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L’importance de prendre en compte le type d’apprentissage convenant à chacun
En matière d’apprentissage, il ne suffit pas de donner accès à de la formation. Les employés sont en quête d’expériences d’apprentissage et de perfectionnement beaucoup plus personnalisées, dans un contexte où les particularités associées à leur génération et à leur secteur, entre autres, sont prises en compte.
Par exemple, les employés membres des générations Z et Y ont tendance à privilégier les possibilités de réorientation rapide des compétences qui leur permettent d’emprunter différents parcours professionnels, tout en favorisant une plus grande mobilité. Quant aux employés canadiens appartenant à la génération X, ce sont eux qui se montrent les plus soumis à des contraintes de temps et les moins enclins à exprimer une opinion favorable à l’égard des programmes d’apprentissage offerts, seulement 10 % d’entre eux estimant qu’il s’agit d’excellents programmes, tandis qu’ils ne sont que 10 % à convenir que le temps consacré à l’apprentissage est suffisant.
En revanche, les baby‑boomers sont en quête d’expériences d’apprentissage pertinentes, simples et expressément applicables à leurs tâches quotidiennes. Ils affichent aussi le plus haut niveau de confiance quant à leurs compétences, 37 % d’entre eux se disant tout à fait d’accord avec l’énoncé portant sur le maintien de la pertinence de celles‑ci, tandis que 14 % reconnaissent l’urgence d’avoir de nouvelles expériences d’apprentissage, s’agissant du plus faible résultat à cet égard.
Ces particularités mettent en lumière la nécessité d’appliquer des stratégies sur mesure, à savoir des stratégies axées sur le numérique et le renforcement de la confiance, dans le cas des membres des générations Z et Y; l’offre d’expériences pratiques et l’allocation de suffisamment de temps aux activités d’apprentissage, dans le cas des membres de la génération X; et les possibilités de mentorat dans le cas des baby‑boomers.
Au‑delà des particularités générationnelles, la dynamique sectorielle fait ressortir des différences significatives quant à la perception des employés face à l’évolution des exigences en matière de compétences et à leur façon d’y réagir. Bien que – tous secteurs confondus – de 65 % à 70 % des employés affirment qu’une telle évolution a des répercussions allant de modérées à majeures, les résultats semblent plus favorables dans certains secteurs que dans d’autres. Les employés qui travaillent dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles se montrent particulièrement confiants quant à leur capacité de suivre l’évolution de leurs responsabilités et des exigences professionnelles (85 %), à l’instar de ceux qui opèrent dans le secteur des technologies, dont les résultats à cet égard sont aussi relativement excellents (69 %).
Quant aux employés qui se rattachent au secteur Gouvernement et secteur public, ils se situent entre ces extrêmes. Ils se montrent extrêmement confiants quant à leur capacité de s’adapter (64 %), tout en affichant un résultat inférieur à la moyenne en ce qui a trait à la perception de l’évolution des exigences en matière de compétences en tant que facteur de disruption. Une telle combinaison de résultats porte à croire qu’ils sont particulièrement confiants quant à leur capacité de s’adapter à l’évolution des exigences en matière de compétences, bien qu’ils perçoivent peut‑être moins l’urgence de le faire.
En revanche, seulement 36 % des employés du secteur des produits de consommation estiment détenir les compétences leur permettant de s’adapter, ce qui met en évidence un écart marqué entre les secteurs où les employés ont le sentiment de faire preuve de résilience et ceux où ils risquent particulièrement de se sentir dépassés.
Un tel écart se creuse davantage lorsque l’on prend en compte l’expérience au travail : à peine 24 % des employés du secteur des produits de consommation considèrent que leur travail favorise le perfectionnement de leurs compétences, contre 72 % des employés évoluant dans le secteur de l’énergie et des ressources naturelles.
L’application d’une approche d’apprentissage universelle génère des risques réels. Lorsque la confiance dans la capacité d’adaptation à l’évolution des exigences en matière de compétences ne s’appuie pas sur une dynamique d’apprentissage soutenue ou sur une compréhension claire de cette évolution, cela peut occulter l’émergence de lacunes sur le plan des capacités.
À l’extrême opposé, la persistance d’un faible niveau de confiance à l’égard d’une telle capacité et d’une expérience limitée au travail peut entraîner une érosion de la mobilisation et accroître le risque d’attrition du personnel.
L’adaptation des activités d’apprentissage et de perfectionnement en fonction des divers segments de main‑d’œuvre et leur arrimage aux profils de progression professionnelle et salariale peuvent favoriser la correction de telles lacunes, surtout dans les secteurs où le niveau de motivation des employés est faible.
Par exemple, dans le secteur de la vente, où l’on retrouve le plus haut niveau de disruption des compétences, 34 % des employés font état de répercussions majeures, affichant le plus faible niveau de confiance quant à leur capacité de s’adapter à l’évolution des exigences en matière de compétences, tout en déplorant un accès limité à des activités d’apprentissage intégrées au travail.
D’autres types de solutions s’imposent pour d’autres groupes d’employés. Pour leur part, les travailleurs du savoir ne manquent pas de motivation, mais ils aspirent à une meilleure intégration de leurs activités d’apprentissage dans leur travail au quotidien et souhaitent pouvoir y consacrer le temps requis. Quant aux travailleurs essentiels, ils privilégient les activités de formation pratiques offertes dans leur environnement de travail, mais ils manquent toujours de temps.