En bref
Des gouvernements de partout dans le monde intensifient leurs efforts destinés à protéger les marchés locaux du travail et continuent à adopter des mesures qui ont une incidence importante sur les entreprises qui dépendent des travailleurs étrangers.Les États‑Unis ont restreint encore leurs programmes de visas pour non‑immigrants, mettant un terme à la dispense d’entrevue et introduisant un programme pilote de caution de visa ciblant des pays présentant un taux élevé de ressortissants dont le séjour se prolonge sans autorisation. L’Arabie saoudite a instauré un nouveau système de catégories de permis de travail conçu pour renforcer la main‑d’œuvre locale en favorisant le transfert de connaissances et les possibilités de formation. La Malaisie a resserré les critères d’admissibilité des demandes de permis de visite pour les professionnels afin de réduire le risque que les travailleurs étrangers supplantent la main‑d’œuvre locale. Les Pays‑Bas et le Royaume‑Uni ont relevé le seuil salarial et les critères d’admissibilité des demandeurs de visa pour réduire l’immigration nette.
Dans le but de renforcer leurs bassins de talents, plusieurs pays en Asie ont adopté des mesures ciblées pour attirer des spécialistes étrangers, faisant le choix de politiques plus favorables aux affaires. Le Vietnam a simplifié ses règles d’attribution de permis de travail, élargi les exemptions et créé un permis spécial autorisant cadres, investisseurs et spécialistes à effectuer un séjour sans visa sur une période de cinq ans. Hong Kong a instauré un nouveau volet pour professionnels techniques s’adressant aux personnes qualifiées qui n’ont pas de diplôme. L’Indonésie a simplifié ses catégories d’immigration pour faciliter l’accès des employeurs à la main‑d’œuvre étrangère.
Les politiques de visas d’affaires continuent d’avoir une incidence importante sur la façon dont les multinationales gèrent le déploiement de talents à court terme.Signe d’une volonté d’intégration plus poussée avec les marchés émergents, la Chine continentale et le Ghana ont étendu l’accès sans visa pour les ressortissants de l’Azerbaïdjan et de la Russie ainsi que les voyageurs en provenance d’Afrique et d’Amérique latine. À l’opposé, la Colombie et l’Équateur ont resserré leurs conditions d’admission pour les visiteurs et les personnes en transit, manifestation de leurs nouvelles allégeances diplomatiques et de leurs préoccupations accrues en matière de sécurité.
Les systèmes numériques permettent d’améliorer sans cesse l’efficacité des procédures d’immigration tout en renforçant les mécanismes de surveillance et de contrôle.La mise en place de nouvelles plateformes en ligne par le Koweït et le Nigéria de même que la numérisation par la Malaisie des processus d’entrevue et de visualisation des documents des entreprises devraient simplifier l’accueil des travailleurs et le respect des autres obligations par les employeurs. L’introduction progressive du système d’entrée/de sortie dans l’UE marque un nouveau chapitre dans l’automatisation du contrôle frontalier partout en Europe.