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Tant le système américain que le Pilier Deux visent à freiner le transfert des bénéfices et à garantir un niveau minimal d’imposition des revenus transfrontaliers. Pourtant, derrière cette ambition commune se cache une différence d’approche.
Le Pilier Deux constitue une tentative de parvenir à un consensus multilatéral. Il vise à établir une norme commune appliquée uniformément par les juridictions qui l’adoptent. À l’opposé, l’approche fondée sur une solution juxtaposée traduit une affirmation de la souveraineté basée sur la conviction que le système fiscal international des États‑Unis est déjà suffisamment solide et qu’il doit être respecté, de sorte que les entreprises américaines soumises au régime fiscal américain sur les revenus américains et étrangers ne devraient pas être soumises aux règles du Pilier Deux adoptées par d’autres juridictions.
Lors d’un webinaire de l’OCDE tenu le 13 janvier, Manal Corwin, directrice du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE, a déclaré que cet accord « témoigne véritablement de la ferme volonté des membres du Cadre inclusif » de coopérer au niveau international en matière fiscale.
« Une reconnaissance commune de la valeur et de l’importance de la coopération en vue de promouvoir la sécurité et la stabilité plutôt que les actions unilatérales, ainsi qu’une conviction partagée que les enjeux liés à une absence de consensus vont bien au‑delà des seules répercussions sur le Pilier Deux », a indiqué Mme Corwin1.
« Le dispositif fondé sur une solution juxtaposée traduit le passage d’une approche multilatérale à une coopération sélective. Cette approche repose sur la conviction que les États‑Unis peuvent et doivent définir l’observation selon ses propres critères, explique Mme Kalyanam. Cela ne signifie pas pour autant rejeter d’emblée les normes internationales, mais bien négocier l’équivalence, et non la subordination. »
Ce message a été entendu par d’autres pays. En Asie, en Europe, en Amérique latine et ailleurs, les décideurs réévaluent les limites de la coopération fiscale mondiale et se recentrent sur la compétitivité nationale. Les conséquences de cette réévaluation auront une incidence sur les flux d’investissement, les obligations d’observation et les relations internationales pour les années à venir.