Le financement de la transition gagne en importance, mais les progrès restent inégaux, les propriétaires d’actifs devant composer avec des normes fragmentées, des politiques floues et des projets en réserve limités. De nombreux fonds considèrent que c’est dans les secteurs à fortes émissions que les retombées sont les plus importantes, car des investissements ciblés peuvent conduire à une décarbonation significative. Toutefois, l’incohérence des taxonomies, les lacunes dans les données et les préoccupations relatives à la crédibilité qui entourent les plans de transition continuent de nuire au déploiement à grande échelle.
Les fonds publics privilégient de plus en plus les canaux des marchés privés, où ils peuvent exercer une plus grande influence, façonner la stratégie d’entreprise et accélérer la transformation opérationnelle. Pourtant, les marchés émergents, où les possibilités de transition sont les plus importantes, continuent de poser des défis en raison du risque de change, des contraintes en matière de gouvernance et de l’envergure limitée des projets.
Le financement mixte offre un mécanisme permettant de débloquer ces marchés en réduisant les risques et en mobilisant des capitaux privés, mais son exécution pratique accuse un retard. Pour atteindre les cibles de carboneutralité à l’échelle mondiale, les propriétaires d’actifs doivent promouvoir des normes interopérables, travailler avec les décideurs et collaborer avec les différents acteurs de l’écosystème d’investissement afin de mettre en place des processus crédibles pour les investissements dans la transition.