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Pourquoi il est essentiel d’accélérer la transformation de la conformité dans une ère de perturbations

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Personne-ressource locale :
Aïsha Brillant : associée, Services de juricomptabilité et de soutien à l’intégrité d’EY


Changer de stratégie en matière de conformité peut aider les organisations à réagir rapidement et à se préparer à toute éventualité.


En bref

  • De nombreuses organisations repensent la conformité afin de suivre le rythme des changements rapides et des risques imprévisibles. 
  • La technologie, en particulier l’IA, devient essentielle pour gérer la conformité et répondre aux nouvelles exigences. 
  • Les équipes qui actualisent leurs pratiques de conformité sont plus à même de prendre des décisions rapides et de soutenir les objectifs d’affaires.

Dans l’environnement opérationnel non linéaire, accéléré, volatile et interconnecté (NAVI) d’aujourd’hui, il est plus difficile que jamais pour les entreprises de gérer les risques de conformité et d’intégrité. L’instauration d’une solide culture de conformité est désormais incontournable, mais pour réussir, il faut repenser stratégiquement l’interaction entre les personnes, les processus et les technologies.

Cette nouvelle étude explore la manière dont les entreprises adaptent leur approche de l’intégrité à l’échelle mondiale. Elle révèle que les organisations les plus confiantes ont intégré des mesures de conformité dans leur culture et leurs activités et adoptent stratégiquement l’intelligence artificielle (IA) pour gérer les programmes de conformité et les risques. Mais malgré les pressions croissantes qui poussent à la transformation, très peu d’organisations interrogées font partie de ce groupe.

Principaux résultats

  • 71 % des entreprises affirment que la complexité et la volatilité du contexte opérationnel actuel font qu’il est plus difficile que jamais de suivre le rythme des changements. Mais moins d’un tiers des entreprises y voient une occasion de transformer stratégiquement leurs fonctions de conformité pour l’avenir.
  • Les organisations sont moins préparées à relever leurs défis les plus urgents : 41 % de celles qui identifient les risques liés aux tiers comme une menace majeure n’ont que peu ou pas confiance dans la capacité de leur équipe de conformité à les gérer.
  • 65 % des entreprises se disent sous pression pour obtenir plus rapidement des résultats plus sophistiqués en matière de conformité et de gestion des risques, mais leur budget n’est pas suffisant.
  • Les équipes chargées de la conformité ne sont pas habilitées à prendre des décisions rapides : la moitié des organisations (49 %) disent que leur fonction de conformité est incapable de s’adapter rapidement sans rencontrer de résistance ou de contraintes administratives.
  • L’IA est la priorité stratégique absolue des entreprises en matière de conformité, mais seulement 6 % considèrent leurs capacités technologiques comme étant à la fine pointe.
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Chapitre 1

Équiper les équipes chargées de la conformité pour qu’elles puissent faire face à notre monde en bouleversement

Les perturbations et la complexité poussent les entreprises à redéfinir leur approche de la conformité.

Près des trois quarts des entreprises (71 %) affirment que la complexité et la volatilité du contexte opérationnel actuel font qu’il est plus difficile que jamais de suivre le rythme des changements, ce qui influe sur leur perception des risques.

Notre étude montre que la volatilité macroéconomique et commerciale est la force la plus perturbatrice aujourd’hui pour les équipes chargées de la conformité, plus encore que les changements géopolitiques, les perturbations technologiques et la complexité réglementaire. L’imprévisibilité de ce défi menace les capacités et les délais de réponse des modèles opérationnels actuels.

Le moment est venu d’évaluer les pratiques de conformité et d’accélérer la transformation. Mais alors que la plupart des organisations (67 %) améliorent leur fonction de conformité, seulement 31 % saisissent l’occasion de repenser stratégiquement le rôle de la conformité au sein de leur entreprise pour les deux prochaines années. Par ailleurs, 36 % déclarent n’apporter que des améliorations ciblées et un tiers (33 %) estiment que leur approche actuelle est efficace dans le contexte d’aujourd’hui.


Les entreprises ne sont pas convaincues de pouvoir gérer leurs risques les plus urgents

Les organisations considèrent la confidentialité des données et la cybersécurité comme leur principal défi : 41 % les classent parmi leurs trois principales menaces. Mais seulement 23 % de ces entreprises se disent très confiantes dans la capacité de leur fonction conformité à gérer efficacement ce défi.

 

Les menaces telles que l’hameçonnage, les rançongiciels et les cyberattaques avancées évoluent rapidement. Leur volume et leur niveau de sophistication croissants, alimentés par les progrès de l’IA, l’automatisation et les risques inhérents associés aux partenariats commerciaux avec des tiers, dépassent les capacités défensives de nombreuses organisations, les rendant vulnérables à des violations importantes et à des pertes financières.

 

Les risques liés aux tiers et à la chaîne d’approvisionnement sont identifiés comme une menace par 32 % des entreprises. Mais le défi que les organisations sont moins préparées à relever est le suivant : 41 % d’entre elles déclarent n’avoir que peu ou pas confiance dans les capacités de leur équipe chargée de la conformité.


Les données montrent qu’un manque d’agilité mine la capacité des organisations de réagir aux menaces. Cela est particulièrement évident dans le cas de défis complexes impliquant des partenaires externes : seulement un tiers des entreprises se disent bien préparées à réagir rapidement et efficacement aux risques liés à des tiers, et 62 % affirment que leurs processus ou leurs systèmes limitent la rapidité ou la coordination de leur réponse.

Ces résultats mettent en évidence la difficulté qu’ont souvent les organisations à maintenir une surveillance sur de vastes réseaux. Par exemple, une entreprise peut faire appel à un fournisseur tiers qui falsifie les certifications de crédits carbone afin de gonfler sa performance sur le plan environnemental (écoblanchiment), tout en soudoyant des fonctionnaires locaux pour obtenir ces certifications et en violant les lois en exerçant ses activités dans des régions visées par des restrictions.

Ces risques s’étendent à plusieurs territoires et domaines réglementaires, ce qui représente un défi important en matière de conformité. Comme le montrent les données, un manque de visibilité, des processus fragmentés et des contraintes en matière de ressources ajoutent à la complexité, rendant difficile pour les organisations de gérer les risques de manière globale sans beaucoup investir dans la technologie, l’expertise et la coordination.

« Trop souvent, la gestion des risques liés aux tiers consiste à chercher une aiguille dans une botte de foin, plutôt qu’à bien gérer la botte de foin elle‑même. Le contexte opérationnel d’aujourd’hui exige un cadre plus adaptable, qui intègre à la fois des informations structurées et non structurées et qui soit directement lié aux activités commerciales. Ce sera de plus en plus crucial pour les entreprises qui chercheront à saisir des occasions sur les marchés nouveaux et en développement », explique Liban Jama, leader, Services de juricomptabilité et de soutien à l’intégrité, EY Amériques.

Qu’est-ce qui limite la flexibilité? Près de la moitié (49 %) des entreprises affirment que leur fonction de conformité est incapable de s’adapter sans rencontrer de résistance ou de formalités administratives. En outre, près des deux tiers (65 %) se disent sous pression pour obtenir plus rapidement des résultats plus sophistiqués en matière de conformité et de gestion des risques, mais n’ont pas le budget nécessaire.

Ces résultats reflètent une tendance à sous-estimer la fonction de conformité, de nombreuses organisations la considérant principalement comme une protection contre les grands titres potentiellement négatifs.

Mais la conformité peut contribuer au succès global d’une organisation. Les organisations reconnues parmi les entreprises les plus éthiques au monde par Ethisphere ont surpassé la capitalisation boursière d’un indice mondial comparable de 7,8 % au cours des cinq dernières années (jusqu’en 2025)1.

Le contrôle préalable de la conformité dans les transactions de fusion et d’acquisition permet également de mettre au jour des risques cachés, tels que les infractions aux règlements, les responsabilités environnementales ou la lutte contre la corruption, qui peuvent être quantifiés et utilisés pour négocier un prix d’achat inférieur, des indemnités favorables ou des accords d’entiercement, permettant ainsi d’économiser des millions de dollars et de garantir la préservation de la valeur après l’acquisition.

Les organisations qui revoient leur approche de la conformité sont mieux préparées à faire face aux perturbations

Les entreprises qui transforment leurs fonctions de conformité pour l’avenir réagissent plus rapidement et efficacement aux défis les plus urgents d’aujourd’hui. En ce qui concerne les risques liés aux tiers, par exemple, 54 % des entreprises en transformation se disent bien préparées, contre seulement 18 % des entreprises qui maintiennent leur approche actuelle.


Les données indiquent également qu’un changement de mentalité est en train de s’opérer. Seulement 34 % des entreprises en transformation affirment que la capacité de réaction de leur fonction de conformité est limitée par les formalités administratives, contre 58 % des entreprises qui maintiennent le cap. Les organisations qui sont plus conscientes de la nécessité de s’adapter à un contexte qui évolue rapidement semblent faire davantage confiance à leur équipe de conformité pour agir de manière décisive face aux risques.

Les équipes de conformité doivent se positionner comme leader dans ce changement de mentalité. Comme l’a expliqué M. Jama : « Pour que les organisations considèrent la conformité comme une fonction stratégique, les équipes de conformité doivent démontrer comment elles soutiennent la prise de décision et stimulent la croissance. Cela signifie qu’il faut relier les activités de conformité aux résultats financiers de l’entreprise et proposer de manière proactive des solutions à la hauteur des défis. » 

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Chapitre 2

L’écart entre la prise de conscience et l’action peut exposer les organisations à des risques

Les entreprises se concentrent sur la modernisation de la conformité, mais elles ne sont pas soutenues par leurs dirigeants.

Les investissements dans les nouvelles technologies et les outils d’automatisation sont la priorité absolue des équipes chargées de la conformité dans le contexte réglementaire actuel : 40 % des entreprises placent ces investissements parmi leurs trois grandes priorités. Parallèlement, 38 % envisagent de revoir leurs modèles opérationnels en matière de conformité, ce qui témoigne d’une volonté plus grande de revoir les structures qui sous-tendent cette fonction.

Les priorités stratégiques au niveau organisationnel reflètent ce changement. La moitié des entreprises affirment que l’adoption de l’IA pour améliorer la conformité est une priorité absolue en matière d’investissement, suivie par la surveillance de la conformité et l’audit interne (49 %) et l’évaluation des risques de conformité et les rapports sur les programmes (47 %).


La modernisation fait partie intégrante de la transformation. Mais prime-t-elle sur des enjeux plus urgents? Seulement un quart des entreprises accordent la priorité à l’expansion de la gouvernance et de la surveillance afin d’inclure des domaines de risque émergents.

Les données relatives à la conformité alimentent la veille économique, permettant une prise de décisions éclairée grâce à l’analyse des tendances et à la détection d’anomalies, ce qui améliore directement la rentabilité.

Il existe également un écart d’opinion manifeste entre les différentes fonctions. Les personnes qui occupent des postes non liés à la conformité, mais qui sont régulièrement confrontées à des questions et des initiatives de conformité, telles que les fonctions juridiques, d’audit ou de gouvernance d’entreprise, souhaitent avant tout revoir le modèle opérationnel de conformité. Les responsables de la conformité reconnaissent toutefois qu’il est plus urgent de renforcer les capacités de base, notamment en renforçant les contrôles internes et en sensibilisant davantage les employés.

« Les données relatives à la conformité alimentent la veille économique, permettant une prise de décision éclairée grâce à l’analyse des tendances et à la détection d’anomalies. Par exemple, l’analyse comportementale des employés, des fournisseurs ou des clients peut révéler des gains d’efficacité et des informations exploitables. De plus, elle peut directement améliorer la rentabilité en identifiant et en atténuant les pertes, les fuites et les activités frauduleuses exercées à l’encontre d’une organisation », affirme Dilek Çilingir, leader mondial d’EY, Services de juricomptabilité et de soutien à l’intégrité.

Une entreprise qui ne remédie pas à ce décalage risque de sous-investir dans des domaines essentiels tels que le recrutement, la formation et la surveillance. Au bout du compte, cela conduira à une mise en œuvre peu efficace des contrôles de conformité et compromettra la capacité de la fonction à gérer efficacement les risques.

Les équipes de conformité intégrées sont en bonne position pour réagir aux perturbations

Plus des trois quarts des entreprises (78 %) affirment que leur équipe de conformité travaille en étroite collaboration et efficacement avec les services juridiques, l’audit et d’autres fonctions clés. Près des trois quarts de ces organisations plus intégrées (74 %) disent bénéficier d’une forte visibilité au conseil d’administration et recevoir suffisamment de ressources pour gérer efficacement les risques, contre seulement 40 % des organisations moins intégrées.


Les organisations dont les équipes de conformité sont plus intégrées sont également plus susceptibles, de 8 points de pourcentage, de transformer leurs fonctions de conformité pour l’avenir, tandis que les équipes moins intégrées ont tendance à adopter une approche plus fragmentaire face au changement.

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Chapitre 3

Comment les équipes de conformité peuvent utiliser la technologie de manière stratégique pour gérer les risques

La plupart des entreprises ne disposent pas des capacités technologiques de pointe nécessaires pour transformer leurs programmes de conformité.

La technologie est de plus en plus considérée comme une priorité stratégique pour les équipes de conformité dans le contexte actuel. Mais seulement 6 % des entreprises affirment disposer de capacités « de pointe », c’est-à-dire de systèmes en temps réel fluides qui intègrent des outils prédictifs et des tableaux de bord. Au contraire, la plus grande partie des entreprises (42 %) décrivent leurs capacités comme « fonctionnelles », c’est-à-dire qu’elles disposent de systèmes de base intégrés dans tous les domaines de la conformité, mais qu’elles manquent de capacités interfonctionnelles plus sophistiquées, telles que l’analyse de données et les informations prédictives.


Les organisations qui affirment disposer de capacités évoluées ou de pointe sont deux fois plus susceptibles que celles ayant des systèmes limités ou rudimentaires de se dire prêtes à faire face à des enjeux pressants et interconnectés tels que la cybersécurité, les risques liés aux technologies émergentes et les risques liés aux tiers.

Les entreprises matures sont également plus susceptibles d’affecter leurs ressources de manière stratégique : 60 % d’entre elles transforment la conformité pour l’avenir, contre seulement 1 % des organisations dont les capacités sont limitées ou rudimentaires. En outre, ces entreprises sont presque deux fois plus susceptibles d’affirmer que leur organisation leur permet de s’adapter rapidement sans résistance.

Les organisations les plus résilientes renforcent les capacités de leurs équipes chargées de la conformité en investissant dans des outils qui les aident à relever les défis complexes et imprévisibles d’aujourd’hui, renforçant ainsi le lien entre la culture organisationnelle et la résilience.

Le manque de vision pourrait compromettre la valeur des technologies de pointe

C’est dans l’automatisation des tâches courantes que les entreprises voient le plus grand potentiel de l’IA ou de l’analytique avancée pour ajouter de la valeur à la conformité et à la gestion des risques : 44 % des organisations la classent parmi leurs trois principaux avantages perçus. Les utilisations plus complexes sont quant à elles considérées comme moins utiles : la génération d’informations transversales à partir de sources disparates, telles que l’audit et les risques, est le choix le moins populaire.

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Les entreprises pourraient privilégier l’IA pour gagner rapidement en efficacité face à l’accélération du rythme des changements. Mais sous‑estimer les applications plus complexes pourrait limiter sa capacité à créer de la valeur à long terme.

Sally Trivino, co-leader mondial des Services de juricomptabilité et de soutien à l’intégrité d’EY, ajoute : « Deux facteurs clés permettent de déterminer si l’IA est actuellement mise en œuvre en matière de conformité. Premièrement, les professionnels de la conformité ont tendance, par nature, à avoir une aversion pour le risque. La première question qu’ils se poseront face à toute nouvelle technologie sera donc toujours :"Est-elle fiable?" Comme l’IA est en constante évolution, une partie de leur travail consiste à en évaluer les risques. Deuxièmement, la conformité est une fonction qui n’a pas d’incidence directe sur les sources de revenus d’une entreprise. Par conséquent, les arguments justifiant d’investir dans l’IA pour la conformité ne sont pas particulièrement solides par rapport à d’autres domaines de l’entreprise qui ont un impact plus direct. Par conséquent, les équipes ont souvent une influence limitée sur la manière dont l’IA est mise en œuvre et sur ses domaines d’application. »

Nos données suggèrent que l’incertitude liée à la mise en œuvre de l’IA en conformité est la principale cause d’hésitation. Les biais de l’IA, les cybermenaces et l’incertitude réglementaire sont les trois principaux risques identifiés par les entreprises.


Il y a un écart plus profond en matière de préparation. L’incertitude quant à l’efficacité de l’utilisation de l’IA et le manque d’investissements dans les ressources nécessaires pour une mise en œuvre efficace sont cités parmi les trois principaux obstacles organisationnels à la mise en œuvre.

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Pour libérer le véritable pouvoir de transformation de l’IA, les organisations devront se tourner vers des outils spécialement conçus pour anticiper et gérer les risques dans un environnement en pleine mutation.

« La conformité doit être une ceinture de sécurité, et non un frein. Les entreprises qui n’investissent pas dans l’IA pour la conformité forcent leur équipe chargée de la conformité à utiliser des systèmes lents et obsolètes qui ne peuvent pas suivre le rythme des exigences commerciales d’aujourd’hui. Cela non seulement les place dans une position défavorable par rapport à la concurrence, mais les expose également à des erreurs qui pourraient, à terme, entraîner un surinvestissement, sous le regard attentif d’un contrôleur nommé par un organisme de réglementation », explique M. Trivino.

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Chapitre 4

Trois impératifs en matière de conformité pour faire face aux perturbations

Des mesures claires aident les équipes de conformité à s’adapter, à travailler ensemble et à diriger avec confiance dans un contexte économique en constante évolution.

1. Se transformer ou être laissé pour compte

Les organisations doivent adopter une approche délibérée et stratégique de la transformation afin de créer une valeur durable.

  • Donner aux experts davantage de pouvoir : les équipes de conformité doivent disposer des bons outils et pouvoir prendre des décisions afin de réagir de manière décisive et agile face aux risques.
  • Intégrer le risque et la stratégie : la conformité doit être un moteur proactif de résilience et de croissance, et pas seulement une mesure de protection.
  • Investir dans la technologie en tant que catalyseur stratégique : pour créer une valeur maximale, l’IA doit être intégrée au modèle opérationnel et régulièrement mise à jour en fonction des besoins de l’entreprise et des avancées du secteur.

2. Refonte pour plus de résilience

Les entreprises doivent prioriser l’intégration de leur fonctionconformité tant au niveau opérationnel que culturel.

  • Il faut d’abord poser les bases : c’est-à-dire mettre en place des contrôles solides, des cadres de surveillance clairs et une main-d’œuvre sensibilisée à la conformité moderne.
  • Structurer l’organisation autour de la conformité : de simple fonction parallèle, en faire un élément incontournable de la stratégie commerciale.
  • Prioriser une communication et un flux de données fluides : cela favorisera la coordination entre les différentes fonctions et permettra à l’équipe de conformité de réagir rapidement en cas de besoin.

3. Diriger avec autorité

  • Renforcer le rôle des leaders : dans un environnement opérationnel perturbé, il est plus important que jamais que les responsables de la conformité se fassent entendre des dirigeants.
  • Savoir prendre des décisions : aller au-delà des processus décisionnels lents et mesurés pour suivre le rythme accéléré du changement.
  • Assumer ses décisions : comme l’intégration interfonctionnelle brouille les responsabilités, les professionnels de la conformité doivent affirmer leur autorité en tant que leaders reconnus en matière de risques.

Résumé

Les entreprises actualisent leurs stratégies de conformité afin de s’adapter à l’évolution rapide et aux nouveaux risques. Les technologies, notamment l’IA, jouent un rôle de plus en plus important dans la gestion de la conformité. Les équipes qui s’adaptent rapidement et travaillent ensemble sont mieux à même de soutenir les objectifs d’affaires et de relever des défis.

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