1. Définir clairement les difficultés à surmonter
Avant de chercher à savoir comment une solution GDM pourrait permettre à une entreprise d’éliminer les irritants réels auxquels elle fait face, ses parties prenantes doivent en prendre la pleine mesure. Dans une analyse de rentabilité que nous avons réalisée récemment, nous avons d’abord relevé les améliorations opérationnelles possibles dans le cadre des ententes de niveau de service sur le traitement prioritaire des ordres de travail.
À l’issue de notre analyse, nous avons constaté que seulement 40 % environ des ordres de travail étaient conformes aux ententes de niveau de service établies. La non‑conformité des ordres de travail se traduit par un allongement des délais de production, une augmentation des coûts de gestion des ordres de travail et l’engagement d’efforts de réaffectation additionnels. Nous avons également constaté que ce problème de non‑conformité était en lien avec les lacunes observables dans les données utilisées dans l’exécution du processus de gestion des ordres de travail.
Par exemple :
- L’utilisation de noms non standards ou de données déclassées avait pour effet d’intégrer des données inexactes dans le processus d’attribution des priorités.
- L’absence d’informations essentielles sur l’équipement entraînait des retards dans le processus d’approbation des ordres de travail.
- La désuétude de matériaux associés à l’équipement sélectionné occasionnait aussi des difficultés dans le processus d’approvisionnement, qui était ainsi ralenti.
- Les problèmes liés aux données relatives à l’équipement étaient à l’origine de la définition inexacte de l’étendue des travaux, de la non‑concordance des plans de maintenance et de l’affectation inadéquate des ressources, ainsi que, par ricochet, d’une planification erratique.
Dans un premier temps, pour aider les parties prenantes à prendre conscience de la valeur associée aux solutions GDM, il convient d’établir clairement comment des problèmes d’intégrité des données peuvent engendrer de telles difficultés, empêcher l’exécution des ordres de travail et entraîner un allongement des délais d’exécution.
2. Donner des exemples précis
Pour faciliter la participation des parties prenantes au processus, il est essentiel de leur expliquer comment une solution GDM permet de surmonter certaines difficultés d’ordre opérationnel. L’analyse de l’exemple de la gestion des ordres de travail a permis de constater que l’application des concepts GDM pouvait permettre de remédier efficacement aux difficultés en lien avec les procédures et les outils utilisés. Nous avons accompagné l’équipe du client, en expliquant toutes les étapes d’un processus de gestion des ordres de travail de bout en bout et en faisant valoir comment un programme GDM peut jouer un rôle essentiel dans l’élimination de telles lacunes.
Par exemple, un programme GDM bien conçu peut permettre d’établir des règles d’évaluation de la qualité des données faisant en sorte que l’intendant des données puisse être avisé des problèmes de données en lien avec l’équipement. Celui‑ci a donc pu corriger sur‑le‑champ les enregistrements de données erronés, puis réintégrer les données actualisées dans l’outil de gestion des actifs. Le risque que des noms non standards soient attribués à l’équipement peut ainsi être atténué, de façon à réduire les incohérences dans l’affectation des actifs et à assurer l’exécution efficace du travail, dès le départ.
En outre, un programme GDM bien intégré facilite la mise en corrélation des divers domaines de données, tels que les domaines d’actifs et de matériaux, ce qui permet d’atténuer les problèmes rencontrés dans l’exécution des processus d’approvisionnement et de gestion des stocks. De pareilles corrélations peuvent être étendues aux données des postes de travail et du personnel, aux fins de la planification efficace des ordres de travail. Une telle contextualisation de la mise en application de la GDM dans la résolution des difficultés réelles rencontrées par une entreprise peut favoriser la mobilisation des parties prenantes.