Vue aérienne d’un complexe immobilier du quartier londonien de Kings Cross

Les trois axes de création de valeur technologique pour les sociétés de capital investissement

Pour exploiter les technologies de façon à favoriser la création de valeur, les entreprises financées par capital investissement doivent stimuler la croissance de leur chiffre d’affaires, procéder à des compressions de coûts et faire une utilisation optimale du capital investi.


Trois questions à se poser :

  • Quelles sont les principales considérations en matière de création de valeur sur lesquelles les sociétés de capital investissement, leur chef de l’information et leurs partenaires dans l’exploitation des technologies de capital investissement doivent porter leur attention tout au long du cycle de vie transactionnel?
  • Quels sont les axes de création de valeur technologique sur lesquels les entreprises financées par capital investissement doivent s’appuyer pendant la période de détention?
  • Quels sont les risques et les écueils courants à prendre en compte en vue de la mise en œuvre des technologies dans les entreprises financées par capital investissement et de la réalisation de la valeur qui y est associée?

Les sociétés de capital investissement et les entreprises qu’elles financent doivent exploiter les technologies à des fins allant au delà des impératifs de réduction des coûts et d’accroissement des gains d’efficacité. Les sociétés de capital investissement et les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises qu’elles financent doivent revoir leurs modèles opérationnels en vue de l’instauration d’une culture organisationnelle novatrice axée sur le numérique.

Le rôle clé des technologies dans la définition de la valeur des entreprises financées par capital investissement est devenu indéniablement prépondérant. De simples rouages dans l’engrenage permettant de réaliser des gains d’efficacité opérationnelle, les technologies ont évolué jusqu’à devenir de puissants moteurs de la croissance des revenus. Pourtant, la scène sur laquelle une telle transformation s’est produite a elle‑même connu une mutation radicale. Nous devons maintenant composer avec un environnement macroéconomique où abondent les périls de toutes sortes, les conflits géopolitiques, les risques économiques et les effets persistants de la pandémie, autant de conditions annonciatrices de grandes difficultés sur fond d’incertitude.

Dans un contexte aussi tumultueux, l’exploitation des technologies et des innovations s’avère – plus qu’une option – un impératif urgent pour les sociétés de capital investissement. Il s’agit de la force vitale grâce à laquelle celles ci peuvent rehausser la valeur des entreprises qu’elles financent, malgré les bouleversements liés au changement. Trois axes essentiels reposant sur les technologies jouent un rôle clé dans la libération d’une telle valeur : la stimulation de la croissance du chiffre d’affaires, l’optimisation des coûts et la maximisation des gains d’efficacité dans la gestion du capital. Séparément et conjointement, ces axes permettent de consolider les fondements, d’amplifier les multiples de sortie et de créer des conditions favorables à l’accroissement des rendements.


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Chapitre 1

Principales questions à considérer à toutes les étapes du cycle d’investissement

L’harmonisation des stratégies favorise la création de valeur dès l’étape du contrôle préalable par l’équipe transactionnelle, et ce, jusqu’à la réalisation de la stratégie de sortie.

Les sociétés de capital investissement et les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises qu’elles financent doivent intégrer ces axes de création de valeur à toutes les étapes du cycle d’investissement, de l’élaboration de la thèse d’investissement initiale au cours du processus de contrôle préalable jusqu’à l’étape de la transformation pendant la période de détention et, finalement, à celle de l’optimisation du processus de sortie.

1. Contrôle préalable et harmonisation des stratégies

Dès le départ, les sociétés de capital investissement doivent définir clairement la thèse d’investissement relative à une nouvelle acquisition, qu’il s’agisse de conserver l’entité acquise en tant qu’entité autonome, ou encore de s’en servir comme tremplin en vue d’acquisitions additionnelles ou de la prise d’expansion sur de nouveaux marchés. Il est essentiel que la stratégie technologique soit étroitement harmonisée avec la thèse d’investissement relative au fonds de capital investissement, de même qu’avec les objectifs opérationnels.

On ne saurait trop insister sur l’importance de procéder à un contrôle préalable technologique approfondi, surtout au début du processus d’acquisition, de façon à évaluer le bien‑fondé d’une harmonisation de la thèse d’investissement avec la stratégie technologique. Le recensement des risques éventuels, possibilités et synergies associés à l’environnement technologique de l’entreprise cible s’en trouve ainsi facilité. Les équipes transactionnelles des sociétés de capital investissement et les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises qu’elles financent doivent prendre en compte des facteurs tels que l’infrastructure TI, les résultats de l’évaluation de la sécurité des données et de la cybersécurité, le niveau de standardisation des processus d’arrière‑guichet, l’état de préparation à la conversion à l’infonuagique et le degré de maturité technologique de l’entreprise cible.

2. Transformation au cours de la période de détention

C’est à l’étape de la transformation au cours de la période de détention que le choix du bon moment pour procéder à une acquisition revêt une importance particulièrement déterminante. Étant donné que la période d’investissement s’échelonne généralement sur un horizon de trois à sept ans et qu’elle intègre un examen de milieu de cycle (au cours duquel la société de capital investissement décide de s’engager dans une stratégie de sortie ou d’attendre et d’évaluer les possibilités de redressement du BAIIA), la période de détention représente la fenêtre du processus de transformation dont il faut savoir tirer parti aux fins de l’exploration des possibilités de création de valeur. De telles possibilités sont peu susceptibles de se présenter à l’approche de la date de réalisation du processus de sortie, car il ne reste pas suffisamment de temps alors pour générer des rendements.

Des possibilités précises envisageables à court terme doivent être repérées dans le cadre de la pose de diagnostics rapides, puis celles qui favorisent la croissance du BAIIA doivent être présélectionnées. Il est donc essentiel de se concentrer sur le chiffre d’affaires, le résultat net et les gains d’efficacité dans la gestion du capital à l’échelle des fonctions ventes, marketing, exploitation et finances. Par ailleurs, tout au long du cycle d’investissement, les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises financées par capital investissement, en collaboration avec le fonds de capital investissement, appliquent une approche d’amélioration continue, tout en procédant à des sprints périodiques axés sur l’évaluation permanente de l’environnement technologique et le recensement de nouvelles possibilités d’optimisation et d’innovation.

3. Optimisation de la stratégie de sortie

Les sociétés de capital investissement commencent à formuler leur stratégie de sortie dès l’étape du contrôle préalable (sinon plus tôt), ce qui devrait dicter leur stratégie technologique globale. Les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises financées par capital investissement ne doivent pas perdre de vue leur objectif final, qu’il s’agisse de céder des participations à un acquéreur stratégique ou à une autre société de capital investissement, ou encore de procéder à un PAPE. Par exemple, comme il est fort probable qu’un acquéreur stratégique intègre à son environnement informatique les plateformes et services technologiques essentiels de l’entreprise cible, il est possible que la réalisation d’investissements dans une nouvelle plateforme de planification des ressources organisationnelles ne lui permette pas de générer beaucoup plus de valeur.

En cas de cession de participations à une autre société de capital investissement, une bonne stratégie consiste à lui offrir des avantages, de sorte que l’acquisition lui paraisse plus attrayante. Dans le cas d’un PAPE, il s’avère nécessaire de procéder à un examen plus approfondi des informations à fournir ainsi que des mesures de protection de la confidentialité et de la sécurité, de même que de renforcer les capacités de traitement de ces enjeux. Lorsque le recours à de nouvelles acquisitions est l’option retenue, les chefs de l’information et les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises financées par capital investissement doivent élaborer un solide plan d’intégration visant à assurer la fusion harmonieuse des systèmes et processus technologiques. Ce plan doit porter sur des aspects clés tels que la migration des données, la compatibilité des systèmes et la formation des employés.

Dans tous les cas, les exploitants des technologies sur lesquelles s’appuient les entreprises financées par capital investissement doivent déterminer quels sont les investissements technologiques (p. ex., en vue de l’acquisition de capacités exclusives) dont celles‑ci pourraient tirer un avantage concurrentiel, puis repérer des possibilités d’optimisation visant à améliorer considérablement les multiples de sortie.

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Chapitre 2

Axes de création de valeur technologique pour les entreprises financées par capital investissement

Les trois principaux axes de création de valeur permettront d’amplifier les multiples de sortie.

La stimulation de la croissance du chiffre d’affaires, l’application d’une approche ciblée axée sur les réductions de coûts (y compris les coûts et les investissements technologiques) et l’établissement d’une stratégie orientée vers une utilisation optimale du capital sont les trois principaux axes de création de valeur technologique pour les entreprises financées par capital investissement.

1. Croissance du chiffre d’affaires, un objectif clé

Les sociétés de capital investissement sont toujours à la recherche de procédés novateurs pouvant leur permettre de stimuler la croissance de leur chiffre d’affaires – notamment au moyen de technologies aux fins de la création d’expériences clients harmonieuses –, de fournir des services d’assistance virtuelle, d’optimiser l’exploitation de leurs données et de rehausser le niveau d’adoption de l’intelligence artificielle (IA).

En s’appuyant sur des stratégies de commerce électronique et de marketing reposant sur les technologies, les entreprises tirent parti de leurs canaux numériques et de leurs initiatives de marketing ciblé de façon à pénétrer de nouveaux segments de clientèle et à accroître le niveau d’engagement de leurs clients.

Elles peuvent élargir leurs capacités d’assistance en aidant leurs clients directement, dans le cadre de la prestation de services à distance, ou indirectement, grâce à l’utilisation de robots conversationnels. Les deux modes de prestation de services permettent de disposer d’une plateforme évolutive qui facilite l’élargissement des capacités de service, de même que la réduction significative des frais généraux et des coûts de main‑d’œuvre, le rehaussement du taux de satisfaction de la clientèle et l’exécution accélérée du processus de conversion des ventes. Par ailleurs, les données recueillies par l’intermédiaire de ces plateformes permettent de disposer de meilleures informations sur la clientèle, offrant donc la possibilité de renforcer les capacités de génération de revenus.

En exploitant et en analysant efficacement ces données, les entreprises peuvent mettre au point de nouveaux produits et services pour leurs clients actuels et leurs clients potentiels. Par ailleurs, elles peuvent utiliser les informations pour offrir efficacement leurs produits et services les plus demandés. Les activités axées sur l’analyse et les données des clients visent essentiellement à générer de plus grandes marges. En soi, ces activités constituent un incitatif à l’adoption de changements plus importants et plus fondamentaux sur le plan des pratiques opérationnelles appliquées dans des domaines tels que la chaîne d’approvisionnement, la recherche et le développement, et la gestion des immobilisations et de la main‑d’œuvre.

En tirant parti de l’IA, les entreprises peuvent tirer une valeur accrue de leurs données exclusives. Par exemple, l’IA peut permettre aux entreprises du secteur des produits de consommation courante de bénéficier d’un taux de croissance de leurs revenus allant de 10 % à 45 %. Selon Pitchbook, 60 % des chefs de l’information prévoient que le recours à l’IA se répandra dans tous les services de leur entreprise d’ici à 2025. Dans le contexte de l’explosion des investissements dans l’IA générative, les entreprises se voient maintenant obligées d’évaluer comment cette technologie influera sur leur secteur, faute de quoi elles s’exposent à un risque de disruption.

2. Impératifs de réduction des coûts des TI et d’exploitation des technologies aux fins de la réalisation de gains d’efficacité opérationnelle

En rationalisant leurs applications, en optimisant leurs infrastructures, et en procédant à la refonte de leur fonction TI et à des améliorations opérationnelles reposant sur les technologies, les entreprises peuvent en arriver à rehausser considérablement leurs marges. De telles initiatives reposent forcément sur l’application d’une approche stratégique, ainsi que sur la volonté d’adopter les innovations technologiques.

L’optimisation de leur fonction RH, de leurs systèmes et de leurs infrastructures est l’un des moyens efficaces auxquels les entreprises financées par capital investissement peuvent avoir recours pour réduire les coûts de leurs TI. Le but est de réduire les dépenses non essentielles qui mobilisent beaucoup de ressources financières. En éliminant leurs applications redondantes ou superflues, les entreprises peuvent réaliser d’importantes économies de coûts.

Par ailleurs, les entreprises financées par capital investissement peuvent se doter d’instances « optimisées » en modernisant leurs infrastructures de façon à réduire leurs frais généraux et leurs dépenses, ainsi qu’en investissant dans une stratégie de conversion à l’infonuagique et des outils de gestion des dépenses reposant sur l’infonuagique native. Elles peuvent ainsi obtenir un taux de réduction de leurs coûts d’exploitation pouvant aller jusqu’à 60 %.

Par exemple, la mise en œuvre d’un système infonuagique de gestion organisationnelle des dossiers de santé peut donner aux entreprises financées par capital investissement l’occasion de rationaliser leurs infrastructures et leur portefeuille d’applications, de réduire leurs coûts, de réaliser des gains en termes de performance et d’agilité, et d’accroître leurs capacités sur le plan de la sécurité et de la continuité des activités.

Une autre stratégie efficace consiste à rationaliser la fonction TI en envisageant de recourir à l’externalisation et en tirant parti de la délocalisation des ressources, dans la mesure du possible. Au départ, il s’avère nécessaire de procéder à une évaluation des coûts de maintien du personnel interne de la fonction TI par rapport aux coûts d’externalisation et de délocalisation, ainsi qu’à une sélection optimale des fournisseurs. Un tel exercice permet non seulement d’appliquer un levier clé d’optimisation des coûts, mais également d’outiller l’équipe TI pour qu’elle puisse se concentrer sur ses capacités fondamentales.

Par exemple, une entreprise financée par capital investissement dont la fonction TI est répartie entre de nombreux établissements très coûteux peut réaliser d’importantes économies de coûts en délocalisant la réalisation de certaines tâches informatiques qui ne sont pas stratégiques ou qui ne nécessitent pas une proximité géographique. Pour éviter les éventuels écueils, les entreprises financées par capital investissement doivent se doter d’une structure opérationnelle interne appropriée, surveiller les principaux paramètres de gestion de la performance de leurs partenaires d’approvisionnement et procéder aux rajustements requis tout au long du processus.

Les améliorations opérationnelles reposant sur les technologies vont de pair avec une exploitation de celles ci axée sur une réduction des frais généraux associés aux ressources humaines et aux processus. Par exemple, une entreprise financée par capital investissement évoluant dans le secteur des produits de consommation s’est dotée d’un système de planification autonome pour ses chaînes d’approvisionnement en tirant parti des technologies numériques de façon à réduire ses niveaux de stocks, à abaisser ses coûts de transport et à rehausser ses niveaux de service. C’est ainsi qu’elle a pu accroître le niveau d’exactitude de ses prévisions et réduire de 20 % ses stocks excédentaires.

3. Gestion efficace du capital, une dimension essentielle

Étant donné leur structure de financement à effet de levier, les sociétés de capital investissement doivent considérer que la gestion efficace de leur capital est une dimension hautement prioritaire. L’optimisation du déploiement du capital affecté aux technologies peut favoriser une gestion plus efficace des actifs, tout en générant des possibilités d’application d’une stratégie peu capitalistique à l’échelle des diverses dimensions de l’environnement technologique.

La gestion des dépenses technologiques et des initiatives transformationnelles figure parmi les meilleures stratégies permettant de gérer plus efficacement le capital. Il est essentiel de maîtriser les coûts, de respecter les échéanciers, d’évaluer le rendement du capital investi aux fins d’analyses de rentabilisation, d’assurer une gouvernance adéquate et d’atténuer les risques d’atteinte à la cybersécurité. Bien que les grandes initiatives de transformation technologique puissent contribuer au règlement d’importantes déficiences technologiques ou soutenir la réalisation de stratégies opérationnelles tournées vers l’avenir, elles ne représentent pas toujours l’approche optimale à appliquer, compte tenu de la stratégie de sortie.

Pour favoriser une gestion plus efficace du capital, il est également essentiel de tirer parti des technologies en lien avec les infrastructures. Comparativement aux services d’hébergement sur place, les services d’hébergement infonuagique présentent de nombreux avantages, notamment en termes d’abaissement des coûts initiaux, d’évolutivité et de flexibilité. Les sociétés de capital investissement peuvent aussi peser le pour et le contre des possibilités de location et d’acquisition de matériel informatique, notamment dans le cas des imprimantes et de l’informatique utilisateur.

Bien que l’exploitation des technologies puisse favoriser une gestion plus efficace du capital, elle génère aussi des risques. Pour faire en sorte que les investissements technologiques cadrent avec la stratégie d’investissement globale, il est essentiel de parvenir à un équilibre entre les impératifs de croissance et de développement technologique à long terme, d’une part, et les besoins en capital investissement, d’autre part. Par exemple, un projet de transformation technologique de grande envergure susceptible d’engendrer d’énormes dépenses pour une société de capital investissement, sans pour autant cadrer nécessairement avec sa stratégie d’investissement, peut s’avérer risqué et compromettre l’atteinte de la cible de rendement du capital investi.

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Chapitre 3

Risques et obstacles associés à la création de valeur technologique

Cinq problèmes courants ont une incidence sur la mise en œuvre des technologies et la création de valeur technologique.

Les sociétés de capital investissement qui s’appuient sur les technologies pour stimuler la création de valeur doivent s’efforcer d’éviter les cinq risques et obstacles critiques suivants :

  1. Contrôle préalable inadéquat – Un contrôle préalable technologique déficient peut entraîner des difficultés imprévues à l’étape de l’intégration, notamment l’incompatibilité des systèmes, des problèmes relatifs aux technologies héritées et la vulnérabilité aux cyberattaques.
  2. Résistance et choc – La résistance opposée par les employés et les parties prenantes peut compromettre le succès de la mise en œuvre des nouvelles initiatives technologiques. En outre, la réalisation accélérée des résultats escomptés par les sociétés de capital investissement peut générer un choc culturel, tout en exacerbant les pressions exercées sur les travailleurs des échelons subalternes et intermédiaires.
  3. Attentes irréalistes – La surestimation des avantages associés aux investissements technologiques ou la sous‑estimation du temps et des ressources nécessaires dans le cadre de la mise en œuvre peuvent générer un sentiment de déception et miner les efforts de création de valeur.
  4. Gouvernance et surveillance insuffisantes – Une supervision inadéquate des initiatives technologiques peut se traduire par un désalignement des priorités, une utilisation inefficace des ressources et l’incapacité de faire un suivi efficace des progrès. Par ailleurs, la conformité au cadre de réglementation et aux normes sectorielles est une composante essentielle du rehaussement de la valeur à la sortie.
  5. Cybersécurité déficiente – Les entreprises financées par capital investissement qui n’investissent pas suffisamment dans des mesures de cybersécurité peuvent s’exposer à des risques importants, notamment à des risques de violation de données, de pertes financières et d’atteinte à la réputation.

Des conditions propices à la création de valeur technologique
 

Les sociétés de capital investissement qui souhaitent créer de la valeur en tirant parti des technologies bénéficient de conditions qui n’ont jamais été aussi favorables. Dans le contexte actuel marqué par une forte inflation, des hausses de taux d’intérêt, l’instabilité des marchés et des possibilités transactionnelles limitées, elles doivent se concentrer sur la réalisation et l’optimisation de la valeur associée à leurs portefeuilles existants.
 

Les sociétés de capital investissement qui adoptent les technologies peuvent favoriser la croissance de leur chiffre d’affaires, définir et mettre en œuvre des stratégies de réduction de coûts, déployer des initiatives d’amélioration opérationnelle reposant sur les technologies et d’optimisation de l’efficacité de leur capital. À mesure de l’évolution du marché, elles doivent prendre en compte les possibilités de création de valeur grâce aux technologies, harmoniser la stratégie des entreprises qu’elles financent avec leur propre thèse d’investissement et prioriser leurs efforts, tout en investissant dans des innovations et dans des initiatives de transformation technologique, de façon à rester concurrentielles et à favoriser la création de valeur à long terme pour leurs investisseurs.
 

Nilesh Patel, Raghav Rao, Shashi Shrimali, Kingsley Ifechukwude, Joydeep Bhattacharyya et Andrew Miller ont contribué à l’élaboration de cet article.


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Résumé

Tout au long du cycle de vie des investissements, il est essentiel d’exploiter les technologies en tant qu’inducteurs de création de valeur, de façon à stimuler la croissance du chiffre d’affaires, à cibler les possibilités de réduction de coûts et à optimiser l’efficacité du capital.


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