Communiqué de presse

22 sept. 2021

10ème édition du Baromètre de la performance économique et sociale des start-ups du numérique en France

EY et France Digitale publient les résultats de la 10ème édition de leur baromètre annuel dédié à la performance économique et sociale des start-ups du numérique en France, avec près de 800 start-ups pour ce nouveau volet.

Contact presse
Amélie Fournier

Amélie Fournier

Amélie est responsable du service de relations médias pour la France. Elle est notamment en charge des expertises Consulting, EY Société d’Avocats et d’autres secteurs

EY et France Digitale publient les résultats de la 10ème édition de leur baromètre annuel dédié à la performance économique et sociale des start-ups du numérique en France, avec près de 800 start-ups pour ce nouveau volet.

Les start-ups françaises du numérique font preuve de résilience

  • Malgré la crise sanitaire, le chiffre d’affaires des start-ups du panel a augmenté de 15% par rapport à 2019 pour atteindre près de 7 milliards d'euros de revenus.
  • La proportion des revenus générés à l'étranger a légèrement augmenté par rapport à l'édition précédente avec une part des revenus générés à l'étranger de 36% en 2020 (vs 34% en 2019).
  • La dynamique du financement en capital risque s’est poursuivie : le montant moyen levé depuis la création des start-ups du panel jusqu'en 2020 est de 18,4M€. L'utilisation des fonds levés consiste d'abord à investir dans le produit/la technologie (pour 40% des répondants), suivi par l'objectif commercial et marketing (pour 24% des répondants).
  • Dans ce contexte, 29% des répondants sont soutenus par des investisseurs internationaux et ce pourcentage atteint 60% pour les start-ups générant un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d'euros.
  • Mais les start-ups ont encore besoin de trouver des ressources pour continuer à se développer : 21% d’entre elles disent être engagées à contracter un emprunt dans les 12 prochains mois et 29% l'envisagent probablement.

Les talents comme facteur clé de la croissance

  • Les start-ups continuent à recruter massivement : en 2020, le nombre de talents employés par les 780 start-ups interrogées a augmenté de 13 % pour atteindre 42 137 employés.
  • En 2020, 4 897 emplois ont été créés par les start-ups interrogées. Parmi ces recrutements, 77% ont été réalisés en France.
  • La parité hommes/femmes s'est améliorée avec 43% de femmes salariées (vs. 36% dans l'édition précédente).
  • Pour 64% des start-ups interrogées, la difficulté à recruter des talents demeure la principale barrière au développement. Parmi les raisons évoquées par les startups pour justifier une levée de fonds, 14% déclarent qu’elle aura pour objectif principal le recrutement de nouveaux talents.
  • Les profils les plus recherchés sont les fonctions commerciales et de marketing mais les plus complexes à recruter sont les développeurs et les programmeurs.

Un écosystème français favorable

  • 77% (vs. 60% en 2019) des répondants ont eu recours au crédit d'impôt recherche en 2020, 64% (vs. 50%) le crédit d'impôt innovation et 46% (vs. 42%) ont obtenu le label "Jeune Entreprise Innovante".
  • 77% des répondants hébergent leurs données en France. A noter qu’en 2020, 13% des participants ont subi des cyberattaques (contre 8% en 2019) et 15% ont mis en place de nouveaux protocoles de cybersécurité depuis le début de la pandémie.

Défis et opportunités

  • Accès à la commande publique : selon 79% des répondants, les marchés publics ne représentent que 0 à 25% de leur chiffre d’affaires, alors que 55% d’entre eux souhaiteraient y avoir davantage accès.
  • Dépendance aux GAFAM : 73% des start-ups ressentent une dépendance à leur égard.
  • Perspectives de croissance : une majorité des start-ups interrogées envisage une croissance des revenus entre 26% et 50% pour l'année 2021. Toutefois, 53% considèrent que leur horizon de trésorerie est inférieur à 12 mois et 50% envisage de souscrire un emprunt dans les 12 mois à venir.
  • Des outils d’intéressement pour les salariés attractifs pour les start-ups : dans les startups réalisant moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, 36% des employés bénéficient des bons de souscription de parts de créateur d'entreprise (BSPCE) et bons de souscription d'actions (BSA), et 48% bénéficient de stock-options. En comparaison, dans les scale-ups au chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros par an, seulement 34% des salariés bénéficient des BSPCE et BSA, et 10% de stock-options. 

« En 10 ans, la #FrenchTech est passé d’une promesse à une réalité qui se démontre dans les chiffres de notre étude. Hypercroissance, création d’emplois, innovation et attractivité internationale » commente Franck Sebag, associé EY.

« Le mandat présidentiel qui arrive à son terme nous a permis de poser des bases solides et favorables au développement du tissu entrepreneurial national. Les cinq prochaines années seront décisives pour poursuivre le passage à l’échelle et nous permettre de développer une vraie souveraineté technologique nationale et européenne rivalisant avec les autres grandes puissances mondiales » estime Clara Audry, vice-présidente Investisseurs de France Digitale, partner chez CaphornInvest.

Méthodologie :

Ce baromètre est établi sur la base d’une enquête réalisés auprès de start-ups remplissant les critères suivants :

  • Avoir établi son siège social en France
  • Ne pas être cotée sur un marché ou être cotée depuis moins de 5 ans
  • Exercer une activité dans le secteur du digital
  • Les données financières communiquées sont relatives aux années 2020 et 2019

780 start-ups ont répondu à notre enquête (contre 502 en 2020) dont la moyenne d’âge est de 6 ans.

EY est impliqué en tant que tiers de confiance pour consolider les réponses des participants et assurer la confidentialité des informations individuelles fournies par les répondants.