Étincelles dans une mine souterraine à haute intensité d’exploitation

IA : Là où la fonction fiscalité s’aligne sur les priorités fiscales du secteur des mines et métaux

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Les entreprises du secteur des mines et métaux qui cherchent à réaliser des gains d’efficacité et à rester concurrentielles ont tout intérêt à transformer leur fonction fiscalité en s’appuyant sur l’IA.


En bref

  • L’évolution de la fonction fiscalité des entreprises du secteur des mines et métaux repose sur l’automatisation, l’IA et l’exploitation des données.
  • L’adoption d’une infrastructure de données d’IA est la première étape essentielle de toute initiative de modernisation de la fonction fiscalité devant permettre à une entreprise de rester concurrentielle.
  • Les premières entreprises à adopter l’IA sont à même de réaliser des gains d’efficacité, d’obtenir des résultats plus exacts et de repérer des possibilités d’économies de coûts, tandis que celles qui tardent à s’y convertir risquent de se faire distancer par la concurrence, dans un contexte où l’exploitation de technologies autonomes se généralise.

Au cours des prochaines années, les entreprises du secteur des mines et métaux pourraient devoir prendre une décision cruciale dans la gestion de leur fonction fiscalité, en choisissant de la moderniser et de l’adapter, plutôt que de risquer de rester à la traîne.

 

L’époque où les fonctions fiscalité devaient composer avec des situations chaotiques découlant de l’agrégation manuelle de données et de l’utilisation de feuilles de calcul est bel et bien révolue, car des solutions d’IA agentive génèrent désormais des flux de données fiscales reposant sur l’exploitation d’une couche de données sémantiques. Les fonctions fiscalité qui tardent à se doter d’une telle infrastructure de données systématisées et sensibles sur le plan fiscal pourront avoir du mal à suivre, dans un contexte où d’autres tirent parti d’agents de déclarations fiscales autonomes et d’informations d’observation fiscale en temps réel.

 

Cependant, selon le sondage sur les activités des fonctions fiscalité et finance qu’EY a réalisé en 2025, (Ce document est présenté dans la langue originale de production.) bien que 86 % des leaders de telles fonctions accordent la priorité aux données, à l’IA et à la technologie, 80 % considèrent que les données prêtes à être exploitées dans un environnement d’IA dont dispose leur fonction sont insuffisantes et qu’il s’agit là du principal obstacle au développement de l’IA dans leur organisation. Seulement 16 % des répondants affirment être confiants quant à la capacité de leur fonction d’exécuter sa stratégie de données.

 

La question n’est plus de savoir si les entreprises du secteur des mines et métaux peuvent révolutionner leur fonction fiscalité de façon à prospérer dans un avenir axé sur les données et l’IA, mais plutôt de déterminer la rapidité avec laquelle elles le feront.

S’outiller de données de référence fiables

Actuellement, de nombreuses entreprises du secteur des mines et métaux s’appuient sur des processus manuels d’agréation de données fiscales, en recueillant manuellement des informations dans des systèmes, des feuilles de calcul et des sources non structurées disparates. Selon 91 % des répondants au sondage d’EY, l’exploitation par les fonctions fiscalité de données cloisonnées et disparates, souvent conservées sur des disques durs locaux, peut être une cause importante de leurs problèmes d’accès à l’information, du fait que les processus manuels qu’elles appliquent reposent sur énormément d’interventions humaines qui entraînent un gaspillage de temps, ouvrent la voie à des erreurs et comportent des risques.

Pour y remédier, des entreprises se dotent d’un modèle de données standard, qualifié de couche de données de référence fiables, qui constitue un gisement de données sémantiques harmonisées leur permettant de structurer simplement, et néanmoins de façon exhaustive, leurs informations fiscales pertinentes. Dans un environnement de collaboration entre leurs fonctions fiscalité, TI et finance, elles repèrent l’emplacement des données et intègrent dès le départ aux processus de gestion des données des approches qui prennent en considération les informations fiscales sensibles, s’agissant aussi bien des détails transactionnels et du suivi des immobilisations que des retenues à la source entre leurs entités et d’autres aspects essentiels sur le plan de l’observation et de la planification fiscales.

Les entreprises peuvent tirer parti de leurs informations de façon à gagner du temps au moment de les structurer et de les exploiter, en faisant de leur couche de données de référence la source unique de données fiables dont elles ont besoin pour regrouper facilement leurs données pertinentes sur le plan fiscal et ancrer leurs processus d’automatisation par l’IA sur de solides fondements.

Des robots vont‑ils prendre le contrôle?

Cependant, tandis qu’il devient difficile de s’adapter constamment à la complexité grandissante des grands volumes de données requis dans la prise de décisions stratégiques, les initiatives de transformation des fonctions fiscalité s’inscrivent dans une nouvelle ère marquée par l’essor des flux de données fiscales agentives.

L’évolution de la fonction fiscalité des entreprises du secteur des mines et métaux passe par l’adoption de l’IA autonome. Voici trois mesures que vous pouvez prendre dès maintenant pour préparer votre fonction fiscalité à évoluer à l’avenir dans un monde axé sur les données :

Tirer parti des connaissances – Vous devez vous familiariser avec les environnements systèmes et les sources d’information de votre entreprise.

Suivre une liste de contrôles – Commencez par dresser la liste des exigences à respecter. Il importe que toutes les fonctions disposent d’une liste de composantes exhaustive.

Bien faire les choses –Recensez les données qui doivent être intégrées automatiquement aux déclarations aux fins de l’observation fiscale et déterminez le volume de données pour lequel un traitement manuel s’impose. Dans la mesure du possible, procédez à l’extraction des données conservées dans des sources de données non structurées – par exemple dans des feuilles de calcul rendant les rapprochements difficiles à faire –, puis transférez-les dans une base de données structurées et des tableaux de planification des ressources de l’entreprise, qui peuvent être utilisés de façon à en faciliter la saisie automatique.

Les agents d’IA peuvent exploiter d’énormes volumes de données – pouvant s’agir de données se rapportant aussi bien aux taxes indirectes qu’aux taxes sur la valeur ajoutée, aux crédits à la R et D et aux évaluations de prix de transfert –, en procédant en toute autonomie à la collecte, à l’analyse et au traitement de données fiscales en vue de la production des déclarations de revenus et des déclarations aux fins de l’observation fiscale. Grâce à la réduction spectaculaire de la quantité d’interventions manuelles requises, les professionnels de la fiscalité peuvent se permettre de consacrer moins de temps à la recherche d’informations et se concentrer davantage sur la génération d’idées stratégiques et la résolution de problèmes, tandis que 85 % des leaders en fiscalité sondés considèrent que ce sont là les principales compétences que devront détenir à l’avenir les membres de leurs équipes.     

En tirant parti de leur capacité d’intégrer des données de projet et d’appliquer des règles fiscales complexes, les robots fiscaux peuvent extraire automatiquement des données détaillées sur les immobilisations, par exemple, analyser les obligations en matière d’impôts fonciers ou vérifier l’admissibilité à des crédits à la R et D, ce qui se traduit par une accélération du processus de préparation de déclarations fiscales exactes et par le repérage de possibilités d’économies d’impôt qui auraient pu passer inaperçues dans l’exécution de processus manuels.

On assiste à un foisonnement des cas d’utilisation des agents d’IA en situation réelle dans le secteur des mines et métaux, où les entreprises commencent à constater qu’ils peuvent s’avérer utiles à certains égards, en permettant de s’élever au-dessus des débats d’idées théoriques et d’obtenir des résultats concrets. Les équipes des taxes indirectes sont particulièrement à l’avant‑garde quant à l’adoption de processus autonomes, tirant parti de l’IA de façon à réduire plus facilement le nombre d’erreurs et de vérifications inversées coûteuses. 

À mesure que ces technologies gagnent en maturité, la production autonome de déclarations fiscales deviendra la norme plutôt que l’exception, de sorte que les équipes de fiscalité pourront se concentrer sur l’exercice de rôles de conseiller, auxquels est associée une plus grande valeur.

Surmonter les obstacles

Malgré les avantages qui découlent manifestement des initiatives de transformation de la fonction fiscalité reposant sur l’IA, bien des entreprises du secteur des mines et métaux hésitent encore à s’y engager pleinement. Les idées préconçues à l’égard des risques liés aux coûts, à la conformité réglementaire, à la sécurité des données et à la gestion du changement engendrent un climat d’inertie dans les secteurs qui adoptent généralement plus tardivement les nouvelles technologies.

La situation est toutefois en voie de changer. Il y a de plus en plus de fonctions fiscalité et d’entreprises minières dont les efforts pour se doter de modèles de données et de flux de données fiscales agentives exploitables par l’IA ont été couronnés de succès. Les entreprises n’ont plus à faire œuvre de pionnier; elles peuvent tirer parti des progrès récents et des solutions infonuagiques dans la gestion de leurs risques.

La réalisation d’une initiative de transformation d’une telle ampleur peut se comparer à la modernisation d’un avion en plein vol, dans un contexte où il faut procéder aux mises à niveau requises sans perdre de l’altitude ou sans faire de compromis sur le plan de la sécurité, tandis qu’il s’avère nécessaire de prendre en compte les besoins actuels, tout en se préparant à adopter de nouvelles façons de faire. Pour certaines entreprises, c’est tout un exercice d’équilibre, dans un contexte où la haute direction a instauré un climat d’urgence, en exerçant des pressions visant à faire baisser les coûts et en imposant l’obligation d’en faire davantage, malgré les ressources restreintes.

Sans compter qu’il ne s’agit pas seulement d’en arriver à en faire davantage, mais également de concentrer les efforts sur la réalisation de priorités divergentes. Selon les résultats du sondage, les membres du personnel de la fonction fiscalité des entreprises consacrent 53 % de leur emploi du temps à des activités fiscales courantes et 16 % seulement, à des activités spécialisées; tandis que les répondants souhaiteraient réduire de moitié le temps qu’ils vouent aux activités courantes (21 %), tout en doublant la proportion de leur horaire de travail consacrée à des activités spécialisées, en la faisant passer à 34 %.

Les fonctions fiscalité sont appelées à s’engager dans un exercice d’optimisation, à réduire leur effectif et à faire des compressions de coûts, tout en conservant ou en rehaussant la qualité de leurs activités en matière d’observation et de déclarations fiscales. Qu’elles décident d’aller de l’avant sans tarder ou plutôt d’attendre un moment plus propice, il devient presque impossible pour elles de répondre aux attentes futures si elles ne s’appuient pas sur une couche de données d’IA systématisées.

Accélérer le processus d’intégration

La bonne nouvelle, c’est que les capacités de codage de l’IA surpassent celles des programmeurs humains et que cette technologie excelle dans l’organisation et l’analyse d’énormes volumes de données, en faisant preuve d’une efficacité inégalée. Des tâches dont l’exécution manuelle exigerait des efforts colossaux en termes d’années‑personnes peuvent être exécutées beaucoup plus facilement et efficacement par l’IA, qui peut faciliter l’accès à des environnements de données évolués, simplifiés et plus faciles à déployer.

Le moment est venu de passer à l’action. De nombreuses entreprises du secteur des mines et métaux intègrent efficacement l’IA dans tout un éventail de cas d’utilisation, en procédant à un virage déterminant dans le passage de la théorie à la pratique, grâce à l’utilisation en situation réelle d’applications prenant en compte les besoins organisationnels. En suivant leur exemple et en appliquant des modèles standards et des outils d’IA aux données existantes, les entreprises peuvent rapidement cerner et combler leurs lacunes, de façon à assurer une intégration plus fluide, tout en s’appuyant sur des fournisseurs de services infonuagiques et des bases de données pour simplifier la mise en place de l’infrastructure sous‑jacente.

Les entreprises qui tardent à s’engager sur cette voie risquent de se faire distancer par des concurrents qui tirent déjà parti de l’IA pour automatiser leurs processus fiscaux, réduire le nombre d’erreurs et réaliser de nouveaux gains d’efficacité. À mesure que le recours à des technologies fiscales autonomes se généralisera, elles ne pourront que regretter davantage de ne pas s’être dotées d’une solide infrastructure de données fiscales.

Résumé

Dans la gestion de leur fonction fiscalité, les entreprises du secteur des mines et métaux sont à l’aube d’une nouvelle ère qui sera marquée par l’IA, l’automatisation et la prise de décisions axées sur les données. L’établissement d’une couche de données de référence fiables et le déploiement de flux de données fiscales agentives ne relèvent plus d’une simple vision de l’avenir, s’agissant de mesures essentielles qu’elles doivent prendre pour rester concurrentielles.

Le long du parcours qu’elles doivent emprunter, les entreprises devront vaincre l’inertie et surmonter les risques perçus, mais il ne fait nul doute quant aux bénéfices qu’elles en tireront : des processus fiscaux plus rapides et plus précis, des économies de coûts et la capacité de se concentrer sur la planification fiscale. Celles qui passeront résolument à l’action sauront tirer leur épingle du jeu. Votre entreprise sera‑t‑elle‑prête?

Coauteur : Aaron Puiszis, associé, Fiscalité, Technologie et transformation, EY États‑Unis

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