2 min de temps de lecture 5 oct. 2018
Les résultats de l'implémentation d'IFRS9 dans le secteur bancaire

Les résultats de l'implémentation d'IFRS9 dans le secteur bancaire

Auteurs

Radwan Hoteit

Associé, Responsable France du secteur finance, Executive Management, Banque et marchés de capitaux, France

Managing Partner Financial Services en France.

Luc Valverde

Associé, Financial Services, Audit, Banking and Capital Markets, France

Une très grande expérience du secteur bancaire au service de nos clients et de nos équipes.

2 min de temps de lecture 5 oct. 2018
Thématiques associées Banques et marchés de capitaux

Le 1er janvier 2018 a marqué la transition vers le modèle de dépréciation pour risque de crédit introduit par la norme IFRS 9.

E

Y a réalisé une étude quantitative des impacts de la première application sur le montant des dépréciations et sur le ratio prudentiel « Common Equity Tier 1 ». Cette analyse présente également les principaux facteurs susceptibles d’expliquer les différences observées entre pays et entre banques.

Conséquences de l’application d’IFRS9

La première application d’IFRS 9 a conduit à une augmentation sensible des dépréciations. Cette augmentation et l’impact sur le ratio CET1 s’avèrent, pour la plupart des banques, moins importants que ceux initialement anticipés, en raison notamment du contexte économique favorable lors de la transition.

A quelques exceptions près, les dépréciations relatives aux crédits douteux (Stage 3 sous IFRS 9) sont restées relativements stables, étant donné que pour ces encours, la norme IAS 39 requérait déjà la consitution de dépréciations évaluées sur la base des pertes de crédit attendues. Pour les encours Stage 1 (non dégradés) et Stage 2 (dégradés), les dépréciations constituées avec le nouveau modèle de dépréciation sont généralement supérieures aux dépréciations « collectives » précédemment comptabilisées sous IAS 39.

Les analyses comparatives mettent également en évidence des différences marquées entre certains pays et entre certaines banques au sein d’un même pays. Parmi les facteurs explicatifs de ces différences, on retrouve des éléments généralement susceptibles d’influer sur les niveaux de dépréciations, tels que la taille des banques, la composition de leurs portefeuilles de crédits et leur dispersion géographique. Les disparités observées reflètent aussi des différences relatives aux estimations et jugements significatifs pris en compte dans la modélisation des pertes de crédit attendues.

Des éléments non directement liés à la nouvelle approche de dépréciation, tels que des reclassements, des changements des pratiques de write-off et le traitement des prêts achetés ou émis dépréciés (Purchased or Originated Credit Impaired ou « POCI »), ont également influé sur l’évolution des dépréciations lors de la transition, et ce de façon significative pour certaines banques.

Les interactions complexes entre ces différents éléments illustrent les défis auxquels les banques et les utilisateurs des états financiers sont confrontés pour respectivement expliquer, ou pour comprendre, l’évolution des dépréciations.

Ce qu'il faut retenir

La première application d’IFRS 9 a conduit à une augmentation sensible des dépréciations. A quelques exceptions près, les dépréciations relatives aux crédits douteux (Stage 3 sous IFRS 9) sont restées relativements stables. Les analyses comparatives mettent également en évidence des différences marquées entre certains pays et entre certaines banques au sein d’un même pays.

A propos de cet article

Auteurs

Radwan Hoteit

Associé, Responsable France du secteur finance, Executive Management, Banque et marchés de capitaux, France

Managing Partner Financial Services en France.

Luc Valverde

Associé, Financial Services, Audit, Banking and Capital Markets, France

Une très grande expérience du secteur bancaire au service de nos clients et de nos équipes.