Mary Margaret Penniman
00:00:08 – 00:00:11
Bonjour. Comment allez-vous? Je m’appelle Mary.
Georgianna Ma
00:00:11 – 00:00:11
Georgiana.
Mary Margaret Penniman
00:00:11 – 00:00:14
Enchantée de faire votre connaissance. Bienvenue à PepsiCo Canada.
Georgianna Ma
00:00:14 – 00:00:15
Merci de nous accueillir.
Mary Margaret Penniman
00:00:15 – 00:00:16
C’est un plaisir.
Georgianna Ma
00:00:16 – 00:00:17
Quel beau bureau!
Mary Margaret Penniman
00:00:17 – 00:00:18
Merci infiniment.
Mary Margaret Penniman
00:00:19 – 00:00:26
Avant de commencer, puis-je vous offrir quelque chose à boire? Pour ma part, j’aime bien le Bubly, c’est ce que je vais prendre.
Georgianna Ma
00:00:26 – 00:00:27
D’accord, moi aussi.
Mary Margaret Penniman
00:00:27 – 00:00:28
Très bien!
Mary Margaret Penniman
00:00:30 – 00:00:30
Santé!
Georgianna Ma
00:00:31 – 00:00:31
Santé!
Georgianna Ma
00:00:51 – 00:00:52
Merci de nous recevoir aujourd’hui.
Mary Margaret Penniman
00:00:52 – 00:00:54
Il n’y a pas de quoi. Merci de votre présence.
Georgianna Ma
00:00:54 – 00:01:00
Pouvez-vous nous parler brièvement de votre parcours professionnel et de votre rôle à PepsiCo?
Mary Margaret Penniman
00:01:00 – 00:01:28
Bien sûr. Pour commencer, je vais vous parler de mon poste ici à PepsiCo. En fait, je prends actuellement de nouvelles fonctions dans le cadre de la mise en place de la structure « One PepsiCo » au sein de l’entreprise. Je suis donc directrice principale de la chaîne d’approvisionnement pour le marché de l’Ontario à PepsiCo Canada, ce qui signifie que je suis responsable de l’ensemble des activités de production industrielle en Ontario. Cela englobe la production, la fabrication, la maintenance et la qualité.
Georgianna Ma
00:01:28 – 00:01:35
Formidable. Nous aimerions en savoir plus sur votre parcours professionnel et sur vos débuts à PepsiCo. Si j’ai bien compris, vous êtes entrée dans l’entreprise il y a déjà un certain temps.
Mary Margaret Penniman
00:01:35 – 00:03:57
J’ai commencé à travailler dans cette entreprise il y a environ 11 ans, en tant que stagiaire. J’avais été embauché pour l’été dès la fin de mes études, et je cherchais vraiment une entreprise où je pourrais établir des liens avec les autres. En fait, j’aime toujours parler de mes débuts avant d’aborder ma carrière à PepsiCo. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser sérieusement à la chaîne d’approvisionnement – dont je ne savais rien avant de commencer l’université en génie – j’ai réalisé que ma première expérience dans ce domaine remontait à l’époque où je travaillais aux côtés de ma mère dans son entreprise.
Elle possédait sa propre entreprise de traiteur. C’était une femme d’affaires, et je passais la plupart de mes fins de semaine dans la cuisine avec elle, à l’aider à optimiser ses activités. Je me souviens d’avoir préparé avec elle des boîtes-repas, en essayant de trouver la manière la plus efficace de les emballer. Je me rappelle également de l’avoir accompagnée pour faire ses achats et de réfléchir à la manière de réduire au minimum les ingrédients afin de diminuer les coûts. À l’époque, je n’avais jamais vraiment réfléchi au fait qu’il s’agissait de mes premiers pas en chaîne d’approvisionnement. Aujourd’hui, quand je repense à mon parcours, je me rends compte que c’est dans la cuisine de ma mère que ma passion pour la chaîne d’approvisionnement et la fabrication a pris naissance.
Quand je suis entrée à PepsiCo comme stagiaire, j’ai commencé dans l’un de nos plus grands sites Frito Lay aux États-Unis, d’où je suis originaire, et j’ai débuté dans le domaine des projets d’investissement et de l’ingénierie, plus précisément dans le secteur de la maintenance. C’est là que j’ai entrepris une carrière dans la maintenance et l’assurance qualité, en soi, une transition vraiment exceptionnelle de l’ingénierie à l’industrie manufacturière. Tout ce qui figurait dans mes manuels prenait vie dans la réalité. De la chaudière aux compresseurs d’air, en passant par les tables à vapeur, tout est devenu concret dans un immense site. Après avoir commencé dans la maintenance, j’ai eu la possibilité de remplir différentes fonctions et d’élargir mes horizons.
Jusqu’à présent, j’ai occupé des postes dans quatre sites différents aux États-Unis et au Canada, où mes responsabilités n’ont cessé de croître, que ce soit dans le domaine de l’emballage ou de l’entreposage. Je dirige aujourd’hui plusieurs établissements, et ce parcours a été extraordinaire.
Georgianna Ma
00:03:57 – 00:04:09
C’est formidable. Je sais que vous êtes marraine du réseau WIN (Women’s Inclusion Network). Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’importance que cela revêt pour vous et les raisons qui vous ont poussée à vous engager dans cette initiative?
Mary Margaret Penniman
00:04:09 – 00:05:20
Selon moi, le fait de côtoyer quelqu’un qui comprend ce que l’on fait au quotidien présente des avantages inestimables.
Quand j’ai commencé à travailler dans le secteur industriel et que j’en parlais à mes amis, ils ne comprenaient pas que je puisse enfiler des bottes à embout en acier, ne pas mettre de vernis à ongles, porter des lunettes de sécurité tous les jours, être sur le terrain, travailler avec des mécaniciens, manier des clés à molette. C’est pourquoi je trouve qu’il y a quelque chose de vraiment merveilleux dans une expérience partagée où l’on peut parler à quelqu’un qui comprend instinctivement ce que l’on fait, pourquoi on le fait, et la joie que cela nous procure.
Je trouve donc formidable que nous ayons pu créer des espaces où l’on peut échanger avec d’autres personnes. Une relation vraiment authentique, où l’on n’a pas besoin de s’expliquer dès le début. Ne pas avoir à justifier ce que l’on porte au travail, ni pourquoi on fait ce que l’on fait, ni pourquoi on aime ça. Il y a quelque chose de particulier à se sentir simplement comprise. Et je suis extrêmement fière du chemin parcouru par PepsiCo dans cette démarche. Je pense que ce genre de programme nous offre justement la possibilité de tisser des liens avec d’autres personnes et de nous sentir véritablement prise en compte et entendue.
Georgianna Ma
00:05:20 – 00:05:26
Pourriez-vous nous en dire davantage sur votre style de leadership et la façon dont il a évolué au fil des ans?
Mary Margaret Penniman
00:05:26 – 00:08:10
Quand je repense à mon style de leadership à mes débuts, j’estime qu’en tant que nouveau responsable ou jeune professionnel dans le secteur industriel, on a très facilement tendance à chercher ses repères, et on va forcément faire des erreurs en cours de route.
Dès le début de ma carrière, je pense que j’ai toujours été une personne incroyablement motivée, très compétitive, qui s’imposait des exigences très élevées. Ce qui me plaît tant à PepsiCo depuis que je suis entrée au service de l’entreprise, c’est notamment son esprit de compétition. Tout y est remarquablement compétitif. On adore les bons classements. On adore tout transformer en compétition, et je me suis vraiment épanouie dans cet environnement. Mais pour être honnête, je pense être tombée moi aussi dans le piège qui guette souvent de jeunes gestionnaires : j’ai cru devoir surexploiter certains de mes points forts. Ceux-là mêmes qui m’avaient permis d’en arriver là où j’étais.
Quant à mon style de leadership, je me considère comme une personne très directe, très axée sur les résultats et très orientée vers l’action. À vrai dire, j’ai l’impression que, plus jeune, au début de ma carrière, cette façon de faire a pu donner l’impression que je laissais certaines personnes de côté ou que j’étais peut-être trop en compétition avec mes collègues. Je ne pense pas que quelqu’un m’ait influencée là-dessus. J’essayais juste de trouver ma place. Je me sentais peut-être aussi un peu différente. Je devais faire mes preuves à tout prix. J’étais une jeune femme travaillant dans la maintenance et l’ingénierie, et je ne correspondais pas vraiment à l’image traditionnelle qu’on se fait d’un leader.
Maintenant que j’ai continué à évoluer au sein de cette organisation et que j’ai pu compter sur des parrains et des alliés formidables, je pense que cela m’a vraiment encouragée à être moi-même. Je suis devenue ce type de dirigeante qui a su, d’une certaine manière, découvrir sa nature profonde. Je suis toujours, comme mon équipe vous le dira, très directe et très axée sur l’action. Mais j’ai aussi la possibilité de me laisser aller. Je peux être moi-même. Je peux m’amuser au travail. Je ressens moins ce besoin de me présenter comme quelqu’un d’autre que moi-même. Et je trouve ça vraiment formidable. Voilà qui en dit long sur cette entreprise. J’ai réussi à me sentir à l’aise en étant moi-même. Et maintenant, j’essaie de faire en sorte que les leaders qui m’entourent ressentent la même chose.
Georgianna Ma
00:08:10 – 00:08:11
C’est formidable.
Mary Margaret Penniman
00:08:11 – 00:08:11
En effet.
Georgianna Ma
00:08:12 – 00:08:14
C’est toujours réjouissant d’entendre des gens qui aiment vraiment ce qu’ils font.
Mary Margaret Penniman
00:08:14 – 00:08:15
N’est-ce pas?
Georgianna Ma
00:08:15 – 00:08:15
Et c’est vraiment le cas.
Mary Margaret Penniman
00:08:15 – 00:08:16
Absolument.
Georgianna Ma
00:08:16 – 00:08:24
Si vous deviez donner un conseil à la jeune femme que vous étiez, ou aux femmes qui en sont encore aux débuts de leur parcours dans le secteur de l’industrie manufacturière, quel serait-il?
Mary Margaret Penniman
00:08:25 – 00:09:52
Je crois que j’ai déjà un peu répondu à cette question dans ma réflexion sur mon style de leadership. Pour les jeunes femmes qui évoluent dans le secteur de l’industrie manufacturière ou dans n’importe quel autre secteur, je leur donnerais comme conseil de ne pas avoir peur de se montrer sûres d’elles et d’affirmer leur présence. Parfois, en tant que femmes, on peut avoir l’impression de devoir endosser un certain rôle au sein d’une équipe, ressentir telles ou telles choses ou se comporter d’une certaine manière.
Et j’encourage les personnes qui m’entourent, quelles que soient les circonstances, à ne pas avoir peur d’exprimer leur opinion. Il y a, selon moi, quelque chose de formidable à se montrer confiant, à faire entendre sa voix, à ne pas hésiter à prendre sa place, à s’imposer lors d’une réunion ou à poser des questions.
Parce que, souvent, les gens ont peur de s’affirmer. N’importe qui peut ressentir cette peur. Alors, quand on montre l’exemple, quand on voit des gens assumer leur personnalité en public, c’est très positif. Nous avons souvent simplement besoin de sentir qu’on a le droit de parler haut et fort. Je conseillerais donc aux gens de se lancer. Sortez de votre zone de confort. C’est parfois difficile, mais si vous vous montrez confiants, le reste suivra.
Georgianna Ma
00:09:53 – 00:09:55
Il ne faut pas trop y réfléchir.
Mary Margaret Penniman
00:09:55 – 00:09:55
Exactement!
Georgianna Ma
00:09:56 – 00:10:06
Merci beaucoup de nous avoir consacré votre après-midi. Je sais que vous préférez passer votre temps dans vos installations, mais c’est un honneur de vous avoir eu parmi nous aujourd’hui. Ce fut un plaisir. J’ai grandement apprécié cette conversation.
Mary Margaret Penniman
00:10:06 – 00:10:06
Merci.
Georgianna Ma
00:10:06 – 00:10:07
Merci, Mary.