Au cours de la mise au point d’une application, bien des concepteurs se laissent emporter par l’enthousiasme face à la possibilité d’y greffer toutes sortes de gadgets susceptibles d’épater vraiment les clients. Le plus souvent toutefois, il est préférable de privilégier la simplicité. Comment faire pour ramener une idée à son essence, de sorte que les utilisateurs d’une application puissent déduire intuitivement comment il convient de l’utiliser? Il faut commencer par définir le profil des clients ou des utilisateurs de cette application et déterminer comment ils sont susceptibles de l’utiliser. C’est pourquoi il est si important de recueillir leurs commentaires au début du processus. En théorie, un environnement d’achat en réalité augmentée peut sembler des plus séduisants, mais à quoi bon si les clients préfèrent bénéficier d’une simple expérience d’achat conviviale?
Importance de veiller au maintien d’un processus structuré
Bien que le monde de la conception soit souvent considéré comme étant le royaume de créateurs qui – comme nous avons été amenés à le croire – privilégient les environnements de travail dépourvus de toute structure, la conception créative est un exercice très structuré. Il importe d’appliquer cette approche systémique expressément structurée dans la résolution créative des problèmes, et ce, pour diverses raisons. Elle permet d’instaurer un sentiment de confiance au sein de l’équipe, qui peut ainsi mieux progresser, une étape à la fois. Comme chaque étape est censée donner lieu à l’obtention d’un résultat clair, dont dépend la réalisation de l’étape suivante, il reste essentiel de procéder dans l’ordre, de sorte que le processus puisse poursuivre son cours.
Il n’est pas nécessaire non plus de savoir comment programmer une application ou utiliser Photoshop pour adopter un cadre de conception créative. Une telle démarche permet aux équipes de travail diversifiées d’intervenir tout au long du processus, à chacune des étapes qu’il comporte.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la conception créative s’avère tellement efficace pour l’équipe des services de conception graphique d’EY, ainsi que pour ses clients. Comme nous privilégions l’établissement de relations axées sur la collaboration avec les entreprises, la conception créative nous permet de faire participer nos collaborateurs au processus. Ceux‑ci peuvent contribuer à l’élaboration de questions à poser aux clients, à la mise en commun des informations, au recrutement d’experts et à la définition de personas à partir des données recueillies. Les collaborateurs sont également intégrés à l’étape de l’idéation, alors que nous recherchons des solutions. Les maquettes, prototypes et itérations sont l’aboutissement des efforts de collaboration, lesquels favorisent le maintien de la transparence tout au long du processus, de sorte que les clients‑collaborateurs soient à même de participer au processus, dans une large mesure grâce à l’adoption d’un cadre de conception créative.
Importance d’attendre avant de passer à l’étape de l’élaboration de prototypes
La conception créative permet de réduire les risques et l’incertitude liés à l’innovation. Cela est rendu possible grâce à l’établissement d’échanges avec les clients ou les utilisateurs à chacune des étapes du processus axées sur le perfectionnement des concepts, la mise à l’essai des hypothèses et le prototypage de solutions. Les adeptes de la conception créative sont tributaires des informations recueillies auprès des utilisateurs, et non pas de données ou de recherches historiques. C’est pourquoi le prototypage intervient un peu plus tard dans le processus. Il faut d’abord définir le profil des utilisateurs. Il est ensuite possible de trouver des solutions adaptées à leurs besoins.
Détection rapide des défaillances
Une fois que les meilleures approches à appliquer sont définies, c’est le moment d’élaborer des maquettes et de procéder à des tests, ainsi qu’à des itérations. La conception créative permet aux équipes de détecter rapidement les défaillances et de tester des théories en s’appuyant sur des procédés relativement peu coûteux et rapides. Elle les amène à constater ce qui s’avère efficace ou inefficace, à comprendre pourquoi il en est ainsi, à trouver des mesures correctives applicables, puis à concevoir des solutions simples dont l’élaboration repose directement sur la rétroaction des utilisateurs.
Voici pourquoi il s’agit d’une bonne approche :
Le prototypage permet de faire en sorte que le processus de conception créative reste non linéaire. Autrement dit, il est possible de tester des hypothèses en s’appuyant sur des prototypes, puis de se servir de ceux‑ci pour faire des apprentissages ouvrant la voie à l’éclosion d’idées nouvelles s’avérant parfois meilleures que les plus anciennes. Il est possible de procéder à des tests, de retourner ensuite à l’étape de l’idéation, puis d’élaborer de nouveaux prototypes. C’est ainsi qu’on finit par obtenir une application plus performante ayant déjà été mise à l’épreuve en diverses occasions. La correction des faiblesses et la rationalisation des procédés permettent de créer une application utile et intuitive. Ce n’est toutefois qu’au terme de nombreuses séances d’itération qu’on obtient la version définitive d’un produit.