A young woman in a tan coat and red beanie looks at her smartphone while shopping in a supermarket bakery department

L’IA agentive, prête à garnir les paniers chez les épiciers canadiens

L’IA agentive offre un avantage de taille aux détaillants du secteur de l’alimentation au Canada.


En bref

  • L’IA agentive redéfinit le commerce de détail en alimentation, en rendant possible un magasinage autonome qui renforce la fidélisation, génère des revenus et comble l’écart entre l’intention et l’achat.

L’IA agentive – plus particulièrement, le commerce agentif – offre un avantage de taille aux détaillants du secteur de l’alimentation au Canada. Ce message est ressorti clairement lors de la conférence de cette année de la National Retail Federation (NRF). La véritable question est la suivante : comment les épiciers et les entreprises du secteur des biens de consommation entendent-ils tirer parti de cette occasion?

L’IA agentive représente un changement de paradigme majeur par rapport aux modèles d’IA traditionnels et génératifs auxquels nous étions habitués jusqu’ici. C’est précisément cette distinction qui fait du commerce agentif une avenue particulièrement prometteuse pour le secteur de l’épicerie. Cette catégorie d’agents d’IA est capable d’interagir avec son environnement, de prendre des décisions et d’agir de manière autonome en fonction de sa programmation et des expériences acquises. Ce caractère agentif la distingue des autres formes d’IA. À titre d’exemple, les grands modèles de langage peuvent mobiliser des connaissances, mais leur capacité à exécuter des tâches concrètes dans le monde réel demeure limitée.

Ce n’est pas le cas de l’IA agentive.

Les systèmes d’IA agentive possèdent à la fois les capacités cognitives et les moyens nécessaires pour interagir avec le monde et l’influencer. Du point de vue des épiciers, le potentiel est énorme. 

Les données obtenues par les programmes de fidélisation servent de levier aux épiciers du Canada.

 

Les consommateurs disposent désormais d’un vaste choix, qui n’est plus limité par des contraintes géographiques. Le commerce en ligne procure aux consommateurs une transparence sans précédent à l’égard des prix, non seulement entre les produits ou les catégories, mais aussi d’un détaillant à l’autre. Le commerce unifié a introduit de nouvelles dynamiques dans cet environnement. À titre d’exemple, des expériences de commerce unifié bien conçues offrent aux clients des épiceries une expérience uniforme, peu importe où et comment ils interagissent avec une marque, que ce soit en ligne, dans l’application ou en magasin.

 

Le commerce agentif offre une façon de tirer parti de ces avancées, en bouleversant une fois de plus le paysage du commerce de détail – possiblement de manière définitive. Le commerce agentif dépassera les capacités typiques des robots conversationnels, car il permettra à des agents d’agir au nom des consommateurs canadiens. Il offrira ainsi aux clients des épiceries la possibilité de trouver le produit qui leur convient le mieux, même s’il est dissimulé parmi des dizaines de pages dans les résultats d’un moteur de recherche. Les consommateurs pourront comparer instantanément les offres entre différentes épiceries. Tout cela contribue à renforcer la fidélité à la marque et la confiance.

 

Pour les détaillants, le commerce agentif permet d’explorer de nouveaux modèles concurrentiels et de générer de nouvelles sources de revenus à mesure que la valeur se déplace des marges sur les produits et des réseaux de médias de détail vers la capacité à rejoindre le client, à orienter son parcours d’achat et à gagner sa confiance. Le commerce agentif crée également des conditions plus équitables pour les plus petits fournisseurs, grâce au repérage de produits par des agents et à la comparaison entre différents sites marchands, puisque les agents peuvent proposer des produits de niche sans exiger d’investissements massifs.

 

Fait essentiel, les marques peuvent utiliser le commerce agentif pour aller au‑delà des résultats de recherche commandités et accéder à de précieuses données de première main sur les consommateurs, à des relations directes avec eux ainsi qu’à des outils sophistiqués de mesure en boucle fermée. Il constitue ainsi un outil de grande valeur pour le marketing de marque dans l’entonnoir de ventes. Dans le cas des grandes chaînes d’épicerie, qui recueillent et stockent d’immenses volumes de données, les possibilités sont considérables, à condition de disposer des systèmes voulus et d’une vision du commerce agentif qui permettent de transformer ces données en informations exploitables, d’en dégager des tendances et d’agir en conséquence.

 

Le commerce propulsé par l’IA représente le prochain tournant majeur pour les épiceries du Canada

 

Nous savons que les outils alimentés par l’IA génèrent déjà des retombées positives dans le secteur des biens de consommation. Près de 81 % des consommateurs envisagent de recourir à des outils d’IA générative lors de leurs achats, et ce, pour au moins une catégorie de produits1.

 

Des exemples commencent à émerger un peu partout dans le monde. En Italie, une jeune pousse du secteur de la technologie alimentaire a complété une ronde de financement pour sa plus récente innovation : une plateforme d’apprentissage automatique qui fournit aux épiciers des recommandations quotidiennes sur la gestion de l’approvisionnement, la tarification en fonction des ventes réelles, l’assortiment de produits, et même la planification des horaires du personnel2. Les utilisateurs actuels rapportent une augmentation des ventes pouvant atteindre 2 %, et des réductions de coûts allant jusqu’à 10 %.

 

Plus près de chez nous, Canadian Grocer et Canadian Grocery Business indiquent que des leaders du secteur de l’épicerie au Canada s’associent à des entreprises technologiques de premier plan afin d’intégrer l’IA générative aux expériences d’achat. Un cas concret révèle par exemple que les clients ayant échangé avec un robot conversationnel d’un grand joueur du commerce en ligne sont plus de 60 % plus enclins à réaliser un achat au cours de cette interaction3.

 

L’essor de l’IA agentive et du commerce agentif émergent peut réduire l’écart entre l’intention et l’achat. Les données existantes ouvrent la voie à cette possibilité, offrant aux chaînes d’épicerie et aux autres détaillants de nombreuses façons de renforcer ce potentiel. En somme, le commerce agentif représente une occasion unique pour les épiciers canadiens de prendre les devants. Êtes‑vous prêts à passer à l’action?


Résumé

L’essor de l’IA agentive annonce une nouvelle ère pour le commerce de détail en alimentation, où des agents intelligents vont au‑delà des recommandations pour exécuter des tâches et influencer les résultats. Reposant sur de solides assises en matière de données, dont les programmes de fidélisation, ce modèle permet aux consommateurs et aux détaillants d’obtenir des informations plus précises et de prendre des décisions en temps réel. Grâce à des effets démontrés sur les taux de conversion et la rentabilité, le commerce agentif représente une occasion de taille pour les épiciers canadiens de se positionner à l’avant-garde de l’innovation propulsée par l’IA.

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