EY désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited, et peut désigner une ou plusieurs de ces sociétés membres, lesquelles sont toutes des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société à responsabilité limitée par garanties du Royaume‑Uni, ne fournit aucun service aux clients.
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Il n’est pas surprenant que les actifs de TO et les actifs physiques constituent la catégorie d’actifs la plus susceptible de se trouver dans la zone de vulnérabilité, car ils sont souvent hors de la sphère de responsabilité de la fonction cybersécurité. Par le passé, cette situation aurait pu engendrer un risque acceptable pour les conseils d’administration. Dans un contexte où l’IA physique est en plein essor et les actifs auparavant protégés par des pare‑feux sont de plus en plus connectés à des réseaux – tandis que l’IA de pointe est de plus en plus une source de cybermenaces pour les actifs de TO –, les chefs de la sécurité de l’information doivent désormais faire figure de leaders dans le déploiement des initiatives de protection de ces actifs. Ils doivent d’abord en arriver à mieux circonscrire la surface d’attaque de leur entreprise.
Les actifs écosystémiques et de tiers, qui figurent au deuxième rang des catégories d’actifs les plus représentées dans la zone de vulnérabilité, revêtent une importance de plus en plus grande dans le cadre des activités organisationnelles essentielles, et ce, aussi bien sur le plan des infrastructures logicielles et infonuagiques que sur celui de la logistique et de la prestation des services. Avec l’accroissement de leur importance critique, ils requièrent de plus en plus un accès permanent et privilégié aux réseaux et environnements internes, ce qui se traduit par une expansion considérable de la surface d’attaque. L’IA agentive peut avoir pour effet d’intensifier cette dynamique, car, pour en assurer le déploiement efficace, les fournisseurs d’IA doivent disposer d’un accès systématique aux multiples fonctions ou infrastructures organisationnelles.
Les cyberattaquants tirent parti d’une telle exposition et ciblent souvent des tiers pouvant leur servir de vecteurs d’accès initial, avant de procéder à une cyberattaque par mouvement latéral dans les principaux environnements cibles. Pour réduire cette exposition sans restreindre l’étendue des relations avec des tiers qui revêtent une importance critique, les chefs de la sécurité de l’information doivent combler ces lacunes fondamentales qui – d’après notre sondage – sont présentes dans les contrôles : 47 % des entreprises ne parviennent pas à segmenter adéquatement leurs environnements, tandis que 59 % ne disposent pas de données télémétriques exhaustives sur leurs actifs, ce qui en amoindrit la visibilité, tout en entraînant des retards de détection.