EY désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited, et peut désigner une ou plusieurs de ces sociétés membres, lesquelles sont toutes des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société à responsabilité limitée par garanties du Royaume‑Uni, ne fournit aucun service aux clients.
Services connexes
Les données obtenues par les programmes de fidélisation servent de levier aux épiciers du Canada.
Les consommateurs disposent désormais d’un vaste choix, qui n’est plus limité par des contraintes géographiques. Le commerce en ligne procure aux consommateurs une transparence sans précédent à l’égard des prix, non seulement entre les produits ou les catégories, mais aussi d’un détaillant à l’autre. Le commerce unifié a introduit de nouvelles dynamiques dans cet environnement. À titre d’exemple, des expériences de commerce unifié bien conçues offrent aux clients des épiceries une expérience uniforme, peu importe où et comment ils interagissent avec une marque, que ce soit en ligne, dans l’application ou en magasin.
Le commerce agentif offre une façon de tirer parti de ces avancées, en bouleversant une fois de plus le paysage du commerce de détail – possiblement de manière définitive. Le commerce agentif dépassera les capacités typiques des robots conversationnels, car il permettra à des agents d’agir au nom des consommateurs canadiens. Il offrira ainsi aux clients des épiceries la possibilité de trouver le produit qui leur convient le mieux, même s’il est dissimulé parmi des dizaines de pages dans les résultats d’un moteur de recherche. Les consommateurs pourront comparer instantanément les offres entre différentes épiceries. Tout cela contribue à renforcer la fidélité à la marque et la confiance.
Pour les détaillants, le commerce agentif permet d’explorer de nouveaux modèles concurrentiels et de générer de nouvelles sources de revenus à mesure que la valeur se déplace des marges sur les produits et des réseaux de médias de détail vers la capacité à rejoindre le client, à orienter son parcours d’achat et à gagner sa confiance. Le commerce agentif crée également des conditions plus équitables pour les plus petits fournisseurs, grâce au repérage de produits par des agents et à la comparaison entre différents sites marchands, puisque les agents peuvent proposer des produits de niche sans exiger d’investissements massifs.
Fait essentiel, les marques peuvent utiliser le commerce agentif pour aller au‑delà des résultats de recherche commandités et accéder à de précieuses données de première main sur les consommateurs, à des relations directes avec eux ainsi qu’à des outils sophistiqués de mesure en boucle fermée. Il constitue ainsi un outil de grande valeur pour le marketing de marque dans l’entonnoir de ventes. Dans le cas des grandes chaînes d’épicerie, qui recueillent et stockent d’immenses volumes de données, les possibilités sont considérables, à condition de disposer des systèmes voulus et d’une vision du commerce agentif qui permettent de transformer ces données en informations exploitables, d’en dégager des tendances et d’agir en conséquence.
Le commerce propulsé par l’IA représente le prochain tournant majeur pour les épiceries du Canada
Nous savons que les outils alimentés par l’IA génèrent déjà des retombées positives dans le secteur des biens de consommation. Près de 81 % des consommateurs envisagent de recourir à des outils d’IA générative lors de leurs achats, et ce, pour au moins une catégorie de produits1.
Des exemples commencent à émerger un peu partout dans le monde. En Italie, une jeune pousse du secteur de la technologie alimentaire a complété une ronde de financement pour sa plus récente innovation : une plateforme d’apprentissage automatique qui fournit aux épiciers des recommandations quotidiennes sur la gestion de l’approvisionnement, la tarification en fonction des ventes réelles, l’assortiment de produits, et même la planification des horaires du personnel2. Les utilisateurs actuels rapportent une augmentation des ventes pouvant atteindre 2 %, et des réductions de coûts allant jusqu’à 10 %.
Plus près de chez nous, Canadian Grocer et Canadian Grocery Business indiquent que des leaders du secteur de l’épicerie au Canada s’associent à des entreprises technologiques de premier plan afin d’intégrer l’IA générative aux expériences d’achat. Un cas concret révèle par exemple que les clients ayant échangé avec un robot conversationnel d’un grand joueur du commerce en ligne sont plus de 60 % plus enclins à réaliser un achat au cours de cette interaction3.
L’essor de l’IA agentive et du commerce agentif émergent peut réduire l’écart entre l’intention et l’achat. Les données existantes ouvrent la voie à cette possibilité, offrant aux chaînes d’épicerie et aux autres détaillants de nombreuses façons de renforcer ce potentiel. En somme, le commerce agentif représente une occasion unique pour les épiciers canadiens de prendre les devants. Êtes‑vous prêts à passer à l’action?