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Comment les entreprises de télécoms peuvent‑elles évoluer dans un contexte de risques changeants?

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Personne‑ressource locale :Warren Tomlin associé directeur, secteur des Technologies, médias, divertissement et télécommunications (TMDT), EY Canada

Voici notre classement des 10 principaux risques qui se posent aux fournisseurs de services de télécommunications dans le contexte en constante évolution de 2026.


En bref
  • Les risques liés à la transformation technologique, à la performance des réseaux, au contexte géopolitique et aux besoins changeants des clients ont fait grimper le nombre de menaces auxquelles font face les entreprises de télécommunications (« entreprises de télécoms ») au cours de la dernière année.
  • Bien que les tensions géopolitiques créent des risques pour les chaînes d’approvisionnement des entreprises de télécoms, les politiques mises en place par les gouvernements, comme le nuage souverain, peuvent receler des possibilités.
  • Les entreprises de télécoms doivent avoir une vue d’ensemble des risques à l’échelle de l’entreprise et encourager la vigilance à l’égard des risques tout en alignant la gestion des risques sur les objectifs stratégiques à long terme.

Alors que les entreprises de télécoms amorcent l’année 2026, notre analyse la plus récente confirme que les changements rapides que nous avons observés au sein de leur univers de risques l’an passé se poursuivent sans relâche. Notamment, il est de plus en plus évident que les entreprises de télécoms ne sont pas à l’abri de la conjoncture géopolitique fébrile et qu’elles doivent être prêtes à réagir aisément à ses répercussions sur leurs offres de services, leurs activités et leurs chaînes d’approvisionnement. Parallèlement, elles doivent être attentives à l’évolution des besoins et des priorités des clients, qui sont de plus en plus préoccupés par divers risques, dont celui d’être victimes d’escroquerie ou de voir leurs données être volées ou utilisées à mauvais escient.

Si l’on y ajoute les risques croissants liés aux technologies émergentes, en particulier l’adoption de l’intelligence artificielle (IA),et les défis en hausse liés à la performance du réseau, tout semble indiquer que les entreprises de télécoms doivent réorienter leurs feuilles de route en matière de risques, en mettant l’accent sur l’interconnexion de menaces apparemment distinctes. Mais elles doivent aussi rester attentives aux avantages potentiels qui découlent de nombreux risques, y compris des possibilités qui peuvent leur permettre de dégager de nouvelles formes de valeur si elles prennent les bonnes mesures, surtout en matière de technologie et de talents.

Comme par les années passées, notre analyse regroupe les risques auxquels font face les télécoms en quatre grandes catégories : risque lié à la conformité, risque opérationnel, risque stratégique et risque financier. Ce cadre général a considérablement changé au cours des 12 derniers mois.

Bien que le risque principal demeure inchangé, soit la « sous‑estimation de l’évolution des impératifs en matière de confidentialité, de sécurité et de confiance », des changements importants sont survenus plus loin dans la liste des principaux risques. Deux nouveaux risques ont fait leur entrée dans les 10 principaux risques, soit l’« adaptation insuffisante à l’évolution du contexte géopolitique » et l’« incapacité de répondre efficacement aux besoins changeants des clients », tandis que deux autres risques sont remontés dans le classement, l’« inefficacité de la transformation au moyen de nouvelles technologies » se positionnant au deuxième rang.


Les 10 principaux risques pour les entreprises de télécoms en 2026

Consultez le rapport complet qui contient plus d’informations pour vous aider à renforcer votre résilience en période difficile.


Risque no 1 : Sous‑estimation de l’évolution des impératifs en matière de confidentialité, de sécurité et de confiance

Les pratiques en matière d’IA responsable des entreprises de télécoms ne sont pas à la hauteur à bien des égards, tandis que les fonctions de cybersécurité se sentent mal préparées face aux changements.

L’étude servant à l’établissement de l’indice de perception de l’IA de 2025 d’EY révèle un déficit de confiance des consommateurs persistant à l’égard de l’IA. Alors que 82 % des consommateurs affirment avoir sciemment utilisé des outils d’IA au cours des six derniers mois, seulement 48 % estiment que les avantages l’emportent sur les inconvénients potentiels. Ce faible niveau de confiance peut être particulièrement inquiétant pour les entreprises de télécoms, puisque l’adoption dans ce secteur de mesures visant à améliorer la confiance dans l’IA semble accuser un retard par rapport à d’autres secteurs : seulement 59 % des entreprises de télécoms déclarent avoir une solide méthodologie pour relever, évaluer et atténuer les risques liés à l’IA, contre 66 % de tous les répondants.

La difficulté des fonctions de cybersécurité des entreprises de télécoms à élargir leur rôle et leurs responsabilités représente une autre source de préoccupation, 68 % des chefs de la sécurité de l’information des entreprises de télécoms admettant qu’ils ont de la difficulté à exprimer la valeur qu’offre la fonction cybersécurité au‑delà de la protection contre les risques.


Risque no 2 : Inefficacité de la transformation au moyen de nouvelles technologies

La transition rapide vers l’IA crée des défis organisationnels, à mesure qu’il devient urgent de mettre les anciens systèmes informatiques et les réseaux existants hors service.

Alors que les entreprises de télécoms progressent rapidement pour exploiter la puissance de l’IA, plusieurs facteurs entravent les efforts d’intensification de leurs initiatives en matière d’IA. Selon le sondage éclair d’EY sur l’IA responsable, les principales préoccupations des chefs de la direction des entreprises de télécoms concernant l’adoption de l’IA reposent notamment sur les contraintes de ressources et la difficulté d’élaborer des cadres de gouvernance efficaces. Ce genre d’obstacle amène les entreprises à adopter des approches radicalement différentes en matière d’IA. Si 33 % d’entre elles prévoient accélérer leurs investissements en IA, elles sont presque aussi nombreuses (32 %) à les réduire ou à revoir leurs plans à cet effet. Les défis liés aux nouvelles technologies sont exacerbés par les pressions grandissantes exercées pour mettre hors service les anciens systèmes informatiques et les réseaux existants, aspect complémentaire essentiel aux aspirations des entreprises de télécoms en matière d’IA.

Risque no 3 : Gestion inadéquate des talents, des compétences et de la culture

La pénurie de compétences est difficile à résoudre et la culture organisationnelle demeure souvent réfractaire au changement.

Le besoin des entreprises de télécoms d’acquérir de nouvelles compétences découle de nouveautés allant de l’automatisation progressive des fonctions réseau et TI au développement de plateformes internes et à l’intégration de solutions technologiques multifournisseurs.


Une étude menée par un tiers1 révèle que ces facteurs font augmenter la demande de compétences précises dans des domaines comme la cybersécurité, l’IA et l’apprentissage machine (AM), l’infrastructure informatique et la science des données. Il convient de noter que bon nombre de ces postes sont particulièrement difficiles à pourvoir – ce qui pousse les entreprises de télécoms à mettre l’accent sur des approches comme le perfectionnement, le recrutement temporaire auprès de partenaires technologiques et l’ajout de compétences par l’acquisition d’entreprises.


Cependant, même si les entreprises de télécoms ont réussi à acquérir les compétences appropriées, elles constatent que procéder au changement de culture de la main‑d’œuvre et à l’adoption de nouvelles méthodes de travail n’est pas chose facile.


Risque no 4 : Performance des réseaux et proposition de valeur inadéquates

L’adoption de la connectivité réseau à haute vitesse accuse du retard dans de nombreux marchés alors que de nouveaux facteurs contribuent à des pannes de réseaux.

Dans plusieurs pays européens, la disponibilité croissante des réseaux de fibre optique jusqu’au domicile (FTTH) ne se traduit pas par un taux d’adoption plus élevé, les données du FTTH Council Europe3 indiquant que le taux s’établit à 91 % en Espagne, mais à seulement 27 % en Allemagne. Ces écarts s’expliquent par les nombreux facteurs qui peuvent influer sur l’adoption de la technologie FTTH, de la tarification à la vigueur de la demande d’applications exigeant une forte capacité de bande passante, comme les jeux infonuagiques.

Alors que le nombre d’options de connectivité haut débit continue d’augmenter, les entreprises de télécoms doivent recourir à de nouvelles méthodes pour se démarquer afin d’éviter l’érosion des prix. Toutefois, les efforts déployés par les entreprises de télécoms pour se repositionner sont freinés par la multiplicité des facteurs contribuant aux pannes de réseau, comme les phénomènes météorologiques extrêmes et les restrictions à la consommation d’électricité.

Risque no 5 : Adaptation insuffisante à l’évolution du contexte géopolitique

Les tensions géopolitiques s’ajoutent aux incertitudes externes auxquelles font face les entreprises de télécoms, mais les stratégies nationales de souveraineté technologique révèlent également des possibilités d’amélioration.

Dans la plus récente étude d’EY sur les perspectives des chefs de la direction, 22 % des dirigeants des entreprises de télécoms mentionnent les tensions géopolitiques comme une menace pour la croissance, ainsi que les politiques commerciales et budgétaires (13 %) et le contexte plus large d’incertitude macroéconomique (18 %). Alors que l’exposition directe des entreprises de télécoms aux droits de douane est limitée, il n’en va pas de même pour les fournisseurs d’appareils et de réseaux en amont, ce qui augmente le risque que la hausse des coûts des appareils connectés allonge davantage les cycles de remplacement des téléphones.

 

Cela dit, les défis engendrés par les tensions géopolitiques sont contrebalancés par certaines occasions qui s’offrent aux entreprises de télécoms en vue de générer de la valeur sous de nouvelles formes. Les programmes nationaux de souveraineté technologique pourraient permettre, par exemple, aux télécoms de jouer un rôle plus explicite en tant que champions des infrastructures et gardiens des données. Parallèlement, la vague de nouvelles réglementations en matière de cybersécurité et de politiques en matière d’IA renforce la nécessité de mettre en œuvre des mesures de protection des données robustes et d’exercer une gestion responsable de l’IA.


Risque no 6 : Incapacité de profiter des nouveaux modèles d’affaires

Les entreprises clientes ne saisissent pas bien le fonctionnement des nouveaux modèles d’affaires, alors que les entreprises de télécoms doivent faire des choix difficiles pour exploiter de nouvelles possibilités.

Bien que les entreprises de télécoms progressent sur le plan du déploiement de nouvelles offres de services à l’intention des entreprises, la faible sensibilisation de ces dernières aux nouvelles propositions interentreprises freine leur adoption. Le rapport d’étude d’EY intitulé Réinventer l’avenir du secteur indique que 24 % des entreprises, tous les secteurs confondus, sont peu ou ne sont pas du tout sensibilisées aux interfaces de programmation d’applications (API), un écart qui se creuse pour atteindre 30 % dans le secteur de la fabrication.
 

Les changements aux politiques gouvernementales pourraient avoir une incidence positive, car, comme nous l’avons souligné précédemment, ils ouvrent de nouvelles possibilités de services pour les entreprises de télécoms dans des domaines tels que le nuage souverain et l’infrastructure d’IA. Toutefois, pour exploiter ces possibilités, il faudra intégrer les bonnes options et approches écosystémiques. Par exemple, des solutions infonuagiques souveraines peuvent être proposées directement ou par l’entremise de partenariats bilatéraux ou de coentreprises spécialisées.

Risque no 7 : Participation inefficace aux écosystèmes externes

Les entreprises de télécoms s’appuient de plus en plus sur des partenariats et des ententes collaboratives, leurs relations avec les entreprises technologiques se complexifiant et se diversifiant.

Les nouvelles propositions de services interentreprises et entre entreprises et consommateurs exigeant une collaboration accrue, les entreprises de télécoms en sont à élargir leurs partenariats en envergure et en portée. La collaboration horizontale entre les entreprises de télécoms a affiché une nette augmentation au cours des derniers trimestres, celles‑ci cherchant à élargir leurs marchés exploitables et à monétiser des services, comme les API et la technologie publicitaire.

Les partenariats verticaux avec des entreprises technologiques sont également en plein essor. Selon l’étude d’EY sur les perspectives des chefs de la direction, les répondants du secteur des entreprises de télécoms soulignent que le partage de technologie (49 %) et la combinaison de ressources complémentaires comme la distribution (43 %) sont les principaux moteurs des coentreprises et des alliances stratégiques. En parallèle, les relations des entreprises de télécoms avec l’écosystème deviennent de plus en plus diversifiées, une étude d’EY révélant que les chefs de l’expérience client des entreprises de télécoms considèrent bon nombre d’entreprises technologiques et médiatiques, des grandes entreprises technologiques aux distributeurs de contenu, à la fois comme des partenaires et d’éventuels concurrents.


Risque no 8 : Incapacité de répondre efficacement aux besoins changeants des clients

Les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par la sécurité numérique, tandis que les jeunes affichent souvent un manque de confiance à l’égard des services de connectivité.

Les consommateurs sont toujours plus inquiets par rapport à la sécurité en ligne. Selon l’étude d’EY Décoder le marché de la domotique, le pourcentage de consommateurs se disant « très préoccupés » par le contenu en ligne préjudiciable a augmenté, passant de 38 % en 2022 à 47 % en 2024. Une part considérable des consommateurs (40 %) est également préoccupée par l’utilisation excessive des écrans.
 

Bien que les gouvernements soient conscients de ces préoccupations et qu’ils prennent des mesures stratégiques pour y répondre, les entreprises de télécoms qui offrent des services aux familles et aux adolescents doivent composer avec l’environnement complexe des parties prenantes. Un autre facteur aggravant est lié au fait que les consommateurs plus jeunes semblent faire face à des défis plus importants que leurs aînés relativement aux services de télécommunications. L’étude Décoder le marché de la domotique révèle également que les 25 à 34 ans se classent au premier rang parmi tous les groupes démographiques pour avoir trouvé des forfaits de connectivité difficiles à comprendre.

Risque no 9 : Gestion inadéquate du programme de développement durable

Alors qu’elles réalisent des progrès pour réduire leur incidence écologique, les entreprises de télécoms doivent impérativement continuer à mettre l’accent sur les améliorations en matière de développement durable.

Selon l’analyse comparative fournie par la GSMA, quatre entreprises de télécoms ont amélioré leur performance au fil du temps à l’égard de mesures environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) clés, et 75 % des 24 entreprises de télécoms participantes font état d’une réduction des émissions des champs d’application 1 et 2 par rapport aux périodes de déclaration précédentes. Presque toutes les entreprises de télécoms indiquent également avoir mis en œuvre une politique d’approvisionnement écoresponsable.
 

Toutefois, leur engagement soutenu à respecter les échéances futures pour améliorer leur performance ESG reste incertain. Selon le sondage sur les perspectives des chefs de la direction d’EY, 60 % des leaders du secteur des entreprises de télécoms revoient les délais de leurs engagements en matière de développement durable. Parallèlement, l’étude sur l’avenir des entreprises de télécoms d’EY montre que les entreprises de télécoms envisagent de mettre en œuvre un large éventail d’initiatives ESG au cours des cinq prochaines années. Trouver un équilibre entre des priorités ESG concurrentes s’avérera primordial pour l’avenir.


Risque no 10 : Inadéquation des modèles d’exploitation pour maximiser la création de valeur

Alors que les entreprises de télécoms continuent de centraliser leurs activités et de procéder à des fusions et acquisitions (F et A), les modèles opérationnels du secteur font face à de nouveaux défis.

La transition des entreprises vers un modèle de services mondiaux à l’entreprise (SME) se poursuit, et une étude sectorielle5 indique que 61 % d’entre elles se sont engagées dans la voie des SME, bien qu’elles en soient à différentes étapes de développement sur le plan de la mise en œuvre. Même si l’amélioration de la rentabilité demeure un objectif important, les SME génèrent également d’autres retombées positives, allant de la numérisation et de l’optimisation de la main d’œuvre à la création de nouveaux services.
 

Dans l’intervalle, l’appétit grandissant des entreprises de télécoms pour les F et A est un autre catalyseur pour améliorer les modèles opérationnels. Selon l’étude d’EY sur les perspectives des chefs de la direction, 77 % des leaders des entreprises de télécoms estiment pouvoir tirer parti des F et A pour stimuler la croissance et réaliser des économies d’échelle. Toutefois, les entreprises de télécoms devront être conscientes des risques inhérents à des transactions plus ambitieuses sur certains plans, comme la gestion des compétences, de la culture, de la technologie et des parties prenantes.


Prochaines étapes pour les entreprises de télécommunications qui souhaitent atténuer les risques dans un contexte en pleine évolution

En déterminant la meilleure façon d’atténuer les principaux risques précités, les entreprises de télécoms doivent continuer à scruter l’horizon pour détecter les nouvelles menaces, tout en évaluant les répercussions changeantes des risques actuels et en trouvant des façons de transformer les défis perçus en possibilités. En plus des mesures à prendre, il importe de comprendre comment le concept de risque lui‑même évolue, redessiné par quatre caractéristiques déterminantes. En effet, à l’ère actuelle, l’environnement de risques se définit de plus en plus par la non‑linéarité, l’accélération, la volatilité et l’interconnexion. Pour prospérer dans ce nouveau monde des affaires, il est nécessaire d’adopter de nouvelles approches en matière de stratégie et de gestion des risques et d’avoir la capacité de les harmoniser. Dans ce contexte, nous recommandons aux entreprises de télécoms de prendre trois mesures :

1. Revoir votre feuille de route des risques

Réunissez les leaders de l’organisation pour examiner et s’entendre sur l’évolution de la gestion des risques au sein de votre entreprise, pour faire en sorte que cette stratégie de gestion soit élaborée par l’équipe de gestion des risques et la haute direction et sous leur responsabilité conjointe. Veillez à évaluer les catégories de risques actuelles et potentielles, en étant conscient que les risques peuvent être ambigus et en constante évolution, et peuvent indiquer des possibilités d’amélioration. Mettez l’accent sur l’interrelation des différents risques, ainsi que sur l’évolution des risques en fonction de leur incidence sur l’environnement macroéconomique, votre écosystème sectoriel et votre organisation.

2. Redoubler d’efforts sur la transformation culturelle et la gestion des mesures

Les entreprises de télécoms élargissent déjà leurs horizons pour inclure dans leur programme de transformation de nouvelles possibilités offertes par les technologies de pointe, ainsi que la requalification et l’actualisation des compétences connexes. Veillez à développer votre culture de gestion des risques tout en encourageant l’innovation de façon plus générale dans les méthodes de travail et les modèles de gouvernance, en soulignant comment les connaissances sur les risques permettent aux employés de prendre de meilleures décisions d’affaires. Mettez davantage l’accent sur les mesures et les incitatifs qui favorisent l’adoption de nouveaux comportements qui vont au‑delà de la simple réduction des risques et mènent à une meilleure habilitation organisationnelle.

3. Mettre en œuvre une gestion des risques de bout en bout

Optimisez votre approche globale de gestion des risques en mettant en place des processus clairs pour détecter et évaluer les risques et y répondre à l’échelle de l’organisation. Veillez à ce que les responsables de la gestion des risques travaillent avec des équipes de toutes les fonctions pour faire le suivi des risques et évaluer leurs incidences sur les gens, les systèmes et les processus. Accordez une attention particulière au recensement de nouveaux risques et à la surveillance proactive des risques. Parallèlement, passez en revue régulièrement les plans d’atténuation des risques et l’efficacité des contrôles, pour pouvoir passer d’une approche de couverture des risques robuste à une pratique d’atténuation des risques efficace et à la résilience stratégique à long terme.

Résumé

Alors que s’amorce l’année 2026, les entreprises de télécoms font face à un univers de risques toujours croissants et de plus en plus caractérisés par la non‑linéarité, l’accélération, la volatilité et l’interconnexion. Les risques liés à la transformation, à la performance des réseaux et au contexte géopolitique augmentant fortement, les entreprises de télécoms qui souhaitent poursuivre leur croissance et demeurer résilientes doivent établir une corrélation plus étroite entre leur stratégie et leur gestion des risques que par le passé. Les clés du succès? Redéfinir l’approche en matière de risque pour l’appliquer à l’échelle de l’entreprise, tout en cultivant la sensibilisation aux risques de la main‑d’œuvre, et mettre en place des processus de bout en bout permettant de rallier tous les secteurs de l’entreprise et de tabler sur leurs forces.


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