Les études européennes sur les comportements d’épargne le montrent : les investisseurs particuliers privilégient la préservation de leur capital. Résultat : ils se tournent vers des produits perçus comme stables et à faible risque. Mais si ceux-ci suscitent un sentiment de sécurité, ils présentent généralement un potentiel limité de croissance réelle du capital.
Une étude de la Banque centrale européenne (BCE) montre que les ménages européens détiennent en moyenne :
- 30 % à 35 % de leurs investissements en dépôts liquides, contre 10 % à 15 % pour les ménages américains ;
- 20 % à 25 % en actions, contre 35 % à 45 % pour les ménages américains1.
Dans le même temps, les analyses historiques de performance des produits d’épargne en assurance-vie indiquent que les rendements réels, après prise en compte de l’inflation, ont souvent été limités2.
Ces constats mettent en évidence un défi : si les investisseurs privilégient des produits perçus comme sûrs, l’atteinte d’objectifs financiers de long terme suppose une exposition à des actifs à même de générer des rendements réels positifs et durables.
Pour répondre aux besoins liés à la retraite, les investisseurs particuliers doivent accéder à des produits plus compétitifs, adaptés à leurs attentes et capables d’évoluer avec leurs besoins.
C’est dans ce contexte que la RIS intervient. L’un de ses objectifs : encourager les investisseurs particuliers à davantage orienter leur épargne vers des investissements productifs, notamment dans des actifs réels, à même de soutenir à la fois le patrimoine des ménages et la croissance économique.
Cette ambition intervient dans un contexte économique exigeant, marqué par des tensions commerciales, une concurrence accrue à l’export, des contraintes budgétaires et des prix de l’énergie encore élevés. Cette évolution suppose un changement culturel : les investisseurs particuliers appréhenderont d’autant mieux les marchés financiers que les risques seront clairement expliqués et acceptables.