EY désigne l’organisation mondiale des sociétés membres d’Ernst & Young Global Limited, et peut désigner une ou plusieurs de ces sociétés membres, lesquelles sont toutes des entités juridiques distinctes. Ernst & Young Global Limited, société à responsabilité limitée par garanties du Royaume‑Uni, ne fournit aucun service aux clients.
Comment EY peut vous aider
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L’essor récent de l’intelligence artificielle (IA), notamment l’IA générative et l’IA agentive, confirme que la transformation promise par l’IA ne relève plus de la spéculation. L’IA représente une force systémique capable de toucher tous les clients et toutes les entreprises, que ce soit en ligne, en magasin ou dans chaque maillon de la chaîne de valeur.
Des relations personnalisées fondées sur l’engagement à la gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’IA s’impose rapidement comme le pilier des activités modernes de vente au détail, et influence non seulement le comportement des détaillants, mais aussi la façon dont leurs clients font leurs achats. En effet, selon l’étude d’EY sur les perceptions à l’égard de l’IA, 82 % des répondants à l’échelle mondiale ont consciemment utilisé l’IA au cours des six derniers mois, et 67 % l’ont utilisée dans le cadre de leur expérience client. Les leaders du secteur du commerce de détail abondent dans le même sens : le sondage d’EY sur les perspectives des chefs de la direction révèle que 76 % des chefs de la direction de ce secteur se disent confiants dans leur capacité à déployer des solutions d’IA qui généreront un rendement du capital investi concret pour leur entreprise.
Pour ce qui est du marketing et de l’engagement, les grands modèles de langage peuvent favoriser la personnalisation de bout en bout à grande échelle en créant des messages et des expériences sur mesure sur tous les canaux, ce qui réduit les coûts de conversion des clients et renforce la fidélisation. Sur le plan opérationnel, l’IA continue de stimuler l’automatisation dans les centres de traitement des commandes et les chaînes d’approvisionnement, en coordonnant l’automatisation des processus robotiques dans les entrepôts et en automatisant les activités opérationnelles liées à l’approvisionnement et au traitement des commandes.
Les détaillants se tournent déjà vers l’IA agentive pour coordonner les décisions liées au marchandisage, à la tarification, à la promotion et à la chaîne d’approvisionnement. Les plateformes technologiques et les détaillants de premier plan prennent des mesures pour développer et consolider des agents internes qui peuvent aider les employés, les fournisseurs et, surtout, les clients qu’ils servent.
Alors que les détaillants cherchent à tirer parti des possibilités offertes par l’IA, certains écueils doivent toutefois être pris en considération. Les nouveaux outils d’IA alimentent clairement un cycle de battage publicitaire. Malgré des perspectives prometteuses, le rendement du capital investi pourrait être plus limité, car les détaillants expérimentent et mettent à l’essai de nouvelles applications qui pourraient ne pas être déployées à grande échelle. Par ailleurs, les gouvernements pourraient créer d’autres défis en mettant en place une gouvernance stricte et inégale, tandis que les outils d’IA agentive concurrents des plateformes technologiques pourraient être directement adoptés par les clients et ainsi court‑circuiter les détaillants.
Malgré la croissance du commerce en ligne et l’importance sans cesse grandissante de la technologie, l’activité de vente au détail à l’échelle mondiale demeure principalement centrée sur les magasins et repose sur des interactions humaines. Le magasinage en tant qu’activité sociale ou de loisir demeure bien présent. Selon l’indice EY de l’évolution des habitudes des consommateurs, 45 % des consommateurs découvrent encore de nouveaux produits grâce aux présentoirs en magasin, contre seulement 17 % grâce à des recommandations en ligne. Dans un monde où les algorithmes dictent tout, de la fabrication à la consommation, offrir un visage humain ou une expérience humaine pourrait bien être l’un des rares moyens pour les commerçants de se démarquer réellement. Bien que les leaders du secteur du commerce de détail se disent confiants quant à leur propre déploiement de l’IA, le sondage d’EY sur les perspectives des chefs de la direction révèle également que 36 % d’entre eux estiment que le secteur est exposé à autant de risques liés à l’IA que de possibilités découlant de sa mise en œuvre.
Une tension grandissante s’installe entre les domaines où l’IA peut prendre les devants et ceux où l’intervention humaine reste indispensable. Pour illustrer ce point, nous en avons analysé les répercussions sur le commerce de détail, qu’il soit axé sur l’IA ou sur l’humain.