Onde numérique abstraite composée de points de données lumineux

Quand il ne s’agit pas seulement de la technologie

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Des initiatives de modernisation isolées ne transformeront pas à elles seules les dernières tendances technologiques en valeur durable. Les chefs d’entreprise canadiens qui veulent exploiter pleinement la technologie gagnent à faire preuve d’une bonne capacité d’adaptation.


En bref

  • La technologie génère de la valeur lorsque les leaders harmonisent leurs objectifs, leurs incitatifs et leur modèle opérationnel afin que les équipes puissent adopter de nouveaux outils en toute confiance et se concentrer sur des résultats concrets.
  • Les parcours des clients et des employés servent de guide à la feuille de route, afin que les investissements ciblent les points de friction, renforcent la confiance et transforment les progrès en revenus et en fidélisation.
  • La préparation des données, les compétences et les contrôles responsables sont tout aussi essentiels que les fonctionnalités. Jetez les bases, évaluez fréquemment la valeur et rectifiez rapidement le tir.

Le principal défi que posent les technologies émergentes ne réside pas dans les technologies en elles‑mêmes, mais dans notre capacité à saisir leur potentiel et à tolérer un environnement opérationnel en constante évolution.
 

« En 2026, qu’est‑ce qui n’est pas technologique? » a déclaré Albert Anelli, associé directeur, Talents, EY Canada. Pour réussir à intégrer une telle quantité de technologies aujourd’hui, il faut revenir à l’essentiel, tout en acceptant que ces outils soient à la fois nouveaux et en évolution, même au moment de leur mise en œuvre. »
 

Albert dirige un groupe national de conseillers qui explorent à fond l’ADN d’une organisation. Grâce à ces connaissances, ils accompagnent leurs clients dans la conception de stratégies de transformation numérique, favorisant une réinvention authentique, centrée sur la technologie.
 

« La rapidité de l’accès au marché est aujourd’hui essentielle. Toute organisation souhaitant adopter des technologies émergentes doit d’abord accepter qu’elles soient, par nature, émergentes. Elles continueront à évoluer, déclare Albert Anelli. Le succès reviendra à l’entreprise qui maîtrise les bases de la transformation. Cela sous‑entend une capacité d’adaptation et de réaction rapide sans prendre de risques excessifs, à tester de nouvelles technologies et à faire évoluer ses méthodes au fil du temps. »
 

Il en va de même pour l’évolution du cadre réglementaire. Ce n’est pas seulement la technologie qui change; les cadres de gouvernance et les exigences de conformité qui soutiennent les technologies de pointe se définissent aussi presque en temps réel, ce qui renforce la nécessité de tolérer l’inconnu.
 

« L’incidence des technologies émergentes ne sera pas celle que nous croyons, affirme Linda Williams.

À titre d’associée directrice, Clients et secteurs, EY Canada, elle siège au comité de direction des services professionnels de la Société. Forte de plus de 30 ans d’expérience dans les transformations technologiques, Linda Williams joue un rôle clé dans l’approche « client zéro » d’EY à l’égard de l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) depuis 2023.

« Plus nous serons habiles à nous adapter aux technologies émergentes et à les tester avec confiance, plus nos organisations pourront relever les défis de demain, affirme‑t‑elle. Cette agilité sera un facteur déterminant dans la valeur qu’une entreprise tirera ultimement de l’adoption des technologies émergentes. »

À l’approche de 2025, EY a désigné la capacité à traduire le potentiel de l’IA en revenus réalistes comme fil conducteur de son rapport sur les dix principales possibilités pour les entreprises technologiques. EY recommandait alors aux entreprises technologiques de cesser de percevoir l’IA comme une capacité appliquée aux processus d’affaires traditionnels, mais plutôt de revoir radicalement et de réinventer leurs activités afin de les exercer dans une ère dominée par l’IA.

Linda Williams soutient que cette théorie est toujours valable aujourd’hui. Or, cela ne concerne pas que les entreprises technologiques ou l’IA.

« Les entreprises canadiennes doivent voir l’IA et les technologies émergentes dans une perspective plus large, explique‑t‑elle. C’est l’occasion de réfléchir à la façon dont l’IA, comme outil, peut nous aider à améliorer notre productivité, dans les organisations, et dans l’ensemble du pays. En 2026, nous devons nous poser ces grandes questions de transformation par l’IA, puis agir en conséquence. C’est de cette façon que nous pouvons tirer parti de tout le potentiel des technologies avancées et émergentes dès leur apparition. »

Pour Linda Williams, cela signifie de voir au‑delà de l’IA et même de l’IA agentive. Quelle est la prochaine étape?

Albert Anelli partage cet avis. « Qu’il s’agisse d’améliorer les compétences des différentes générations au sein de l’entreprise, de modifier la manière dont nous intégrons les nouveaux diplômés, ou de renouveler la gestion des produits dans son ensemble… tout cela a une incidence interne et externe que nous devons prendre en considération. »

Linda Williams donne comme exemple probant l’adoption de l’IA par EY. Depuis l’impulsion donnée à l’adoption de l’IA, y compris des possibilités de perfectionnement à grande échelle et d’importants investissements pour mettre en place une plateforme d’IA interne, la Société a enregistré des gains de productivité exponentiels au cours des dernières années. Environ 83 % des membres du personnel de la Société ont suivi une formation de base en IA, et 81 % utilisent la plateforme EY.ai EYQ.

« Adopter les technologies émergentes et en tirer un rendement du capital investi repose sur une culture d’expérimentation, explique‑t‑elle. La culture est un facteur clé pour assurer une adoption à grande échelle et durable. Il est essentiel d’instaurer une culture qui favorise l’expérimentation pour une utilisation pérenne de l’IA et qui soutient la productivité des Canadiens. Cela permet à chacun de bénéficier d’une meilleure expérience professionnelle et de changer ses comportements au fil du temps. Une telle culture constitue la première étape essentielle pour atteindre pleinement le potentiel de l’IA. »

Le Grand Prix de l’Entrepreneur d’EY du Canada

Nous mettons à l’honneur des entrepreneurs qui, poussés par leur ambition sans limites, innovent et contribuent à la croissance et à la prospérité, transformant ainsi le monde.

  • 5 200 mises en candidature
  • 3 400 finalistes
  • 1 540 lauréats
  • 32 ans
  • 1 écosystème entrepreneurial connecté à un solide réseau

Eric Naaman – Damotech Inc.

Entrepreneur de l’année d’EY 2025 de la région de l’Est

En 2017, Eric est devenu l’unique propriétaire de son entreprise et l’a bâtie en se posant la question suivante : l’innovation peut‑elle améliorer la sécurité au travail?

Il a consacré un montant supérieur à son chiffre d’affaires annuel à l’aménagement d’une installation certifiée LEED à la fine pointe de la technologie. Cette décision audacieuse a marqué le début d’une nouvelle ère pour Damotech. Sous la direction d’Eric, l’entreprise est passée de fabricant de composantes à fournisseur de solutions complètes de sécurité fondées sur la technologie. Adoptant une mentalité axée sur le secteur, il a intégré des services d’ingénierie, des logiciels exclusifs et des partenariats stratégiques pour faire de Damotech le chef de file nord-américain de la sécurité des palettiers.

Spécialisée dans les solutions innovantes de réparation, de protection et d’inspection, Damotech compte parmi ses clients des centaines de sociétés inscrites au palmarès Fortune 500, dont Amazon, Target, Home Depot et Lowe’s. Axée sur la collaboration, l’engagement et la collectivité, Damotech a récemment réalisé un investissement de 10 millions de dollars dans l’automatisation, ce qui lui a permis de tripler sa capacité de réparation, et ce, sans accroître l’empreinte environnementale de son installation.

Charles L’Ecuyer – Ces Corporation

Entrepreneur de l’année d’EY 2025 des Prairies

Alors que l’intelligence artificielle, la chaîne de blocs et le calcul haute performance devenaient essentiels pour les entreprises en Amérique du Nord, Charles s’affairait à ouvrir une nouvelle voie pour alimenter le progrès.

Guidés par les principes du développement durable, les procédés de fabrication mis en place par Charles génèrent peu de déchets et produisent des systèmes écoénergétiques qui réduisent les émissions. À l’origine de centaines d’emplois au Canada et aux États‑Unis, son entreprise travaille en partenariat avec les collectivités, les gouvernements locaux et les leaders du secteur pour harmoniser ses objectifs commerciaux avec ses ambitions économiques et environnementales plus larges. Grâce aux solutions novatrices de Charles, les entreprises peuvent

déployer plus rapidement que jamais des environnements informatiques évolutifs à la fine pointe de la technologie.

Résumé

Ce ne sont pas les technologies qui produisent les résultats, mais les gens. Axez votre modèle opérationnel, vos incitatifs et vos compétences sur le parcours des clients et des employés qui comptent le plus, et vos investissements deviendront rapidement rentables.

Des systèmes de données solides, des limites claires et des cycles d’apprentissage courts facilitent une adoption responsable par les équipes et accélèrent leur progression. En intégrant la technologie pour renforcer vos équipes, vous pouvez réduire les frictions, accroître la productivité et étendre les résultats sur différents marchés.

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