Trois stratégies d’hyperpersonnalisation clés aident les institutions financières à maximiser le potentiel de leurs services bancaires ouverts
Qu’il s’agisse des services bancaires ouverts, des données ouvertes, des paiements en temps réel ou des identités numériques, nous observons un changement de cap historique dans la façon dont les Canadiens interagissent avec les institutions financières. L’effet d’entraînement de ces tendances évolutives se traduit par un changement de paradigme quant au rôle des institutions financières dans la vie de leurs clients. Il devient donc urgent pour celles‑ci d’adapter leurs modèles d’affaires, leurs activités, leurs processus, leur stratégie de gestion des risques et leurs priorités en matière de technologies. Prises globalement, ces tendances émergentes ouvrent la voie à tout un monde de possibilités pour les prestataires de services financiers et leurs clients.
En 2020, EY a chargé la maison de sondage TrueChoice de sonder 1 000 clients des services bancaires aux particuliers d’institutions financières canadiennes sur leurs préférences, leurs facteurs décisionnels, leur perception de la valeur et leurs attentes en matière de partage de données. Cette année, nous nous sommes tournés de nouveau vers les clients des services bancaires aux particuliers d’institutions financières canadiennes – ainsi que vers les clients des services bancaires aux PME de ces institutions – afin de déterminer comment leurs préférences ont évolué et de repérer les tendances qui émergent alors que nous sommes à un point de basculement vers un système bancaire ouvert.
Qu’avons‑nous appris dans ce sondage auprès des consommateurs canadiens? Les changements en cours, que la prolifération des interactions et opérations numériques dans le sillage de la pandémie a eu pour effet d’accentuer, se traduisent par une augmentation marquée du volume de données que les prestataires de services financiers collectent auprès de leurs clients. De façon générale, ceux‑ci sont désormais plus enclins qu’auparavant à communiquer des données à leurs prestataires de services financiers. Il est intéressant de souligner qu’ils sont aussi disposés à transmettre davantage de données les concernant, notamment des données sensibles sur leurs préférences, des données à caractère personnel de nature autre que financière, des données sur leurs habitudes de navigation en ligne, des données sur leurs opérations dans d’autres institutions financières et des données en lien avec leur emploi.
Cela dit, comment les institutions financières peuvent‑elles tirer le meilleur parti de ces tendances en matière de partage de données?
1. Les clients s’attendent à bénéficier d’un environnement de partage de données sécuritaire et convivial. Soyez à la hauteur de ces attentes!
Renforcement de la sensibilisation à l’importance de la sécurité de l’information
Selon les résultats du sondage de cette année, au chapitre de la transmission de données, la sécurité de l’information reste la principale source de préoccupations des clients des services bancaires aux particuliers. Peu importe la façon d’analyser les résultats de ce sondage, les clients des services bancaires aux particuliers ont indiqué, dans une proportion écrasante, que la sécurité de l’information figure à l’avant‑plan de leurs préoccupations et que les institutions financières doivent absolument se montrer à la hauteur de leurs promesses à cet égard. Nous nous attendons à ce que les consommateurs continuent d’accorder une grande importance à la sécurité de l’information, dans un contexte où les propositions de valeur reposant sur le renforcement des modalités de partage de données continuent d’émerger.
Une corrélation directe entre la propension des PME à transmettre leurs données et leur niveau de sensibilisation à la sécurité de l’information
Contrairement aux clients des services bancaires aux particuliers, ceux des services bancaires aux PME affichent un spectre de préférences en matière de sécurité de l’information très stratifié. D’une part, 56 % des PME sont très ouvertes à l’idée de partager leurs données, sans se montrer particulièrement préoccupées quant à leur sécurité (en supposant que celle‑ci constitue un facteur fondamental). D’autre part, un autre groupe de PME exigent qu’on leur donne l’assurance que les données qu’elles sont appelées à transmettre ne les rendent pas vulnérables à des cyberattaques et qu’elles empruntent des canaux de communication sécurisés.
Très grande importance d’un environnement de partage de données convivial pour les clients
Pour ce qui est des modalités de consentement au partage de leurs données avec une institution financière, aussi bien les clients des services bancaires aux PME que ceux des services bancaires aux particuliers affichent des préférences très marquées. Les clients des services bancaires aux particuliers préfèrent avoir la possibilité d’opter pour les attributs de données de leur choix. C’est l’approche qu’ils privilégient dans une proportion de 85 %. Pour leur part, les clients des services bancaires aux PME démontrent une préférence semblable quant au contrôle des types de données qu’ils consentent à transmettre. C’est ainsi que l’option « consentir à la transmission de toutes les données » est celle qui recueille le moins leur faveur. Les institutions financières doivent interpréter cela comme un message clair à leur intention : vos clients sont disposés à transmettre leurs données, mais ils veulent avoir un droit de regard sur le type de données à communiquer.
Elles doivent aussi accorder la priorité à l’offre aux PME des modalités de partage de données les plus transparentes possible. C’est dans une proportion de 42 % que les clients des services bancaires aux PME qui ont recours à des outils de gestion opérationnelle privilégient l’utilisation d’interfaces de programmation d’application (API) aux fins de la transmission de données, comparativement à ceux qui n’y ont pas recours. Qui plus est, les PME qui ont recours à de tels outils sont plus intéressées que les autres (37 %) à bénéficier du rapprochement automatique entre les données de leur système ERP / données comptables et leurs données bancaires.