Communiqué de presse

4 déc. 2019

Analyse financière des résultats des principaux constructeurs automobiles

Contact presse

Quentin Hacquard

Chargé de relations médias

Quentin Hacquard est en charge des relations médias pour plusieurs secteurs et métiers d’EY. Passionné de communication, il a à cœur de mettre en avant les expertises du cabinet.

EY publie la nouvelle édition de son analyse de la performance financière des 16 principaux constructeurs automobiles dans le monde pour le troisième trimestre 2019.

Un troisième trimestre en hausse par rapport à celui de 2018

  • Au troisième trimestre 2019, les principaux constructeurs automobiles mondiaux ont enregistré un chiffre d’affaires de 419 milliards d’euros, en hausse de 3% par rapport à la même période en 2018. Cela amène la progression sur les 9 premiers mois à un peu plus de 1%, c’est le plus gros trimestre depuis 10 ans. Parmi les 16 constructeurs étudiés, 7 ont connu une augmentation de leur chiffre d’affaires, tandis que 8 ont vu leur chiffre d’affaires diminuer, un constructeur étant resté au même niveau.
  • Les fabricants allemands ont enregistré une augmentation de 9,3% de leur chiffre d’affaires au troisième trimestre 2019, par rapport à la même période de l’année précédente. Le chiffre d’affaires des constructeurs français a diminué de 0,1%, à l’instar de ceux des constructeurs japonais (-0,5%) et américains (-1,2%).
  • Le volume des ventes totales des constructeurs français a diminué de 4% au troisième trimestre 2019, alors que les constructeurs allemands affichent une hausse de 5% et sont les seuls à croître parmi les constructeurs étudiés par rapport au troisième trimestre 2018.
  • Au troisième trimestre 2019, concernant le chiffre d’affaires, PSA est 11ème et Renault 13ème. Les constructeurs français sont ceux qui auront le moins cru sur un troisième trimestre depuis 10 ans.

Une rentabilité en légère augmentation par rapport au troisième trimestre 2018

  • Sur les quatre indicateurs suivis (chiffre d’affaires, résultats d’exploitation, vente de véhicules et marge d’EBIT), seul Toyota figure dans le trio de tête pour chacun d’eux, contrairement au même trimestre de l’année précédente, où Volkswagen était aussi parmi les trois premiers.
  • En comparaison avec le troisième trimestre 2018, la rentabilité des constructeurs du panel a augmenté de 0,6 points, avec une marge EBIT de 5,9% au deuxième trimestre 2019, contre 5,3% sur la même période en 2018. Il s’agit du deuxième trimestre le plus élevé depuis 10 ans, très proche du plus haut du plus élevé en 2016.
  • C’est Toyota qui affiche la marge la plus importante sur le troisième trimestre avec 8,7%, juste devant BMW (8,6%) et General Motors (7,7%). Les résultats avant impôts de ce trimestre ne sont pas communiqués pour les constructeurs français, la réglementation française n’en faisant pas la demande.

De meilleures performances mais toujours contrastées

  • Au troisième trimestre 2019, les ventes des 16 plus grands constructeurs automobiles sont en baisse de 2%, par rapport au troisième trimestre de l’année précédente, soit 451 000 véhicules.
  • Dix constructeurs automobiles ont vu leur capitalisation boursière augmenter par rapport à l’année précédente parmi lesquels Peugeot/PSA avec une hausse de 20%, les autres étant Kia, Toyota, Volkswagen, Ford, General Motors, Honda, Fiat Chrysler, Daimler et Hyundai. Renault est le constructeur automobile étudié connaissant la plus forte baisse, avec 23% de capitalisation en moins. La capitalisation boursière de Tesla* se classerait au 3ème rang et celles de Geely* et SAIC* se classeraient respectivement au 7ème et 13ème rangs, devant Ford et Kia.

*Non inclus au panel de l’étude

« Ce troisième trimestre 2019 pourrait laisser à penser que le secteur relève la tête après un début d’année difficile. C’est le plus gros chiffre d’affaires depuis 10 ans sur un troisième trimestre. Au total, les chiffres sont plutôt de bonne facture et sans doute même inattendus. Ceci contraste avec les annonces et les inquiétudes du moment, inquiétudes qui sont largement fondées, malheureusement. Nous pouvons toutefois craindre que cette embellie n’en soit qu’une et que le secteur n’ait encore à affronter des vents contraires assez sérieux, même si certains acteurs montrent une résilience assez impressionnante et notamment les plus gros d’entre eux. » commente Jean-François Bélorgey, associé EY.