Forum du secteur des mines et métaux d’EY Amériques

Métaux et minéraux : un secteur en transition, une décennie de transformation

Sujets connexes

Le Forum du secteur des mines et métaux d’EY Amériques (FMMA) de cette année a réuni des acteurs de premier plan du secteur qui ont partagé leurs points de vue sur des sujets clés dans un contexte en évolution rapide.


En bref

  • Organisé sur le thème « Stimuler l’innovation : le rôle essentiel des métaux et des minéraux dans la création d’un avenir durable », le FMMA a prolongé ses réflexions de l’an dernier. 
  • Influencés par la demande en minéraux critiques du monde technologique moderne, les sujets abordés allaient de la décarbonation et de l’affectation des capitaux à l’innovation et à la transformation. 
  • Par leurs commentaires, les participants sont venus réaffirmer l’impératif de la résilience au moment où le secteur réinvente son avenir, repense ses modèles opérationnels et redéfinit ses attentes en matière de valeur à long terme.

Le monde continue à évoluer et avec lui, le secteur des métaux et des minéraux, qui se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Confronté à des défis urgents, il doit composer avec le besoin chaque année plus impérieux de repousser les limites du possible de manière à tirer pleinement profit des occasions et à créer de la valeur à long terme.

Parmi les priorités à court terme du secteur sur lesquelles se sont penchés les intervenants, citons l’élaboration d’une stratégie commune pour l’avenir des minéraux critiques, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP30) au Brésil ou l’intégration du développement durable dans la conception des mines.

Les points de vue et les stratégies visant à trouver un équilibre entre les exigences en matière de capitaux, de croissance et d’énergie qui ont été présentés ont suscité l’intérêt des 516 participants, lesquels ont participé à la discussion en répondant à plusieurs questions de sondage sur la transformation, la décarbonation, les entraves futures et les priorités du secteur à l’heure où les entreprises doivent composer avec les complexités d’un marché qui subit les répercussions de l’incertitude géopolitique.

Le résultat? Il est apparu très clairement que le changement continuera d’être la nouvelle normalité du secteur au cours des dix prochaines années. Et qu’il incombera aux leaders à long terme d’agir en faveur de la transformation et de l’agilité, et de croire en celles‑ci, pour demeurer à l’avant‑garde du changement.

Courroie transporteuse acheminant des roches dans une carrière industrielle
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Chapitre 1

Transformation et adaptation : évoluer de façon stratégique pour s’adapter aux dynamiques changeantes

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Le secteur des métaux et des minéraux continue à se réinventer. Compte tenu de la croissance et de la demande dans un monde de plus en plus dépendant des technologies, il n’est pas surprenant que près de la moitié des répondants à l’événement aient indiqué que la croissance causée par la transition énergétique était un facteur primordial de l’évolution du secteur dans les années à venir.
 

L’adoption de technologies en matière d’énergie renouvelable nécessitera de grandes quantités de métaux et de minéraux. La demande devrait quadrupler d’ici 20401.  Pour la satisfaire, il faudra donc une croissance importante, ce qui ne fera qu’alourdir la pression qui pèse sur les producteurs. L’innovation et l’automatisation ont été choisies par un répondant sur cinq, et les intervenants ont souligné que, bien que les progrès réalisés au fil des ans aient été lents, l’innovation menant à des gains d’efficacité continue d’être constante dans l’ensemble du secteur.
 

Mais compte tenu de la puissance de l’intelligence artificielle (IA) qui ne cesse de s’infiltrer dans différentes activités du secteur, de la maintenance prédictive à la surveillance environnementale en passant par la santé et la sécurité, ainsi que du développement continu de machines autonomes, l’innovation aura assurément une incidence sur l’avenir du secteur des mines et des métaux. Il n’est donc pas surprenant que, très récemment, notre rapport annuel Top 10 Business Report in the sector ait confirmé que le numérique et l’innovation faisaient partie des principales occasions à saisir dans le secteur.
 

Parmi le dernier quart des répondants, 17 % s’attendent à ce que les engagements à l’égard des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) jouent un rôle dans la redéfinition de l’avenir du secteur, même si ces questions ne constituent plus la même priorité dans le nouveau contexte des changements géopolitiques. L’accès aux investissements et à la discipline financière a obtenu les 9 % de votes restants, ce qui renforce les conclusions tirées du Rapport d’EY sur les dix principaux risques et possibilités d’affaires dans le secteur des mines et métaux en 2026, qui mentionnait l’augmentation des coûts et les dépenses d’investissement parmi les trois principales possibilités.
 

Les injections de fonds, les partenariats fiables qui contribuent à diversifier les risques et les relations commerciales solides pourraient composer la recette permettant de faire pencher la balance et de transformer l’une des périodes les plus difficiles et complexes de l’histoire de l’industrie minière en l’une des plus emballantes, au moment où le secteur met le cap sur l’avenir.

Les défis ne manquent pas

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Face à autant d’enjeux, il est crucial de définir l’avenir souhaité par le secteur. Un intervenant a décrit deux mondes parallèles et comparé les écosystèmes et les chaînes d’approvisionnement occidentaux à ceux de la Chine et d’autres pays détenant une longueur d’avance. Selon lui, la capacité d’attirer des capitaux et des investissements sera essentielle pour améliorer la situation dans le secteur minier.

Les défis « capter et maintenir l’intérêt des investisseurs » (21 % des réponses au sondage) et « répondre aux attentes changeantes des parties prenantes » (20 %) ont été au coude à coude, au deuxième et au troisième rang, derrière « composer avec les dynamiques mondiales et améliorer la résilience de la chaîne d’approvisionnement », cité par 31 % des répondants, ce qui est sans précédent.

Selon les conférenciers du FMMA, la résilience et la collaboration seront essentielles pour s’adapter aux dynamiques mondiales et optimiser les chaînes d’approvisionnement et de valeur. Mais jeter les bases d’un avenir qui réponde aux attentes des parties prenantes ne sera vraisemblablement pas une tâche rapide. Ni simple. Et le secteur ne pourra certainement pas s’en acquitter seul.

Là où, traditionnellement, la réussite se résumait à des considérations géologiques, sans égard pour les territoires où les gisements se trouvaient, les modèles ont fondamentalement changé. L’exploration ne peut plus faire abstraction des politiques. Les autorités publiques et le secteur doivent collaborer pour mettre sur pied une politique fiscale sensée visant à réduire les délais d’obtention des permis et des licences afin d’assurer un approvisionnement plus efficace.

Les prêts, crédits d’impôt ou incitatifs fédéraux, comme les initiatives du département de l’Énergie des États‑Unis sur les mines de l’avenir2, le régime fiscal favorable du Brésil3 ou le crédit d’impôt pour l’exploration de minéraux critiques de 30 % visant à stimuler des investissements miniers au Canada4, peuvent encourager l’investissement responsable et récompenser le respect de normes environnementales élevées. Par exemple, il peut s’agir de créer des coentreprises, des modèles de copropriété et des partenariats clés avec les communautés autochtones, et amener des groupes aux vues similaires à s’associer pour prendre des décisions et partager des retombées potentielles.

Puiser en soi

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Pénurie de main‑d’œuvre. Progrès technologiques. Risques liés au capital. Pressions géopolitiques. Bien qu’il puisse être difficile de prédire ce qui nous attend au cours des prochaines décennies, une chose est sûre : l’inaction ne sera pas une option.

Composer avec l’évolution constante du secteur nécessitera de l’endurance et de l’agilité, comme l’ont fait remarquer près de la moitié des répondants (48 %) pour qui le leadership et l’alignement stratégique sont des capacités clés favorisant la transformation. Dans un écosystème qu’un conférencier a décrit comme s’étant atrophié au cours des dernières années, l’exploitation minière est souvent considérée comme une industrie fermement ancrée dans le passé.

Une transformation tardive pourrait nécessiter un retour aux notions de base, à savoir l’examen détaillé des portefeuilles existants et de l’affectation des capitaux, ainsi que l’étude des meilleurs scénarios permettant aux actifs de réaliser leur plein potentiel dans l’avenir.

Plus de 60 % des chaînes d’approvisionnement du secteur minier sont touchées par les tensions géopolitiques5, ce qui a poussé 19 % des participants au sondage à citer la collaboration avec les gouvernements et les principales parties prenantes comme étant des capacités internes essentielles. Bien que complexe, la réduction des obstacles bureaucratiques, tels que les permis, les normes environnementales ou les règles entourant les relations avec les communautés autochtones, peut accélérer notre prise de décisions et améliorer notre productivité, comme le prévoit l’initiative Un projet, une évaluation de l’Ontario, qui vise à réduire de moitié les délais d’approbation des nouveaux projets miniers6, ou la loi récemment adoptée au Chili, qui devrait réduire la délivrance de permis de 30 % à 70 %7. De même, encourager les gouvernements qui partagent les mêmes vues à établir des coalitions, plutôt qu’à se battre à coup de barrières commerciales, serait un exemple d’action visant des changements positifs.

Et comme 13 % des répondants qui accordent la priorité aux compétences, aux connaissances et à l’automatisation, le secteur pourrait solliciter des bourses d’études auprès des gouvernements afin de former la prochaine génération à l’exploitation des mines de l’avenir, et s’assurerait de disposer de jeunes hautement qualifiés pour répondre aux besoins du secteur à l’ère imminente de l’IA.

Une vue aérienne à couper le souffle de la forêt amazonienne, au Brésil, mettant en valeur son couvert végétal luxuriant et ses rivières sinueuses
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Chapitre 2

Accélérer la décarbonation : les enjeux de la réduction des émissions de carbone

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Les pressions exercées à l’égard de la transition énergétique augmentent partout dans le monde. Pourtant, bien que le temps presse pour passer à la carboneutralité, le sondage du FMMA révèle qu’un participant sur cinq ne sait pas quels sont ses plans de décarbonation, et que près de 40 % des participants, collectivement, en sont à l’étape de l’étude de stratégies ou des discussions à un stade précoce.

Comme moins du quart des participants (24 %) indiquent que la planification et la prise de décisions tenant compte de la décarbonation sont entièrement intégrées aux objectifs stratégiques, le secteur a une occasion à saisir au moment où il cherche à faire progresser ses engagements en matière de décarbonation. Il existe des possibilités claires, bien qu’elles comportent des défis importants, de l’adaptation à l’éloignement des sites miniers aux investissements requis pour les infrastructures, en passant par les capitaux nécessaires pour mettre en œuvre et appuyer les technologies plus récentes. Comme l’a indiqué un intervenant, compte tenu de la trajectoire des incidences des changements climatiques, toute mesure prise en faveur de la décarbonation ne peut que profiter à la planète.

Mais comment y parvenir? Au cours des prochaines années, il sera essentiel de poursuivre les efforts de transition énergétique, qu’il s’agisse de faire évoluer la réglementation sur le marché du carbone, d’exploiter le potentiel des biocarburants ou d’explorer de nouvelles sources d’énergie, comme l’hydrogène « vert ». Ces sujets seront probablement abordés lors de la COP30. Les principales organisations minières devront aussi investir dans l’élaboration de stratégies durables pour l’avenir. 

Selon un intervenant du FMMA, il sera essentiel pour le secteur des mines et métaux de démontrer les progrès accomplis s’il attend des investisseurs qu’ils accompagnent ses organisations et récompensent celles qui font preuve de leadership en matière de décarbonation, de durabilité et de progrès à l’égard des enjeux ESG.

Au-delà de la destination

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Bien que la voie vers un avenir meilleur semble semée d’embûches, il est clair, d’après les résultats du sondage, que la fin ne justifiera pas seulement les moyens, mais qu’elle les surpassera de loin. Les résultats du sondage ont montré que le groupe était très divisé sur les principaux incitatifs à la décarbonation.

Près d’un tiers (28 %) ont indiqué que la réduction des coûts et la maximisation de la valeur étaient prioritaires pour eux. Le quart des répondants souhaitent se conformer aux exigences réglementaires. Et un seul point de pourcentage a séparé les incitatifs suivants, qui portent sur le renforcement de la confiance des parties prenantes (17 %) et l’apaisement des pressions des investisseurs et des marchés financiers (16 %).  

Les conférenciers ont fait écho à ces aspirations en soulignant que les entreprises qui ont agi en amont et rapidement pour atteindre les objectifs en matière de durabilité et d’enjeux ESG obtiennent déjà des résultats positifs. Et bien que les enjeux ESG se trouvent à un tournant marqué par des clivages, et que la pression encourageant à respecter des normes environnementales strictes s’atténue, les intervenants ont averti que le moment n’est pas venu de reculer. 

Les entreprises qui poursuivent leurs efforts auront une longueur d’avance sur la concurrence lorsque le balancier environnemental reviendra, avec force, et seront probablement celles qui attireront les investissements en capital destinés aux constructions plus durables et plus transparentes à mesure que les questions ESG se rééquilibreront. Il sera toutefois important d’aller de l’avant sur d’autres aspects de la démondialisation, notamment la certitude relative aux chaînes d’approvisionnement et la capacité du secteur à attirer et à maintenir en poste une main‑d’œuvre motivée et qualifiée.

Composer avec les défis : trouver un équilibre entre la disponibilité, la croissance et la durabilité
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Chapitre 3

Composer avec les défis : trouver un équilibre entre la disponibilité, la croissance et la durabilité

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Les risques élevés, les longs délais et les rendements imprévisibles ont traditionnellement pesé sur la capacité du secteur à attirer des capitaux. Ajoutez à cela une réglementation lourde et de longs processus de délivrance de permis, et les défis en matière d’investissement ne font que s’intensifier.

Sans surprise, près de 40 % des participants ont indiqué que les capitaux et le financement constituaient leur principale préoccupation, suivi de cadres de réglementation et de délivrance de permis restrictifs (28 %). Des facteurs qui sont liés selon un intervenant qui a donné l’exemple d’une mine de cuivre construite en 2000 selon un prix avoisinant 5 000 $ la tonne de cuivre et qui pourrait facilement atteindre 45 000 $ la tonne aujourd’hui. Un quart de siècle plus tard, la plupart des sociétés minières se considéreraient chanceuses d’avoir pu financer un tel projet, malgré la demande accrue découlant des énergies renouvelables d’aujourd’hui qui exigent cinq fois plus de cuivre que la production d’électricité traditionnelle. 

Les dirigeants d’aujourd’hui doivent non seulement décider de la direction dans laquelle orienter leurs stratégies à l’avenir, mais aussi de l’affectation des capitaux entre des priorités concurrentes. À l’avenir, la réussite continuera de dépendre de l’atteinte d’un équilibre efficace entre les coûts à court terme et les profits à long terme. 

De plus, une fois qu’une mine est pleinement opérationnelle, les problèmes d’exploitation peuvent souvent nuire à sa viabilité et à son développement. Si les organisations ne veulent pas que ces difficultés soient un frein à leur essor et à leur expansion, elles doivent les résoudre. Voilà pourquoi la complexité opérationnelle a dominé le palmarès du Rapport d’EY sur les dix principaux risques et possibilités d’affaires dans le secteur des mines et métaux en 2026.

Approvisionnement en baisse, coûts en hausse

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Alors que les teneurs diminuent, mais que la demande et les coûts continuent d’augmenter, les concurrents du secteur des métaux et des minéraux choisissent de réviser les règles du secteur minier pour miser sur l’innovation. La moitié des répondants au sondage ont indiqué que les gains d’efficacité seront essentiels pour répondre à la demande mondiale de matières premières, étant donné que les gisements à teneur élevée deviennent de plus en plus difficiles à trouver.

Étant donné la nature répétitive des processus d’extraction, de traitement et de raffinage, les technologies avancées peuvent générer des gains d’efficacité qui ont une incidence positive sur le résultat net. De l’invention de nouveaux modes d’exploration visant à accélérer la découverte de gisements de minerai viables à la transformation de l’exploitation grâce à la réduction de l’intensité énergétique, hydrique et matérielle dans l’ensemble des activités, les possibilités abondent.

À mesure que les coûts d’extraction grimperont, les technologies intelligentes permettront de tirer davantage parti des mines existantes. Citons par exemple l’automatisation ou l’IA, un marché qui devrait croître pour s’établir à 8,5 milliards de dollars au cours des dix prochaines années.  On a de plus en plus recours à l’IA pour optimiser la répartition de la machinerie, prévoir les pannes d’équipement et améliorer le contrôle de la teneur en minerai. Bien que les coûts d’intégration et les risques liés à la sécurité des données aient ralenti l’adoption de ces technologies, celle‑ci a progressé.

Mais il n’est pas nécessaire que ces changements soient radicaux pour générer des retombées. Comme l’a mentionné un intervenant, même les innovations marginales mises en œuvre à l’échelle du processus d’exploitation minière et de la chaîne d’approvisionnement peuvent contribuer à réduire les coûts. Elles peuvent être suggérées par les employés, qui, bien qu’ils soient plus près de la production quotidienne, sont une ressource souvent inexploitée. Les solutions maison, comme les incitatifs offerts pour les idées qui favorisent l’innovation, peuvent générer des gains d’efficacité incalculables.

Des possibilités supplémentaires en matière de coûts totaux, comme celle d’envisager la fermeture de mines lors de la conception initiale des projets, ainsi que des méthodes plus modernes, comme l’empilage à sec de résidus pour la remise en état ou pour le remblayage des fosses, devraient également être prises en compte en amont. Étant donné que seulement 5 % des répondants ont mis en place des solutions d’économie circulaire et que 17 %, dans le cadre de la planification de leurs activités, ne considèrent pas la diminution de la teneur en minerai comme une priorité ou ne savent pas quelle solution y apporter, il est possible que des stratégies sous‑exploitées soient laissées de côté.

Saisir les occasions

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À plus long terme, les stratégies adoptées pour renforcer la résilience et la durabilité se répartissent équitablement entre les répondants, mais l’une d’entre elles se démarque de manière claire : l’amélioration de la planification des fonds propres et de la gestion des risques. 

Fait tout aussi intéressant, les leviers restants, qu’il s’agisse des innovations (14 %), des partenariats (15 %), du perfectionnement des compétences (15 %) ou de la collaboration avec les parties prenantes (10 %), recueillent des pourcentages presque égaux, ce qui indique que les organisations du secteur des métaux et des minéraux ne laissent de côté aucune solution lorsqu’elles planifient leur avenir.

Saluée comme la clé du progrès, l’innovation peut donner son essor à une entreprise. Mais ce n’est pas toujours le cas. Elle conduit parfois à un gouffre financier plutôt qu’à la fine pointe du changement. Qu’elles innovent en tant que pionnières ou qu’elles répliquent les initiatives de leurs homologues, les organisations doivent être en mesure de s’adapter. Trouver la meilleure façon d’inciter les équipes à améliorer leur productivité, à réduire les coûts et les risques et à préserver les ressources peut venir de l’intérieur de l’organisation. Ou cela peut provenir de l’extérieur, en collaboration avec l’écosystème des fournisseurs, des parties prenantes, des investisseurs, des collectivités et des clients. Fournir des informations sur ses résultats ou communiquer en toute transparence avec les collectivités locales peut avoir une incidence importante.

Être appréciée des investisseurs et des autres parties prenantes en tant qu’organisation qui fait ce qui est juste peut renforcer les relations et l’image de marque, offrir de nouvelles possibilités de réinventer la résilience et attirer les meilleurs talents, au moment où le secteur se tourne vers l’avenir. Comme l’a dit un intervenant, dans un monde où toutes les mines et usines sont soumises à une raréfaction des capitaux, la façon dont une organisation collabore avec les parties prenantes peut être son principal atout pour se démarquer, en particulier lorsque les choses tournent mal.


Résumé

La demande de métaux et de minéraux continuera d’augmenter à mesure que la population mondiale se modernise et que de nouveaux efforts de transition énergétique sont déployés. Un leadership exemplaire, une nouvelle façon de penser et une volonté de collaborer changeront la donne dans le secteur.

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