intelligence artificielle, les jeunes réaffirment la valeur des compétences humaines. 60 % estiment que l’esprit critique sera la compétence la plus déterminante pour réussir professionnellement, devant l’intelligence émotionnelle et la créativité.

La technologie ne remplace pas l’humain : elle en rehausse les exigences. Pour les jeunes talents comme pour les entreprises, la performance de demain reposera sur la capacité à conjuguer IA, jugement humain et responsabilité.

Et une évolution plus large du rapport au travail

Au‑delà de la question technologique, le baromètre met en lumière une évolution du rapport au travail. Dans un contexte perçu comme plus incertain, 74 % des jeunes placent désormais la rémunération en tête de leurs priorités professionnelles, en forte progression sur un an.

Cette évolution traduit moins un désengagement qu’un besoin de réassurance. Parallèlement, les attentes en matière de qualité de vie au travail se renforcent : relations professionnelles, flexibilité et équilibre de vie deviennent des composantes centrales du sens donné au travail.

Méthodologie du Baromètre Talents 2026

Le Baromètre Talents 2026 SKEMA x EY a été réalisé par Ipsos‑BVA auprès de 1 609 étudiants et jeunes diplômés (moins de trois ans d’expérience) de l’enseignement supérieur en France.
 L’échantillon est composé d’étudiants issus d’écoles de commerce (44 %), d’écoles d’ingénieurs (26 %), d’universités (14 %) et d’autres établissements (16 %).
 L’enquête a été menée en ligne, via un questionnaire administré entre le 3 et le 22 février 2026.

Ce qu'il faut retenir

Le Baromètre Talents 2026, réalisé par EY et SKEMA Business School avec Ipsos‑BVA, montre que l’intelligence artificielle est déjà pleinement intégrée dans le quotidien des étudiants et jeunes diplômés. Loin de susciter rejet ou fascination excessive, elle est perçue comme un levier d’efficacité, d’apprentissage et de performance.
Pour autant, cette adoption massive s’accompagne d’attentes fortes vis‑à‑vis des entreprises : formation, cadre éthique et usages responsables. La performance de demain reposera moins sur la seule technologie que sur la capacité à conjuguer IA, compétences humaines et esprit critique.

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