Identifier un chemin apolitique de performance des services publics
Depuis plusieurs mois, les alertes relatives au déficit public français se multiplient. Dans le même temps, la crise au Moyen-Orient renforce chaque jour l’impératif de dégager de nouvelles marges d’économies, comme en attestent les nombreuses prises de parole à ce sujet.
En France, les questions ayant trait aux services publics créent un débat intense. On oppose souvent les réformes visant à améliorer la qualité des services publics (simplification, recrutement d’agents publics, investissement immobilier…) aux projets ayant trait à la maîtrise des finances publiques (efficience des services publics, optimisation des dépenses, contrôle de la masse salariale, contribution au coût des services…). Ce second enjeu est pourtant une obligation pour les collectivités locales et les opérateurs publics.
Dans de nombreux pays, il existe un consensus sur la nécessité d’une efficacité des services publics au meilleur coût pour les contribuables.
Trouver un chemin apolitique de performance des services publics à l’échelle nationale, conjuguant efficacité et maîtrise de la dépense, apparaît particulièrement nécessaire.
Les études européennes du cabinet EY-Parthenon ont permis d’identifier quatre leviers neutres et impactants – complémentaires à des mesures structurelles – permettant d’atteindre plus de 1 point de PIB à horizon 2030 de gains pour les finances publiques, tout en améliorant la qualité du service public et en profitant des innovations les plus récentes.
À titre de comparaison, dans le secteur privé, la recherche d’efficacité est continue : de nombreuses entreprises se fixent des objectifs annuels de l’ordre de 1 à 2 % de gains de productivité chaque année.