Communiqué de presse
21 mai 2026 

Baromètre EY de l’Attractivité de la France 2026

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Paris, le 21 mai 2026 – Avec 852 projets recensés en 2025, la France reste la première destination européenne des investissements directs étrangers (IDE) pour la 7e année consécutive. En raison de l’instabilité de l’environnement mondial, les investissements internationaux reculent partout, notamment en Europe (-7 % vs. 2024) et en France (-17 %). Néanmoins la France résiste mieux que la moyenne européenne en matière d’emplois (-4 % vs. 2024). Si plusieurs industries historiques marquent le pas, les secteurs d’avenir prennent le relais.

L’attractivité de la France en quelques chiffres

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« La France reste une grande destination d’investissement et maintient sa place de leader en Europe, mais cette position doit être défendue et réinventée en permanence. Le contexte mondial incertain et exigeant peut devenir une opportunité pour la France si elle sait renforcer ses atouts stratégiques, corriger ses fragilités structurelles et s’inscrire pleinement dans une dynamique européenne ambitieuse et souveraine », souligne JeanRoch Varon, Président d’EY France.

Jean roch

« Nous entrons dans une phase où la prudence s’est installée — la France n’échappe pas à cette nouvelle normalité : elle reste la première destination en Europe et enregistre de belles victoires dans l’IA, la logistique ou l’énergie, mais doit faire face à un marché plus contraint dans l’industrie, qui a besoin de visibilité » décrypte Marc Lhermitte, associé EY.

Marc Lhermitte

La France reste n°1 en Europe, mais son attractivité est sous pression

  • En 2025, pour la 7e année consécutive, la France est le pays européen qui a attiré le plus grand nombre d’investissements internationaux (852), devançant le Royaume-Uni (730) et l’Allemagne (548).

  • Toutefois, le nombre de projets en France chute de 17 % sur un an, une baisse plus marquée qu’au Royaume-Uni (-14 %) et en Allemagne (-10 %), dans un contexte mondial en repli.

  • En 2025, les projets d’IDE en France ont généré près de 27 921 emplois ( -4 % vs. 2024), une baisse bien moins marquée qu’en Europe (-25 % en moyenne). Cette performance repose sur une forte concentration : 5 % des projets ont créé 50 % des créations d’emplois, notamment dans la logistique.

  • De nouveaux pôles d’attractivité émergent : l’intelligence artificielle, l’énergie bas-carbone, ainsi que la défense, la logistique et les logiciels. La France se positionne comme un acteur majeur en Europe dans l’IA, avec plus d’une cinquantaine de projets (53) en 2025 dont 36 % dans des data centers. Les investissements dans l’énergie affichent une très bonne dynamique, avec 22 projets liés à la production d’énergie bas-carbone.

  • En dépit de l’essoufflement de la réindustrialisation, en particulier dans les secteurs touchés par des mutations profondes et l’envolée des coûts énergétiques (automobile, chimie, métallurgie…), et de la chute du nombre d’usines implantées ou agrandies en 2025 (354, -15 % vs. 2024), la France reste la 1ère destination européenne des IDE industriels.

  • Sur le plan territorial, l’Île-de-France reste la première région d’accueil avec 233 investissements étrangers en 2025, devant Auvergne Rhône Alpes (137), la région Grand-Est (88) et les Hauts-de-France (80), ces quatre territoires figurant parmi les 15 principales régions d’accueil d’IDE en Europe.

L’Europe décroche plus fortement que les autres régions du monde

  • Dans les 47 pays européens observés par EY, l’Europe recense 5 026 IDE en 2025, une baisse de 7 % par rapport à l’année précédente. L’emploi généré par ces IDE recule fortement, avec un peu plus de 200 000 emplois (-25 % vs. 2024).

  • L’Europe est loin d’être épargnée par les soubresauts de l’environnement international : les tensions géopolitiques, les incertitudes commerciales et le ralentissement économique réduisent et impactent leurs engagements, avec des décisions plus sélectives, plus lentes et plus exigeantes.

  • Dans le même temps, la concurrence intra-européenne s’intensifie : plusieurs pays d’Europe du Sud et d’Europe centrale (Espagne, Pologne et la Turquie, désormais) gagnent en attractivité.

  • La France est particulièrement touchée par le net recul des investissements américains et allemands en Europe, dont les volumes ont été divisés par deux depuis 2022, sous l’effet combiné des politiques mises en œuvre aux États-Unis pour favoriser les investissements domestiques, et du ralentissement marqué de l’économie allemande.

Compétitivité, visibilité, stabilité : la vision des dirigeants internationaux pour la France

  • À court terme, le climat de l’investissement reste marqué par une forte prudence : en mars 2026, seuls 57 % des dirigeants interrogés envisagent d’investir en France d’ici un an, un niveau inférieur à celui observé ces dernières années.

  • Parce que notre enquête de terrain a été réalisée entre le 13 février et le 13 mars 2026, les effets de la crise au Moyen-Orient ne sont pas encore perceptibles. Ils devraient l’être à partir du second semestre 2026.

  • À moyen terme, 69 % des investisseurs anticipent un « retour à la normale » d’ici deux ou trois ans, signe d’une confiance fragilisée mais non remise en cause sur le fond.

  • Les investisseurs reconnaissent nos atouts : taille du marché, capacité d’innovation, qualité des infrastructures et accès à une énergie décarbonée. Ceci explique en grande partie que 38 % des dirigeants interrogés citent la France comme « le pays le plus attractif d’Europe », devant l’Allemagne et le Royaume-Uni (31 % chacun). Un résultat qui confirme la solidité de nos avantages compétitifs autant que les difficultés politiques et économiques éprouvées par nos voisins et concurrents.

  • Ces atouts ne suffisent plus, à eux seuls, à emporter les arbitrages sur les grands projets industriels et même sur les centres de R&D : compétitivité-coût, simplicité administrative, stabilité réglementaire et lisibilité de l’action publique sont les principaux handicaps concurrentiels de la France selon les dirigeants interrogés.

La France est à l’heure des choix. Pour conserver sa place de leader en Europe, elle se doit de rassurer, de garantir la stabilité de son environnement réglementaire, social et fiscal, conditions immédiates du maintien de la confiance et de l’investissement. Sa feuille de route est claire. C’est en restant compétitive et en assumant une stratégie industrielle et technologique ambitieuse que la France restera la destination privilégiée des IDE internationaux et attirera la prochaine génération d’investissements industriels et technologiques.

Nos communiqués de presse associés

Baromètre EY de l’attractivité de la France 2025 - Nouveaux chocs, nouveaux défis pour la France et l’Europe

Avec 1 025 projets annoncés par des investisseurs étrangers en 2024, la France conserve la 1re place européenne pour la 6e année consécutive, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. Cette performance est néanmoins relative car, en nombre d’emplois générés, la France se place seulement en 3e position.