Au Canada, les autorités publiques, les consommateurs, les chefs de la direction et les autres parties prenantes doivent apprivoiser une toute nouvelle réalité. Un risque lié à l’exécution vient de pair avec les solutions envisageables. Le Canada a besoin des talents, des compétences, des capacités et des ressources matérielles lui permettant d’exceller dans la réalisation de mégaprojets d’intérêt national, l’exploitation des possibilités d’innovation et l’activation d’autres leviers susceptibles de stimuler l’économie nationale. C’est ce qui amène de nombreux leaders à se concentrer sur les facteurs fondamentaux.
Un trimestre caractérisé par une croissance lente, une conjoncture défavorable et des pressions structurelles
Au Canada, les perspectives de croissance restent limitées. Qu’est‑ce qui freine la relance économique? Le faible dynamisme du marché du travail, le moral en berne des consommateurs, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et l’incertitude persistante sur la scène géopolitique y sont pour quelque chose. Plus particulièrement, le trimestre écoulé se caractérise comme suit :
- Le PIB a stagné. La croissance des importations et la poursuite du déclin des investissements d’entreprise laissent entrevoir une reprise lente et irrégulière.
- L’inflation s’est maintenue à un niveau près de la cible, mais devrait augmenter très graduellement. Cette augmentation devrait découler dans une certaine mesure de la volatilité à court terme induite par les aléas dans le secteur de l’énergie.
- La confiance des consommateurs s’est érodée, dans un contexte où ceux‑ci ont du mal à composer avec les enjeux d’abordabilité et les pressions qui s’exercent sur le marché du travail. Une embellie graduelle pourrait se produire en 2027, à mesure que les revenus réels se stabiliseront et que la conjoncture économique s’améliorera.
- Les orientations politiques sont restées inchangées, et la Banque du Canada maintiendra probablement ses taux autour de 2,25 % tout au long de 2026.
Somme toute, la croissance devrait se maintenir à un taux avoisinant ~0,9 %, tandis que l’inflation attribuable à l’augmentation des prix de l’énergie et la persistance de l’incertitude auront une incidence sur la situation dans les mois à venir.