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Panorama des fondations et fonds de dotation créés par les entreprises mécènes – édition 2026


EY, Les entreprises pour la Cité et le Centre français des Fonds et Fondations vous présentent l’édition 2026 du Panorama des Fondations et Fonds de dotation des entreprises mécènes.


En résumé :
  • Un mécénat désormais installé au cœur de la stratégie d’entreprise
  •  Des budgets sous tension, des financements plus concentrés
  • La relation mécènes-associations à l’épreuve de la crise

Réalisée auprès de 129 structures entre mars et mai 2026, l’étude met en lumière un secteur résilient, qui, face à des contraintes croissantes, interroge et ajuste ses pratiques tout en faisant évoluer sa relation avec ses partenaires associatifs.

 1 - Un mécénat désormais installé au cœur de la stratégie d'entreprise.

Le mécénat n'est plus une initiative périphérique : 75 % des entreprises fondatrices disposent d'une politique de mécénat formalisée et 59 % des structures déclarent que l'objet du fonds ou de la fondation est en lien avec le domaine d'activité de l'entreprise.


Par ailleurs, 57 % des structures déclarent que la stratégie de mécénat de l'entreprise fondatrice intègre également du mécénat en régie directe. Pensé en complément de l'action des fonds et fondations, celui-ci permet d'intervenir sur des thématiques qui ne relèvent pas de leur objet et d'articuler plus étroitement mécénat et stratégie RSE.


Présent dans 83 % des structures, l'engagement des collaborateurs confirme quant à lui sa maturité : au-delà de l'utilité sociétale, ses principaux bénéfices côté entreprise sont le renforcement du sens au travail (91 %), de la fierté d'appartenance (88 %) et de la cohésion interne (74 %).


2 - Des budgets sous tension, des financements plus concentrés.

Le budget annuel moyen des structures s'établit à 1 674 239 euros en 2026, contre 2 032 630 euros en 2024. Dans le même temps, le montant moyen alloué par projet progresse de près de 9 %, pour atteindre 42 228 euros — un montant qui a plus que doublé en huit ans. Cette hausse du ticket moyen, dans un contexte budgétaire plus contraint, suggère ainsi un mouvement de concentration des soutiens.


Les priorités d'intervention demeurent stables, structurées autour de l'action sociale (66 %), de l'éducation (57 %) et de l'insertion professionnelle (55 %), tandis que la solidarité internationale gagne 13 points.

 3 - La relation mécènes-associations à l'épreuve de la crise.

Le Panorama consacre sa focale à la relation entre fondations et associations soutenues. Il apparait que la posture de partenaire s'impose comme le modèle de référence, citée par 84 % des mécènes, tandis que la figure du mécène uniquement financeur s'efface (8 %).


Les fonds et fondations réinterrogent leurs modalités d'accompagnement à l'aune des besoins des associations. 54 % des mécènes déclarent avoir déjà renforcé leur soutien face à la fragilisation d'une association, 63 % financent des frais de fonctionnement et 71 % ont allégé ou envisagent d'alléger la charge administrative pesant sur leurs partenaires.


Les trois priorités identifiées pour mieux soutenir les associations sont la pluriannualisation des financements (59 %), le financement des frais de fonctionnement (58 %) et des relations davantage fondées sur le dialogue que sur le reporting (52 %).

Enfin, cette évolution interroge le rôle de la gouvernance. 71 % des répondants l'estiment sensibilisée aux difficultés du secteur associatif, et 70 % intègrent à leur conseil d'administration des dirigeants ou experts issus du monde associatif. Des signaux qui témoignent d'une meilleure prise en compte des réalités associatives dans les instances de décision, et posent désormais la question de leur traduction concrète dans les pratiques de mécénat.

Ce qu'il faut retenir

Le Panorama des fondations et fonds de dotation dresse un état des lieux des fonds et fondations créées par les entreprises en mettant en avant leur évolution, leurs modes de fonctionnement et périmètres d'action, leurs ressources humaines et financières, ou encore l’implication et la place croissante des collaborateurs dans leurs projets. Cette édition met en lumière un secteur résilient et professionnalisé, qui confronté à des tensions budgétaires, repense en profondeur sa relation avec les associations soutenues.

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