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Compte tenu de ces risques, de nombreuses banques ont annoncé leur objectif de réduire l’empreinte carbone de leurs propres activités ainsi que de celles des entités qu’elles financent. Certaines banques se sont même engagées à cesser de financer certains secteurs.
Comment les banques tiennent compte des risques liés aux changements climatiques dans les pertes de crédit attendues
D’après les rapports annuels de 2024 publiés récemment par certaines grandes banques du Royaume‑Uni et de l’Europe, bien que les risques de transition et les risques physiques liés aux changements climatiques aient généralement été pris en compte dans l’évaluation des pertes de crédit attendues, que ce soit au moyen de variables macroéconomiques, d’analyses de scénarios ou d’approches par superposition, la plupart des banques ont déclaré que ces risques n’avaient pas d’incidence significative sur leurs charges de dépréciation.
Au Royaume‑Uni, seule une minorité de banques avaient constitué une provision pour pertes de crédit attendues relativement aux risques liés aux changements climatiques, accordant surtout la priorité aux risques de transition. Néanmoins, les montants étaient négligeables par rapport à l’ensemble des pertes de crédit attendues. En Europe, certaines banques ont appliqué des approches par superposition à l’égard non seulement des risques de transition, mais aussi des risques physiques, en complément des résultats produits par les modèles. Encore là, les montants étaient, à quelques exceptions près, généralement minimes.
Certaines banques du Royaume‑Uni et de l’Europe ont présenté un montant précis dans leurs estimations des pertes de crédit attendues, tandis que d’autres ont indiqué que les risques liés aux changements climatiques avaient été inclus dans ces estimations sans les quantifier, comme l’illustrent les extraits de rapports annuels de 2024 ci‑après.
À la lumière de ces rapports annuels, il y a lieu de se demander comment les banques adapteront leurs méthodes en fonction de l’incidence des possibilités et des risques physiques et de transition liés aux changements climatiques sur l’évaluation des pertes de crédit attendues et la cohérence des informations à fournir. La question se pose également de savoir si cette évaluation diffère entre les banques du Royaume‑Uni et celles de l’Europe et, le cas échéant, si la différence est due à des circonstances particulières, notamment les conditions du marché et la situation géographique.
Enfin, il y a également lieu de se demander de quelle façon les banques peuvent améliorer les informations qu’elles fournissent sur l’évaluation et la comptabilisation des risques liés aux changements climatiques.