EY désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited, et peut désigner une ou plusieurs de ces sociétés membres, lesquelles sont toutes des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société à responsabilité limitée par garanties du Royaume‑Uni, ne fournit aucun service aux clients.
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Depuis quelques mois, la distribution d’assurance au Canada suscite un intérêt grandissant, et nos idées de longue date sur la responsabilité des relations clients, les données économiques relatives aux canaux et l’avantage concurrentiel, s’en trouvent remises en question. De l’émergence rapide des plateformes prises en charge par l’IA et des plateformes agentives à la tension accrue entre assureurs et intermédiaires en ce qui concerne le contrôle de la responsabilité des relations clients, cette évolution reflète des changements structurels plus vastes qui s’opèrent sur le marché.
Cette situation constitue un moment charnière qui exige des assureurs qu’ils fassent des choix plus conscients concernant les services à offrir et la stratégie commerciale à adopter.
Alors que les plateformes ainsi que les intermédiaires et les partenaires d’écosystème qui fondent leurs décisions sur des données commencent à dominer le marché, les assureurs qui continuent de se reposer sur des structures de distribution patrimoniales risquent de perdre leur accès à des clients et leur influence au sein de la chaîne de valeur.
Courtiers : consolidation, prise d’envergure et érosion de la notion d’exclusivité
Les courtiers indépendants continuent de jouer un rôle central pour la distribution d’assurance de dommages au Canada, en particulier auprès de particuliers et de petites entreprises, ce qui correspond à plus de 70 % des volumes de primes. Cependant, la consolidation concentre de plus en plus de pouvoir en matière de distribution.
La montée en puissance des grands groupes de courtiers rétrécit les réseaux d’assureurs, ce qui complique l’accès des assureurs à des services de courtage. Les petits assureurs et les mutuelles en sont particulièrement touchés, car ils ne disposent pas de leurs propres canaux de distribution.
Les répercussions de ce phénomène sont de plus en plus structurelles. À mesure que l’accès aux services de courtage devient concentré, les relations historiques et la présence sur le marché à elles seules ne suffisent souvent plus à protéger les volumes de primes.
La question de la responsabilité des relations clients, tant celle des courtiers que celle des assureurs, n’est plus d’ordre théorique : elle influence la prise de décisions en matière de conclusion de contrats, de litiges et de concurrence au sens plus large.
Cette conjoncture amène de plus en plus les assureurs à gérer leur réseau de courtiers comme un actif stratégique et non comme une forme de dépendance. Pour rester pertinents, les assureurs doivent offrir une valeur différenciée, se doter d’un plus grand nombre de choix en matière de commercialisation, au‑delà des canaux traditionnels, et articuler nettement leur proposition de valeur auprès de leurs courtiers.