La stimulation de la croissance du chiffre d’affaires, l’application d’une approche ciblée axée sur les réductions de coûts (y compris les coûts et les investissements technologiques) et l’établissement d’une stratégie orientée vers une utilisation optimale du capital sont les trois principaux axes de création de valeur technologique pour les entreprises financées par capital investissement.
1. Croissance du chiffre d’affaires, un objectif clé
Les sociétés de capital investissement sont toujours à la recherche de procédés novateurs pouvant leur permettre de stimuler la croissance de leur chiffre d’affaires – notamment au moyen de technologies aux fins de la création d’expériences clients harmonieuses –, de fournir des services d’assistance virtuelle, d’optimiser l’exploitation de leurs données et de rehausser le niveau d’adoption de l’intelligence artificielle (IA).
En s’appuyant sur des stratégies de commerce électronique et de marketing reposant sur les technologies, les entreprises tirent parti de leurs canaux numériques et de leurs initiatives de marketing ciblé de façon à pénétrer de nouveaux segments de clientèle et à accroître le niveau d’engagement de leurs clients.
Elles peuvent élargir leurs capacités d’assistance en aidant leurs clients directement, dans le cadre de la prestation de services à distance, ou indirectement, grâce à l’utilisation de robots conversationnels. Les deux modes de prestation de services permettent de disposer d’une plateforme évolutive qui facilite l’élargissement des capacités de service, de même que la réduction significative des frais généraux et des coûts de main‑d’œuvre, le rehaussement du taux de satisfaction de la clientèle et l’exécution accélérée du processus de conversion des ventes. Par ailleurs, les données recueillies par l’intermédiaire de ces plateformes permettent de disposer de meilleures informations sur la clientèle, offrant donc la possibilité de renforcer les capacités de génération de revenus.
En exploitant et en analysant efficacement ces données, les entreprises peuvent mettre au point de nouveaux produits et services pour leurs clients actuels et leurs clients potentiels. Par ailleurs, elles peuvent utiliser les informations pour offrir efficacement leurs produits et services les plus demandés. Les activités axées sur l’analyse et les données des clients visent essentiellement à générer de plus grandes marges. En soi, ces activités constituent un incitatif à l’adoption de changements plus importants et plus fondamentaux sur le plan des pratiques opérationnelles appliquées dans des domaines tels que la chaîne d’approvisionnement, la recherche et le développement, et la gestion des immobilisations et de la main‑d’œuvre.
En tirant parti de l’IA, les entreprises peuvent tirer une valeur accrue de leurs données exclusives. Par exemple, l’IA peut permettre aux entreprises du secteur des produits de consommation courante de bénéficier d’un taux de croissance de leurs revenus allant de 10 % à 45 %. Selon Pitchbook, 60 % des chefs de l’information prévoient que le recours à l’IA se répandra dans tous les services de leur entreprise d’ici à 2025. Dans le contexte de l’explosion des investissements dans l’IA générative, les entreprises se voient maintenant obligées d’évaluer comment cette technologie influera sur leur secteur, faute de quoi elles s’exposent à un risque de disruption.
2. Impératifs de réduction des coûts des TI et d’exploitation des technologies aux fins de la réalisation de gains d’efficacité opérationnelle
En rationalisant leurs applications, en optimisant leurs infrastructures, et en procédant à la refonte de leur fonction TI et à des améliorations opérationnelles reposant sur les technologies, les entreprises peuvent en arriver à rehausser considérablement leurs marges. De telles initiatives reposent forcément sur l’application d’une approche stratégique, ainsi que sur la volonté d’adopter les innovations technologiques.
L’optimisation de leur fonction RH, de leurs systèmes et de leurs infrastructures est l’un des moyens efficaces auxquels les entreprises financées par capital investissement peuvent avoir recours pour réduire les coûts de leurs TI. Le but est de réduire les dépenses non essentielles qui mobilisent beaucoup de ressources financières. En éliminant leurs applications redondantes ou superflues, les entreprises peuvent réaliser d’importantes économies de coûts.
Par ailleurs, les entreprises financées par capital investissement peuvent se doter d’instances « optimisées » en modernisant leurs infrastructures de façon à réduire leurs frais généraux et leurs dépenses, ainsi qu’en investissant dans une stratégie de conversion à l’infonuagique et des outils de gestion des dépenses reposant sur l’infonuagique native. Elles peuvent ainsi obtenir un taux de réduction de leurs coûts d’exploitation pouvant aller jusqu’à 60 %.
Par exemple, la mise en œuvre d’un système infonuagique de gestion organisationnelle des dossiers de santé peut donner aux entreprises financées par capital investissement l’occasion de rationaliser leurs infrastructures et leur portefeuille d’applications, de réduire leurs coûts, de réaliser des gains en termes de performance et d’agilité, et d’accroître leurs capacités sur le plan de la sécurité et de la continuité des activités.
Une autre stratégie efficace consiste à rationaliser la fonction TI en envisageant de recourir à l’externalisation et en tirant parti de la délocalisation des ressources, dans la mesure du possible. Au départ, il s’avère nécessaire de procéder à une évaluation des coûts de maintien du personnel interne de la fonction TI par rapport aux coûts d’externalisation et de délocalisation, ainsi qu’à une sélection optimale des fournisseurs. Un tel exercice permet non seulement d’appliquer un levier clé d’optimisation des coûts, mais également d’outiller l’équipe TI pour qu’elle puisse se concentrer sur ses capacités fondamentales.
Par exemple, une entreprise financée par capital investissement dont la fonction TI est répartie entre de nombreux établissements très coûteux peut réaliser d’importantes économies de coûts en délocalisant la réalisation de certaines tâches informatiques qui ne sont pas stratégiques ou qui ne nécessitent pas une proximité géographique. Pour éviter les éventuels écueils, les entreprises financées par capital investissement doivent se doter d’une structure opérationnelle interne appropriée, surveiller les principaux paramètres de gestion de la performance de leurs partenaires d’approvisionnement et procéder aux rajustements requis tout au long du processus.
Les améliorations opérationnelles reposant sur les technologies vont de pair avec une exploitation de celles ci axée sur une réduction des frais généraux associés aux ressources humaines et aux processus. Par exemple, une entreprise financée par capital investissement évoluant dans le secteur des produits de consommation s’est dotée d’un système de planification autonome pour ses chaînes d’approvisionnement en tirant parti des technologies numériques de façon à réduire ses niveaux de stocks, à abaisser ses coûts de transport et à rehausser ses niveaux de service. C’est ainsi qu’elle a pu accroître le niveau d’exactitude de ses prévisions et réduire de 20 % ses stocks excédentaires.
3. Gestion efficace du capital, une dimension essentielle
Étant donné leur structure de financement à effet de levier, les sociétés de capital investissement doivent considérer que la gestion efficace de leur capital est une dimension hautement prioritaire. L’optimisation du déploiement du capital affecté aux technologies peut favoriser une gestion plus efficace des actifs, tout en générant des possibilités d’application d’une stratégie peu capitalistique à l’échelle des diverses dimensions de l’environnement technologique.
La gestion des dépenses technologiques et des initiatives transformationnelles figure parmi les meilleures stratégies permettant de gérer plus efficacement le capital. Il est essentiel de maîtriser les coûts, de respecter les échéanciers, d’évaluer le rendement du capital investi aux fins d’analyses de rentabilisation, d’assurer une gouvernance adéquate et d’atténuer les risques d’atteinte à la cybersécurité. Bien que les grandes initiatives de transformation technologique puissent contribuer au règlement d’importantes déficiences technologiques ou soutenir la réalisation de stratégies opérationnelles tournées vers l’avenir, elles ne représentent pas toujours l’approche optimale à appliquer, compte tenu de la stratégie de sortie.
Pour favoriser une gestion plus efficace du capital, il est également essentiel de tirer parti des technologies en lien avec les infrastructures. Comparativement aux services d’hébergement sur place, les services d’hébergement infonuagique présentent de nombreux avantages, notamment en termes d’abaissement des coûts initiaux, d’évolutivité et de flexibilité. Les sociétés de capital investissement peuvent aussi peser le pour et le contre des possibilités de location et d’acquisition de matériel informatique, notamment dans le cas des imprimantes et de l’informatique utilisateur.
Bien que l’exploitation des technologies puisse favoriser une gestion plus efficace du capital, elle génère aussi des risques. Pour faire en sorte que les investissements technologiques cadrent avec la stratégie d’investissement globale, il est essentiel de parvenir à un équilibre entre les impératifs de croissance et de développement technologique à long terme, d’une part, et les besoins en capital investissement, d’autre part. Par exemple, un projet de transformation technologique de grande envergure susceptible d’engendrer d’énormes dépenses pour une société de capital investissement, sans pour autant cadrer nécessairement avec sa stratégie d’investissement, peut s’avérer risqué et compromettre l’atteinte de la cible de rendement du capital investi.