EY désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited, et peut désigner une ou plusieurs de ces sociétés membres, lesquelles sont toutes des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société à responsabilité limitée par garanties du Royaume‑Uni, ne fournit aucun service aux clients.
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Les véhicules électriques à batterie (« VEB ») ne sont plus une technologie marginale dans le secteur minier du Canada. Or, la façon dont on en parle passe souvent à côté de l’essentiel. La question la plus importante n’est pas de savoir si les VEB ont la capacité de tirer et de transporter des charges. Il s’agit plutôt de savoir si les sites miniers peuvent composer avec de nouvelles contraintes – l’électricité, la ventilation, la conformité aux normes relatives à la poussière, la logistique du chargement, les modèles de maintenance et la préparation de la main‑d’œuvre – sans sacrifier la fiabilité.
Un récent aperçu comparatif de l’électrification des mines d’EY Canada reflète ce changement : les entreprises étaient réparties de manière équilibrée entre les phases d’évaluation, de planification et de déploiement de leur parcours d’électrification, ce qui suggère que ce sujet est devenu une réalité opérationnelle concrète plutôt qu’une ambition lointaine.
Les leviers de l’électrification (et les obstacles)
L’une des conclusions comparatives les plus révélatrices est ce que les exploitants ne cherchent pas à poursuivre. Lorsqu’on leur a demandé pourquoi ils privilégiaient certains équipements, le tonnage n’a pas du tout été sélectionné (0 %). Les répondants ont plutôt indiqué que la réduction de la consommation de diesel (57 %) et la diminution des émissions / des particules diesel (43 %) constituaient la principale justification des priorités accordées à l’électrification. Ces réponses devraient réorienter la discussion : pour bon nombre d’exploitants canadiens, l’électrification est fondamentalement une stratégie de gestion des risques et de l’exposition – réduire la dépendance au diesel, améliorer les conditions d’exploitation souterraine et répondre aux attentes en matière de durabilité – plutôt qu’une simple question de productivité.
Elles aident aussi à comprendre pourquoi les camions de roulage figurent en tête des priorités d’électrification des répondants (50 %), devant les chargeurs mécaniques (25 %) et les marteaux perforateurs (13 %). Le roulage est le domaine où la consommation de diesel est la plus visible et où la diminution des émissions peut être la plus significative, surtout à grande échelle. Or, c’est aussi là que l’électrification devient la plus dépendante du système : la « décision liée au type de véhicule » devient rapidement une « décision liée à l’alimentation électrique du site et à son modèle d’exploitation ». Nos résultats comparatifs confirment cette réalité sous un autre angle : seuls 40 % des répondants déclarent disposer d’un programme officiel d’électrification; tandis que 40 % n’en ont pas et que 20 % sont encore au stade de l’élaboration. Entre d’autres mots, l’ambition progresse plus vite que la gouvernance et la rigueur d’exécution.